mercredi 30 mai 2012

La playlist de l'été pour shaker ton body huilé

Parce que les beaux jours sont revenus, parce qu'il fait chaud et qu'on a ressorti nos cuissots  presque musclés, et bah ça donne envie de vacances tout ça, de barbecues et surtout de fiestas (au bord d'une piscine si possible)(ceci est un appel).

Inévitablement, ça te mets dans un mood estival et il n'est pas rare que je me retrouve à danser dans l'appart, ou à chanter dans la voiture, pour oublier les 2h de bouchons.

Je vais donc partager avec toi ces quelques sons qui m'accompagnent sous le cagnard parisien du mois de Mai.

Cette liste est très décousue et surtout non exhaustive, tu ne m'en voudra pas. 







Jessie J - Nobody's Perfect que j'ai découvert à fond la caisse lors de mon week end à Bordeaux, en route pour aller à la mer, avec Mélachoune qui poussait la chansonette. Alors peut être que j'ai associé le son au moment, mais je peux te dire qu'à donf dans la bagnole, c'est assez efficace.
Pourtant à première vue, c'est pas trop mon style. Comme quoi.




 


Whitney Houston - I wanna dance with somebody, me rappelle ma petite jeunesse et les années 90 et pour ces raisons j'aime (quoique la même année, Licence IV a sorti "viens boire un p'tit coup à la maison", donc bon, TOUT n'était pas bon en 87)




 

Vitalic - Poney Part 2. Ca date un peu maintenant, mais c'est toujours aussi bon à écouter, et à "danser".
Je précise les guillemets, car clairement on ne "danse" pas au sens propre du terme là dessus, on expérimente plutôt des trucs improbables. Genre la danse des cubes (où tu ranges ds cubes fictifs), ou encore le jeté de bras sur ton partenaire d'en face (bon c'est impossible à décrire là comme ça, mais j'me comprends).



 

Daddy Yankee - Lo que paso paso. C'est un peu honteusement que je t'avoue aimer cette chanson. Mais j'ai une raison (toujours la meuf elle se justifie), j'ai fait de la salsa pendant 2 ans (pompon mode caliente), et la salsa ça se danse aussi beaucoup sur du reggaeton, donc ça passe plutôt bien (dans ce cadre ci). Ceci explique donc cela.
Quand j'entends ça je me vois danser dans les tropiques.
Sinon en vrai, le reggaeton ça me fatigue un peu.






 

Lykke Li - I follow rivers, que j'ai découvert le mois dernier. Au début j'ai détesté et puis finalement j'ai adhéré. Ca pulse, et je n'ai rien a ajouter.




Je te laisse, la macarena m'attend.






Et toi t'écoutes quoi pour te muscler la cuisse ?








PS: y'a du nouveau dans l'onglet "vide dressing"



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vendredi 25 mai 2012

Chacun son métier (mini coup de gueule)

credit

Oh oui, oh oui, encore un coup de gueule.
Mais je placerais celui-ci dans la catégorie "What the fuck ?! mais rions"
Donc tout va bien, la joie, la bonne humeur, on rigole toussa.
ah ah ah.

Je me suis dit que j'allais écrire cet article à chaud pour ne rien oublier de l'historique de ce sketch.
Parce que c'est un gros sketch,. Et c'est bien dommageable, car ce ne sera sûrement pas aussi drôle que lorsque je l'ai vécu.

INTRO

Je suis une fille (oh?), un peu mec sur les bords, mais une fille qui aime bien le vernis à ongles.
Oui bon ça peut paraître neuneu, mais il y a encore deux ans de ça, mes dents vouaient un véritable culte à mes ongles (comprendre là que je me les rongeais à la vie à la mort).
Après moult tentatives pour stopper ce vice depuis ma tendre jeunesse, en Novembre 2010 (j'ai gravé cette date sur mes murs) j'ai enfin réussi, je ne sais par quel miracle, à avoir de vrais ongles de filles.
Depuis ce jour donc, j'ai découvert les joies d'avoir de la couleur sur mes doigts, et ma collection de vernis s'est agrandie à mesure que mes ongles se magnifiaient (au moins).

Noir, rouge, gris, marron, rose, paillettes ...  j'ai tout essayé, fallait bien rattraper 27 années d'ongles tout nus et tout rongés.

Et puis en Février j'ai décidé de tester la manucure, la vraie, faite par un pro (une vraie) et j'ai tellement été fascinée (rien que ça) par le résultat que je m'étais dit que je recommencerais un jour.


