Oh oui, oh oui, encore un coup de gueule.
Mais je placerais celui-ci dans la catégorie "What the fuck ?! mais rions"
Donc tout va bien, la joie, la bonne humeur, on rigole toussa.
ah ah ah.
Je me suis dit que j'allais écrire cet article à chaud pour ne rien oublier de l'historique de ce sketch.
Parce que c'est un gros sketch,. Et c'est bien dommageable, car ce ne sera sûrement pas aussi drôle que lorsque je l'ai vécu.
INTRO
Je suis une fille (oh?), un peu mec sur les bords, mais une fille qui aime bien le vernis à ongles.
Oui bon ça peut paraître neuneu, mais il y a encore deux ans de ça, mes dents vouaient un véritable culte à mes ongles (comprendre là que je me les rongeais à la vie à la mort).
Après moult tentatives pour stopper ce vice depuis ma tendre jeunesse, en Novembre 2010 (j'ai gravé cette date sur mes murs) j'ai enfin réussi, je ne sais par quel miracle, à avoir de vrais ongles de filles.
Depuis ce jour donc, j'ai découvert les joies d'avoir de la couleur sur mes doigts, et ma collection de vernis s'est agrandie à mesure que mes ongles se magnifiaient (au moins).
Noir, rouge, gris, marron, rose, paillettes ... j'ai tout essayé, fallait bien rattraper 27 années d'ongles tout nus et tout rongés.
Et puis en Février j'ai décidé de tester la manucure, la vraie, faite par un pro (une vraie) et j'ai tellement été fascinée (rien que ça) par le résultat que je m'étais dit que je recommencerais un jour.
J'ai donc reiteré.
Je te rassure, je n'y vais pas toutes les semaines hein, si j'avais les moyens tu penses bien que ça se saurait. D'ailleurs je ne serais pas là à te raconter mes déboires ongulaires.
DEVELOPPEMENT
Bref.
Aujourd'hui (enfin la semaine dernière), après avoir bien transpiré dessous les bras et dedans les ballerines, combo jean noir (c'est bon, il faisait QUE 30 degrés) et voyant mon vernis se faire la malle, je me suis dit "tiens j'ai rien d'autre à fout' , si j'allais me faire ravaler les doigts ".
Je me suis donc souvenue qu'au bout de ma rue il y avait un coiffeur qui faisait la pose du vernis.
(déjà dans cette phrase y'a comme une couille)
Je décide donc de m'y aventurer.
Le lieu "se veut" fashion, jeun's, dans la vibes.
Je pense même qu'ils emploient tous le mot "swag" (tendance 2012).
Une fille m'accueille et m'invite à monter m'installer. Elle prévient sa collègue, juste à côté, qui était (soit dit en passant) en train de coller des extensions blondes platines (très longues), sur une chevelure noire corbeau (très courte), à sa cliente.
Je constate, juste comme ça, je ne juge pas.
Ahem.
Je m'assois et observe donc la nenette qui va faire le boulot sur mes doigts, et déjà j'ai des à priori...
Balayages de toutes les nuances blondes possibles, cheveux (faux) de toutes les longueurs, ongles (faux) carrés (alerte), piercing en travers de la lèvre, fringues roses, lunettes de soleil ET le chiwawa (animal-accessoire indispensable) ...
Une cagole.
MAIS je décide de ne pas me fier à mes à priori et de me plonger dans une lecture hautement intellectuelle.
(tu savais que Kim Kardashian mettait de l'auto-bronzant tous les 10 jours? dingue.)
Je garde une oreille au taquet pour l'écouter parler à sa cliente, et découvre une conversation de cagoles en puissance.
" nan mais c'est joli tu verra avé le sôleil ça ressortira encore plus tes mèches"
" ce soir c'est la fête - ah bon pourquoi? - bah c'est secret story qui recommence quoi"
" le vendredi soir je sors plus maintenant ahahah trop ienb (bien)"
(je t'épargnerai le dialogue intégral)
Elle s'installe enfin devant moi.
