Il y a 10 mois (déjà), je t'explosais à torts et à travers ma joie d'avoir trouvé du boulot.
Après 9 mois de chômage (en 2011), il était grand temps que je me remette au taf.
Alors certes, on va pas se le cacher, les premiers mois de liberté, tu n'as qu'une envie, c'est de profiter de tout ce temps libre que l'on t'offre, le tout en étant payé. Tu as donné, trimé, et tu t'es littéralement usée pendant 7 années dans ton ancien job, et ta seule envie, c'est d'oublier tout ça, de partir avec tes sous pour flâner un peu (surtout quand ça tombe en plein été...).
L'été et le farniente passé, tu te mets sérieusement à la recherche d'un nouveau boulot. De toutes façons tu n'as pas le choix, une pseudo conseillère (oui j'ai bien dis "pseudo") te traque toutes les deux semaines pour savoir où tu en es dans tes recherches.
Dans mon cas, ça faisait déjà plusieurs mois que je lui parlais de mon désir de reconversion professionnelle.
Mon but était (au départ) de bosser dans l'événementiel, et je souhaitais faire une formation adéquat (que j'ai trouvé moi même, au passage. D'où la "pseudo" conseillère qui ne sert à rien). Après 7ans de boulot, j'avais accumulé des heures de formation, j'étais également censée être épaulée par les soit-disant droits que tu acquières après un licenciement économique.
Après moult demandes, et mois d'attente, toutes les propositions de formation que j'avais faites: refusées ...
J'ai compris par la suite, que ce genre de structure ne peut finalement qu'aider les personnes qui souhaitent faire des formations Word-Excel qui ne coûtent pas un rond, et qu'en demandant quelque chose d'un peu "différent" tu avais malheureusement très peu de chances d'y parvenir.
Après donc que ma pseudo conseillère m'ai totalement oubliée (oui de Août à Novembre 2011, plus de rdv, plus de nouvelles, plus rien) , j'ai décidé de tirer un trait sur mes désirs de reconversion et de me mettre à rechercher du boulot vraiment activement, mes droits se terminant quelques mois plus tard.
Un peu la rage de ne pas avoir pu obtenir ce que je souhaitais faire professionnellement, j'ai aussi dû tirer un trait sur cette conseillère qui avait décidé, sans me consulter, que nous nous verrions plus. Pourquoi ? Je ne sais pas.
Donc, au passage, je tenais à remercier ce cher pôle emploi et ce cher organisme qui m'a suivi, sans qui .... bah sans qui RIEN du tout.
Vous ne servez à rien, et je vous conchie. Voilà.
J'ai donc décidé d'axer mes recherches sur un secteur qui me titillait depuis quelques temps (à défaut de ne pas avoir pu faire mes formations. Ahem), à savoir, la conciergerie en entreprise.
- Précision sur le métier, un concierge d'entreprise n'est ni un concierge d'immeuble ni une femme de ménage ... nan parce qu'on me l'a déjà faite.
Un concierge d'entreprise est un intervenant au sein de différentes entreprises, qui est présent pour rendre divers services aux salariés des sociétés (recherches ou organisation de vacances, demandes diverses du quotidien type pressing, retouche, cordonnerie, ou encore recherches de prestataires pour des demandes ciblées etc ... ) -
J'ai envoyé quelques CV et très rapidement, j'ai eu des retours, puis un entretien, puis une embauche (le tout en moins d'un mois. Ce qui est, dans le contexte actuel, assez rapide).
J'étais donc clairement happy. Pas d'entretiens depuis plus de 7ans, j'avais un peu la mort de me replonger là dedans. Le stress, le manque de confiance en toi qui te gagne lorsque tu ne sais plus ce que tu vaux sur le marché du travail. Donc forcément lorsque tu as des réponses positives, ça rassure.
L'employeur me propose donc un CDI, une voiture de fonction, un téléphone, un ordi et me promet des primes futures sur mon investissement à la tâche (...)
La proposition alléchante donc.
Jusqu'à ce qu'il m'annonce que ce contrat était un temps partiel de 25h...
Et merde.
Je déchante, parce que je vis seule, que j'ai un crédit à payer, des charges, une taxe d'habitation comme tout le monde mais aussi une taxe foncière. Beaucoup de frais donc pour un salaire vraiment ridicule.
De là, il m'annonce que ce ne sera que provisoire, que je ferais des heures sup' mais que surtout, il me passerait très rapidement à temps plein, la société étant en plein essor (Mouahahahah. Pardon).
Je réfléchis, puis décide malgré tout d'accepter l'offre (la meilleure plus mauvaise idée de l'année).
Le marché du travail n'étant pas à son paroxysme, et surtout cette première expérience, pour ce poste, qu'il accepte de m'offrir, je me dis que c'est malgré tout une belle opportunité (quelle erreur).
Je me renseigne en parallèle, et je me dis qu'au moins, en attendant, Mr Pôle emploi me filera le complément de salaire (quand tu gagnes plus en étant au chômage, Pôle te file la différence pour que tu disparaisses enfin de leurs chiffres).
Janvier 2012 me voilà donc embauchée.
Le début des "réjouissances".
To be continued ...
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