J'ai donc reiteré.
Je te rassure, je n'y vais pas toutes les semaines hein, si j'avais les moyens tu penses bien que ça se saurait. D'ailleurs je ne serais pas là à te raconter mes déboires ongulaires.

DEVELOPPEMENT

Bref.
Aujourd'hui (enfin la semaine dernière), après avoir bien transpiré dessous les bras et dedans les ballerines, combo jean noir (c'est bon, il faisait QUE 30 degrés) et voyant mon vernis se faire la malle, je me suis dit "tiens j'ai rien d'autre à fout' , si j'allais me faire ravaler les doigts ".

Je me suis donc souvenue qu'au bout de ma rue il y avait un coiffeur qui faisait la pose du vernis.
(déjà dans cette phrase y'a comme une couille)
Je décide donc de m'y aventurer.

Le lieu "se veut" fashion, jeun's, dans la vibes.
Je pense même qu'ils emploient tous le mot "swag" (tendance 2012).

Une fille m'accueille et m'invite à monter m'installer. Elle prévient sa collègue, juste à côté, qui était (soit dit en passant) en train de coller des extensions blondes platines (très longues), sur une chevelure noire corbeau (très courte), à sa cliente.
Je constate, juste comme ça, je ne juge pas.
Ahem.


Je m'assois et observe donc la nenette qui va faire le boulot sur mes doigts, et déjà j'ai des à priori...
Balayages de toutes les nuances blondes possibles, cheveux (faux) de toutes les longueurs, ongles (faux) carrés (alerte), piercing en travers de la lèvre, fringues roses, lunettes de soleil ET le chiwawa (animal-accessoire indispensable) ...
Une cagole.
MAIS je décide de ne pas me fier à mes à priori et de me plonger dans une lecture hautement intellectuelle.
(tu savais que Kim Kardashian mettait de l'auto-bronzant tous les 10 jours? dingue.)

Je garde une oreille au taquet pour l'écouter parler à sa cliente, et découvre une conversation de cagoles en puissance.

" nan mais c'est joli tu verra avé le sôleil ça ressortira encore plus tes mèches"
" ce soir c'est la fête - ah bon pourquoi? - bah c'est secret story qui recommence quoi"
" le vendredi soir je sors plus maintenant ahahah trop ienb (bien)"

(je t'épargnerai le dialogue intégral)

Elle s'installe enfin devant moi.
Et là, l'imposture commence.

Le rouleau de PQ en guise de coton aurait du m'alérter. Mais non, je préfère continuer et contempler le spectacle.
Les multiples traces de vernis (rouge) qui restaient sur mes doigts et sur mes ongles, auraient, elles-aussi, dû m'alérter, mais non, je la laisse poursuivre le carnage.

A ce stade je suis déjà en phase hallucinatoire, et dans ma tête, un éclair de lucidité m'envahit ...

il est clair que ça va être une véritable boucherie


Mais vu l'avancée des choses, il est trop tard, il faut finir pour voir l'étendue du massacre (et je pense déjà à l'article à écrire) (un article à 10€ quand même donc tu vas le lire jusqu'au bout).

Pour le fun, c'est le week end, c'est soleil, c'est la fête, je choisis du rose fluo.
Genre fluo comme la fluorescence.
Elle était ravie, tu penses, elle même portait du jaune fluo sur ses carrés en plastiques.
(oh merde serais-je une cagole ?)

Elle démarre.
Je la vois faire, je repense au super boulot de la fois précédente, et j'ai peur.
Le vernis ressemble à de la colle à papier peint, mais ça ne semble pas la déranger.
La pose est difficile mais elle la joue confiante "j'maîtrise alleeeez"
(si tu regardes very bad blagues, tu comprendras l'intonation du "alleeeeez")
Ca déborde, y'en a partout autour, elle ne nettoie pas, mais j'ose encore croire qu'elle le fera après.
Le tout ponctué de "roh puté c'est d'la merde le vernis", "font chier les autres, ils prennent mes vernis et ils rebouchent mal", "rraaah ça m'soule "
et vas y que j'te colle un bout de PQ pour enlever le caca.

Entre deux poses, elles se casse finir sa conversation avec l'autre, et putasser tranquille  à travers la pièce, pour que sa collègue de l'autre côté puisse l'entendre.

Elle revient, me colle ses doigts SUR le vernis pour voir si c'est bien PAS sec, puis me dit "faut attendre hé".
Sans dec' ? j'ai tes empreintes digitales sur mon vernis maintenant, grognasse.


J'espère encore (j'y crois fort) qu'à là 2ème couche, elle fera un truc propre pour camoufler la boucherie.
Elle pose donc la 2ème couche.
C'est encore pire.

J'attends

J'attends

J'attends

Puis sa collègue, qui visiblement n'a aucune formation (remarque l'autre non plus, de toute évidence) pose le brillant final.
Sa main tremble, elle en fou partout sauf là où il faut, elle regarde pas ce qu'elle fait, et hop c'était fini.

J'attends encore, puis d'un coup *pouf* elle balance

"c'est bon, c'est sec"

sans avoir vérifié, touché, regardé. Walou.

Bon.
"Je vais donc me délester de 10€, c'est ça ?"
bien bien bien ...


Je suis donc rentrée chez moi avec ceci:


Et crois moi, sur les photos ça ne rend rien 
(la faute au fluo) 


CONCLUSION

Plus "sérieusement", je me demande quand même COMMENT on peut proposer une prestation comme celle là, quand, de toute évidence on ne sait pas faire ?
J'en rigole, parce que finalement je l'ai prit à la légère, mais sans déconner, j'ai quand même payé 10 boules pour cette merde, et j'aurais quand même préféré investir cet argent pour un résultat au minimum correct (ou me payer 3 demis en terrasse bordel), alors que là, il est clair que le vernis, demain, il dégage. 

Pour avoir étudié à l'école (oh mon dieu, oubliez cette phrase) les techniques pour poser du vernis (ouai y'a des techniques en vrai, j'te jure), je sais un peu comment on fait, et surtout ce qu'il faut pas faire pour que ce soit réussi un minimum. 
Et là, on était hors sujet avec la cagole.

Et si on pousse encore, c'est limite indécent d'afficher en grand sur la vitrine tout un tas service de manucure alors que la nenette fait un boulot dégueu. Je me dit que si elle était tombée sur quelqu'un, qui, à l'inverse, l'aurait pas du tout prit à la légère, comment ça se serait passé, en fait ? 


Finalement, on n'est jamais mieux servit que par soi-même, et que chacun fasse CE QU'IL SAIT FAIRE. Surtout. 





Pompon, dépressive de l'ongle fluo. 








ps: tu m'excusera des changements intempestifs de bannière, "design" et mise en page, j'ai un peu de mal à trouver mon identité bloguesque. 

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dimanche 20 mai 2012

Quand on a rien à raconter

On va essayer de faire court, même si ce sera long.
Voilà, la couleur est annoncée, comme ça tu es libre de t'en aller tout de suite !

Alors ne perdons pas de temps, et vas y que je te raconte ma vie Ô combien passionnante.


J'ai passé 4 jours à Bordeaux, avec en vrac de grosses rigolades, du vin, du soleil, des crêpes au bord de l'eau, du vin, des combats de baguettes qui laissent de grosses traces sur la cuisse/le dos/le visage aussi, du libanais au résultat un peu dramatique, du vin, de la glande, les résultats des présidentielles, des supers petits déjeuners, et du vin.
Inutile de préciser que j'étais dépitée de rentrer chez moi après ça.


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J'ai dormi dans une cabane au milieu des loups et des ours, mais je t'en ai déjà parlé.

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Parce que Pépito est le plus génial des Pépitos, il m'a offert plus de 2 mois en avance, mon cadeau d'anniversaire, et quel cadeau ...


Nous partons donc vivre à Londres au mois de Juillet. Et comme Londres sans faire les magasins (forever 21, urban outfiters, topshop ... je vous bénis) c'est pas vraiment Londres j'ai eu droit, en plus des billets + de l'hôtel, à de l'argent de poche pour craquer mon slip dans le shopping. Bref, tellement inattendu que j'ai versé ma petite larme (pompon émue).
Je sais vous rêvez toutes d'avoir un pépito à vos côtés et vous êtes toutes jalouses.

✲          

J'ai bien aimé cette image qui fait un doigt d'honneur aux clichés


✲           

J'ai vu une super offre d'emploi, pour une super grosse structure, super pas loin de chez moi, en super temps plein et en super CDI. Je mise tellement dessus que je vais forcément être déçue. Bah oui c'est bien connu. On a toujours un boulot à l'opposé de chez soi, avec un salaire qui pourrait être mieux, donc la logique voudrait qu'ils ne m'appellent jamais et que je reste emprisonnée à jamais dans cette boîte que je veux quitter. La vie est dure. 

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J'ai vu le dernier des derniers de la dernière saison de Desperate Housewives. La tristesse. 


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J'ai fait un barbecue chez des potes, et je redécouvre, comme chaque fois, les joie d'avoir une maison, un jardin avec de l'herbe et tout. 

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J'ai vu au ciné Dark Shadows de Tim Burton et j'ai vachement aimé (mais je suis fan de Burton alors je suis peut être pas objective). Ceci dit, on ne peut rien redire sur l'esthétisme du film, comme d'habitude avec Burton, les couleurs sont terribles, les costumes, les décors,  les maquillages ... bref, je suis complètement adepte. 
Mais mon avis n'était pas partagé de tous. 



J'ai vu aussi Juno et Bliss, les deux avec Ellen Page. J'ai aimé, c'était frais, c'était chouette et c'était divertissant. Donc si tu ne sais pas quoi mater, je te les conseille. 

✲            

J'ai mis 2h à faire une moitié de périph un matin, et j'ai vraiment eu envie de pleurer dans la voiture, de tout laisser et de partir élever des brebious dans les plaines, au calme. 

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Et puis j'ai ris, parce que je pense que ça rappellera de lointains ou futurs souvenirs à tous





Sur ce, bonne semaine sans ponts et jours fériés les feignasses !




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mercredi 16 mai 2012

Pour toi, j'ai testé: s'envoyer en l'air

Tu te souviens il y a quelques temps je t'avais parlé du cadeau que j'avais offert à Pépito pour ses
a) 16 ans b) 33 ans c) 43 ans (rayer la mention inutile).
Et bien voilà, ON L'A FAIT, on s'est envoyés en l'air, ouai baby.

Tu penses bien, à 28 piges il était quand même temps que je lui fasse ce cadeau, ça fait quelques années qu'on se côtoie maintenant, c'était la moindre des choses.

Finalement c'était un peu un cadeau pour moi aussi. Ben oui, c'est un moment qui se vit à deux, toute seule c'est triste, on sait pas vraiment quoi faire de ses dix doigts tu vois ?

Donc voilà, on est des fou fou, on a sauté le pas, on a passé la nuit...
... dans une cabane perchée dans un arbre.


(vislarde) (roooh c'était facile)


Et bien autant te dire que c'était assez exceptionnel (c'est une bonne citadine qui te parle). Les oiseaux, la nature, le vert, le calme, LE CALME QUOI !
C'est un peu des notions qui t'échappent lorsque tu vis au milieu du béton, des bouchons, de la foule et du boum-boum-wesh-yo qui t'entoure chaque jour.
Forcément quand tu arrives là bas, tu as comme l'impression de faire une fugue pour retrouver le vrai monde. Oui le vrai, parce qu'en fait la nature c'est un peu la vraie vie (même si j'adore renifler du monoxyde de carbone sur mon scooter, des fois j'ai un peu envie de vomir)

Tu es à une heure de Paris (2h, si comme moi tu te perds en chemin avec ton gps foireux) et tu arrives dans un chemin perdu au milieu des bois (là tu as comme une impression de déjà vu du type "la cabane au fond des bois où tu ne passera pas la nuit parce qu'il y a un psychopathe qui rôde") et là, au bout de ce chemin caillouteux, un monsieur t'accueille avec un baudrier (ah oui parce que pour t'envoyer l'air faut d'abord te laisser glisser comme une vieille baleine morte sur une tyrolienne. Tout se mérite).

Après avoir enfilé l'accessoire idéal pour mettre ton fessier et/ou ton paquet en valeur, tu suis la dame (celle qui a intégralement appliqué la notion de "nature" sur son faciès. Mais très gentille, au demeurant) qui en chemin te racontera un peu l'historique des cabanes, de quoi faire si la foudre te claque dessus, de comment descendre sur ta tyrolienne lors d'une pluie battante couplée d'un vent à décoiffer ta grand mère (pendant ce temps tu pries pour ne pas finir ta nuit cul-nu, avec ton baudrier, à descendre de ta cabane pour dormir dans un refuge avec 20 autres personnes).

Et là, après avoir fait fait plouf-plouf pour deviner dans laquelle tu vas aterir, tu arrives enfin à TA cabane à toi.
Tu esquisse un large sourire parce qu'en fait c'est pas la cabane de davy crocket que tu t'imaginais, non. Pas de taule en guise de toit, ni de cordages branlants pour faire tenir le bordel. Non, c'est trop chouette.

Attends, tu n'es pas encore monté


Après t'avoir expliqué comment monter sur l'échelle avec ton baudrier et tes mousquetons que tu dois attacher à chaque mouvement que tu fais (chose que tu ne fais plus dès que la dame a le dos tourné), après avoir fait 15 allers retours sur la tyrolienne juste pour le fun, tu t'arrêtes deux secondes de faire la gamine attardée et tu contemple les lieux. Et là tu hallucines que tout ça puisse tenir sur un tronc d'arbre (autant te dire qu'ils ont intérêt à bien avoir serré les boulons sinon je les fume).
Sans déconner, je trouve que c'est limite mieux que mon F1 de banlieue, et pourtant, c'est plus petit.

Nan mais la terrasse quoi


par contre le lutin à gauche, il est horrible et il fait peur.
Je pense que la nuit il se lève et il te regarde dormir 

Après donc avoir bouffé comme des porcs (ou des vaches, c'est selon) rillettes de saint jacques, salades, saucisson, crème d'artichaut (kikou colinette), pain, fromage, vin bien sûr et j'en passe (bah attend on fête un anniversaire ou pas?), il était temps de tester les toilettes sèches d'aller à l'intérieur et de passer la nuit.
Nuit qui, en passant, fut assez agitée. Alors je te vois venir d'ici avec tes allusions, et pourtant ce n'est pas de ça dont je parle (oh!). J'ai eu un peu froid, mal au dos, je me suis réveillée 50 fois et à 7h du mat j'avais hâte d'en finir avec cette non-nuit.

Le lit du délit (mais classe tout de même)


Après ta nuit un peu pourrave (mais chouette quand même, j'insiste), on te dépose ton petit déjeuner dans un panier au bout d'un fil, et toi au saut du lit, en culotte sur ta terrasse, tu hisses le bordel et tu (re)bouffe. Bref la vie quoi.



Et pour finir en beauté, et surtout parce qu'après t'être totalement dépaysé (ou re-paysée) t'as surtout pas envie de retrouver ta vieille banlieue moisie, alors tu décides d'aller prendre un deuxième petit dej (bouffer, toujours, c'est important) en partant, dans le petit village d'à côté.

Et là tu découvres un endroit charmant (oh putain je parle comme les vieux), avec un château magnifique (et merde). Et comme des vieux retraités, ben tu décides d'aller le visiter (et en plus t'as aimé ça. Coucou j'ai 70 ans).
Oui bon voilà j'assume, j'ai toujours été fascinée par les intérieurs des châteaux. J'adore m'imaginer comment c'était à l'intérieur à l'époque, comment les gens vivaient dedans tout ça ... j'étais subjuguée par la taille des salles, la façon dont ils se prenaient la tête pour faire des belles choses, les impacts des obus sur le château et imaginer les histoires dingues qui se sont passées ... bref.

Ma nouvelle acquisition, donc.
Oh, trois fois rien.
(je te réserve la tourelle sud si tu viens me rendre visite)


Voilà, une nuit dans une cabane, ça se passe comme ça.

Alors si toi aussi tu veux tenter une expérience inoubliable (ça fait un peu pub pour le parc asterix), et bien je n'ai qu'un mot à dire : FONCE. C'est vraiment giga coule.
Je te dirais bien le prix, mais Pépito rôde par ici, donc si tu veux savoir, tu me demandes les infos in private, sinon tu vas voir ICI .

Le Nid dans l'arbre 
Route de Morienval
60350 Pierrefonds



-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-

On a la classe. Ou pas du tout.
(je t'ai épargné la vidéo ... )



Voilà voilà.



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dimanche 13 mai 2012

Tu es né dans les années 80 ?

Alors tu vas sûrement te reconnaître dans ce qui va suivre.

(si tu es né dans les années 90, voir 2000, qui sait, tout ça t'échappera peut être, mais tu peux rester quand même, il y a de la place pour tout le monde, au risque de passer pour une ancêtre)


Pour être honnête, je n'envie pas la nouvelle génération. Celle qui a tout, celle qui vit aux dépends du 2.0, du smartphone, de la mode et des marques à outrance. Je n'ai rien contre hein, mais franchement, je suis tellement heureuse d'être née dans les 80 pour avoir connu ....

* Les premiers ordinateurs, les débuts du web ou tu avais un forfait mensuel de 20h et paf, ça se coupait.
Aujourd'hui ça parait impossible, tout est illimité, on se gave du net toute la journée.
A l'époque, t'avais un modem qui faisait biiiiiip crrrchhhh tiiiiiiii pendant 5 minutes avant de se lancer (remember ?), mais on était patients, forcément, ça nous paraissait déjà super rapide (et on avait pas le choix surtout).

Ecoute ce doux bruit

Tu as connu les débuts du téléchargement avec Kazaa. Tu trouvais ça génial d'avoir un single gratos en une nuit. Ouai parce qu'avant, pour avoir une chanson, fallait laisser ton ordi tourner toute la nuit. Et alors si tu avais le malheur d'en choper plusieurs en même temps, ou pire, que tu voulais un film, t'en avais pour une semaine. La patience je vous dis.

Tu as découvert les tchat.
"Caramail", "Voila" (Lycos, va chercher !) et j'en passe, étaient devenus les rendez vous quasi quotidiens pour faire des rencontres, même amicales. Tu demandais ton "asv" (age-sexe-ville pour les jeun's) et tu jugeais avec ça, si tu poursuivais en MP (message privé). Tu conversais avec 15 personnes en même temps, tu t'en sortais plus, mais tu pensais chaque jour faire des rencontres inoubliables (ahem) (oui tu avais 16, 17 ans tu étais un peu naïf).
Les soirs de vide, tu retrouvais ta copine Yohann sur des tchats publics à thème, et tu t'amusais à tacler les autres. Inutile, mais tu trouvais ça drôle.
Tu te faisais un 5ème repas à 4h du mat devant ton écran, le tout en éclatant joyeusement ton forfait internet.


* Tu as aussi connu les cassettes audio et le walkmann.
T'en avait marre de tourner Ace of Base en boucle dans tes oreilles, alors tu enregistrais la radio pour avoir des sons tout frais que personne n'avait encore (genre).
Au début tu faisais ça à l'arrache, tu laissais tourner la cassette pendant la nuit pour gagner tu temps, et la nuit suivante, tu faisais l'autre face. En deux jours, ta cassette était prête, bouffée par les pubs et les annonces "Lovin' fun de Doc et Difool sur Fun radio".
Petit à petit, tu gagnais en expérience et tu faisais ça bien. Tu n'enregistrais que les chansons (souvent coupées), mais ça demandait un temps considérable de rester devant ton poste pour faire REC-Stop-REC-Stop .... pendant 2h, et surtout fallait PAS louper quand la chanson passait.


* Tu as connu la vie sans téléphone portable.
Bon par contre tu as aussi connu les factures démentielles de téléphonie fixe, les engueulades avec tes parents chaque mois parce que tu passais des heures avec mélachoune qui habitait à 2 maisons de la tienne. 
Pour retrouver tes potes tu te disais la veille l'heure à laquelle tu te retrouverais le lendemain. Fallait de la mémoire. 
Les portables sont arrivés vers l'an 2000, et là, au lycée tous tes potes avec le Nokia 5110 avec coque interchangeable et le mythique jeu du serpent. 
T'avais un forfait itineris (Orange pour les jeun's) sms et appels limités à 1h. Tu t'échangeais des codes de déblocage pour les textos et t'étais content. (Bon moi j'avais un forfait "Ola")
Là aussi tu as connu de nouvelles engueulades avec tes parents, parce que tu niquais ton forfait tous les mois à discuter avec tes copines que tu voyais déjà toute la journée. La vie était dure.

* Quand tu rentrais de l'école tu prenais ton goûter devant Giga sur la 2, et tu attendais avec impatience le début d'Hartley Coeurs à vif avant de faire tes devoirs. 
Tu aimais Nick Poulos, puis quand il est mort t'as jeté ton dévolu sur Drazic le rebelle. 
Tu trouvais son piercing à l'arcade trop ouf et son côté mauvais garçon te faisait frétiller.


Remember


* T'as fêté l'an 2000 en étant ado. Et ça c'était bon.
Alors que tout le monde craignait "le bug de l'an 2000" qui n'a jamais eu lieu (un peu comme le skylab), toi tu ne pensait qu'à t'amuser. T'avais 17 ans, au coeur de ton adolescence, les émois des flirts "qui sort avec qui ce soir ?", les nuits blanches, les styles un peu improbables tout ça ...
On avait fait un grosse teuf chez Josiane (enfin chez ses parents over stricts qui avaient bien voulu prêter la baraque, la révolution quoi) avec une trentaine d'autres potes, on avait hurlé au décompte, on avait dansé comme des attardés, on avait cassé une table en marbre (enfin j'ai assisté au carnage surtout) et à 3h on est partis quand ses parents sont revenus, et que sa mère s'est mise à pleurer devant la table en 3 morceaux.

T'as connu le passage à l'euro, et tu ne savais pas encore que t'étais en train de te faire enc*ler profond.


Bref, la liste serait encore longue si je continuais. Il y a sûrement même des choses que j'oublie.



Enfin voilà, je trouve quand même que c'était de belles années, et qu'aujourd'hui, à mon sens, les jeun's ont un peu perdu cette naïveté qui nous caractérisait si bien dans les années 80.
Je suis triste de voir qu'aujourd'hui les gosses ont tout, que la technologie les domine, que le web, les téléphones et les marques les maitrisent complètement, que tout leur est dû parce que c'est dans la normalité.
Alors non, ce n'est pas de leur faute, il faut vivre avec son temps, et leur jeunesse à eux, c'est ce qu'on leur propose aussi, donc c'est logique tout ça.
Et puis j'y trouve mon compte aussi aujourd'hui.
Mais franchement, je suis heureuse d'avoir eue une jeunesse sans toutes ces choses, ça m'a permit de faire certaines différences entre l'utile et le superficiel, de garder de bons souvenirs de ce qu'était la vie sans tout ça, d'avoir connu une enfance habillée comme une "vraie" enfant avec des fringues toutes moches, et faire de "vraies" activités de gamins sans jeux vidéos/internet et télévision....

Enfin c'est un autre débat.


Et toi, c'était quoi tes années 80/90 à toi ?! Raconte !



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mercredi 9 mai 2012

Le coming out de la honte

Bon bon bon, aujourd'hui c'est un peu le billet coming out.
L'article que tu ne devrais pas écrire, et pourtant, sciemment, tu l'écris.

Je te jure, personne ne me pointe un flingue sur la tempe, ni ne menace d'étouffer mes chats pour me forcer à écrire ça.
C'est bien ça le pire.
Je me vends. Toute seule. Comme une grande personne de 28 ans qui n'a besoin de rien ni de personne pour se foutre la te-hon seule-tout (wesh t'as vu?)

Je crois qu'on a tous et toutes notre lot (plus ou moins lourd) de dossiers inavouables, ou que seul(e)s tes ami(e)s les plus proches, et qui te côtoient depuis un bail, connaissent l'existence.
On évitera de parler de ceux là. Je voudrais, si possible, ne pas devenir la risée de la blogosphère ( bien que ça pourrait le devenir avec ce qui va suivre)

Bon pour ma défense, je dirais qu'on a tous été jeunes et con, qu'on a tous été adolescents, voir rebelles, voir stupides un peu aussi.
On en est pas forcément fiers, mais ça fait parti des souvenirs hein.

Par exemple en matière de choix musicaux, je pense que nous sommes tous passés par des phases que l'on nommerait aujourd'hui aisément comme des phases "what the fuck ?!".
Évidemment je n'ai pas dérogé à la règle, puisque, outre ma passion dévorante pour la musique depuis des années, je suis quand même passée par des phases de recherches artistiques intenses loin, même très lointaines de ce que j'écoute aujourd'hui.
Tu te cherches, mais surtout, tu te perds.

En effet, alors que j'avais 14 ans, je fût une grande fan de .... Lara Fabian (l'auto-flagellation commence)
Ses hurlements de "je t'aime"et de "j'y crois encore" pleins de mièvreries, m'émoustillaient et me faisaient trembloter la lèvre inférieure. Je connaissait les paroles par cœur, et son duo criard avec Johnny me foutait les poils (...no coment).

 Fais toi un kif" et mate ce regard de killeuse
  

En bonne vieille groupie de 14 ans qui se respecte, je suis allée la voir en live avec mon ex colloc' (qui soit dit en passant était fan de David Charvey. Mais chut j'ai rien dit) armée d'une rose et d'un collier en perle dégueu que j'avais supplié à ma mère d'acheter chez Promod pour lui jeter sur scène. Tu cernes le pathétique ?
Voilà.
(je te rassure cette période est loin derrière, d'ailleurs pour oublier cette vidéo atroce, je t'invite à écouter ma playlist, là, à gauche)

Évidemment le ridicule ne s'arrête pas ici, je dirais même plutôt que c'est à partir de cet âge ou j'ai entamé une seconde recherche artistique:

Le style vestimentaire.

Et alors là je peux te dire que je me suis pas foutue de la gueule du monde (c'est surtout les autres qui ont du bien se foutre de la mienne).
Je suis la deuxième et dernière de la famille. J'ai donc hérité de tous les rebuts de ma sœur en matière de fringues et chaussures.
Une grande sœur, c'est un peu un modèle pour toi, aussi atroces que les fringues puissent être, tu trouvera toujours que c'est canon et que t'es un peu en avance sur tes copines. Tellement en avance que finalement t'es en retard sur les autres parce que trop à côté de la plaque. Bref, j'me comprends ...

Je l'ai suivie dans son délire " j'me fringue aux puces de Clignancourt et j'ai l'air d'une clodo".
Je claquais donc mon petit argent de poche dans des pantalons en velours côtelés hideux et gilet grosses mailles orange. Je me trouvais cool mais j'ignorais que j'avais l'air d'une pauvre fille.
Cela a rapidement fait le tour de mes copines qui s'habillaient dans ce même mouvement néo hippies, et toutes ensemble, on avait l'air d'une brochette d'antiquités (je ne dirais pas que Mélachoune portait carrément les futals de son père.Ah ben si j'l'ai dit)


Ce délire vestimentaire à fait place au style "gothique". Ou comment passer du coq à l'âne à cause d'un garçon. Il a suffit d'une soirée chez l'ex colloc pour que j’aperçoive un ami à elle, total look goth', cape incluse, et que je tombe en adoration sur ce mec.
Le dit-garçon, à qui je n'ai même pas adressé un mot de la soirée. Et pourtant il m'avait complètement retournée. A tel point que j'en avait affiché des flyers de soirées gothiques sur l'arrière de la porte de ma chambre (soirées auxquelles je n'ai jamais été évidemment) (pas trop assumée la fille), et revêtis tous mes habits noirs.
Le ridicule a atteint son paroxysme lorsque j'ai gardé une cigarette qui venait de lui dans une boîte pendant plus d'un an en me disait " je ne la fumerai que lorsque je le reverrai".
Bien entendu, je n'ai jamais revu ce garçon, d'ailleurs un mois après je l'avait déjà oublié, et la clope aussi. 

La phase gothique a tirée sa révérence pour laisser le style de skateuse (qui skate pas) faire son entrée. Et celui là, il m'a collé à la peau un certain temps ...
On pourra dire, qu'à cette époque,  ma féminité a atteint son plus haut sommet.
Ne jurant que par les Van's, Etnies, baggy et hauts de survets colorés, on était loin de la pseudo gothique.
Josiane, pourvue d'une grande personnalité et surtout in love with me en cachette (remember) a rapidement arboré le même style (style qui soit dit en passant ne l'a toujours pas quitté, 10 ans plus tard. Hum)


J'ai rapidement comprit qu'il fallait grandir, et qu'en portant des chaussures dégueu il me serait difficile d'entrer dans le monde du travail. Aujourd'hui les fringues et les chaussures de fille c'est un peu beaucoup mon pêché mignon.
Un jour j'te montrerai peut être.

Je suis donc passée à un style de "femme qui se cherche", pensant que les bottes à talons de 12 à 19ans ça faisait "femme".... surtout quand on sait pas marcher avec.


De l'eau à coulé sous les ponts


Puis ....
... non en fait je vais m'arrêter ici, car bien que ce ne soit pas bien bien méchant tout ça, c'est un peu comme si j'étais là, au milieu de vous toutes, habillée comme une clodo sur talons de 12 avec une rose dans la main chantant du Lara Fabian
(chose tout à fait probable lors de soirées arrosées, mais à jun, là tout de suite, ça passe moins bien) .

Je m'arrêterai donc ici, pour aujourd'hui, mais je te préviens .... on est pas à l'abri d'un autre coming out. Sait-on jamais....




Et toi, tes trucs inavouables (mais avouables) c'est quoi ?








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