Et là, l'imposture commence.
Le rouleau de PQ en guise de coton aurait du m'alérter. Mais non, je préfère continuer et contempler le spectacle.
Les multiples traces de vernis (rouge) qui restaient sur mes doigts et sur mes ongles, auraient, elles-aussi, dû m'alérter, mais non, je la laisse poursuivre le carnage.
A ce stade je suis déjà en phase hallucinatoire, et dans ma tête, un éclair de lucidité m'envahit ...
il est clair que ça va être une véritable boucherie
Mais vu l'avancée des choses, il est trop tard, il faut finir pour voir l'étendue du massacre (et je pense déjà à l'article à écrire) (un article à 10€ quand même donc tu vas le lire jusqu'au bout).
Pour le fun, c'est le week end, c'est soleil, c'est la fête, je choisis du rose fluo.
Genre fluo comme la fluorescence.
Elle était ravie, tu penses, elle même portait du jaune fluo sur ses carrés en plastiques.
(oh merde serais-je une cagole ?)
Elle démarre.
Je la vois faire, je repense au super boulot de la fois précédente, et j'ai peur.
Le vernis ressemble à de la colle à papier peint, mais ça ne semble pas la déranger.
La pose est difficile mais elle la joue confiante "j'maîtrise alleeeez"
(si tu regardes very bad blagues, tu comprendras l'intonation du "alleeeeez")
Ca déborde, y'en a partout autour, elle ne nettoie pas, mais j'ose encore croire qu'elle le fera après.
Le tout ponctué de "roh puté c'est d'la merde le vernis", "font chier les autres, ils prennent mes vernis et ils rebouchent mal", "rraaah ça m'soule "
et vas y que j'te colle un bout de PQ pour enlever le caca.
Entre deux poses, elles se casse finir sa conversation avec l'autre, et putasser tranquille à travers la pièce, pour que sa collègue de l'autre côté puisse l'entendre.
Elle revient, me colle ses doigts SUR le vernis pour voir si c'est bien PAS sec, puis me dit "faut attendre hé".
Sans dec' ? j'ai tes empreintes digitales sur mon vernis maintenant, grognasse.
J'espère encore (j'y crois fort) qu'à là 2ème couche, elle fera un truc propre pour camoufler la boucherie.
Elle pose donc la 2ème couche.
C'est encore pire.
J'attends
J'attends
J'attends
Puis sa collègue, qui visiblement n'a aucune formation (remarque l'autre non plus, de toute évidence) pose le brillant final.
Sa main tremble, elle en fou partout sauf là où il faut, elle regarde pas ce qu'elle fait, et hop c'était fini.
J'attends encore, puis d'un coup *pouf* elle balance
sans avoir vérifié, touché, regardé. Walou.
Bon.
"Je vais donc me délester de 10€, c'est ça ?"
bien bien bien ...
Je suis donc rentrée chez moi avec ceci:
Et crois moi, sur les photos ça ne rend rien
(la faute au fluo)
CONCLUSION
Plus "sérieusement", je me demande quand même COMMENT on peut proposer une prestation comme celle là, quand, de toute évidence on ne sait pas faire ?
J'en rigole, parce que finalement je l'ai prit à la légère, mais sans déconner, j'ai quand même payé 10 boules pour cette merde, et j'aurais quand même préféré investir cet argent pour un résultat au minimum correct (ou me payer 3 demis en terrasse bordel), alors que là, il est clair que le vernis, demain, il dégage.
Pour avoir étudié à l'école (oh mon dieu, oubliez cette phrase) les techniques pour poser du vernis (ouai y'a des techniques en vrai, j'te jure), je sais un peu comment on fait, et surtout ce qu'il faut pas faire pour que ce soit réussi un minimum.
Et là, on était hors sujet avec la cagole.
Et si on pousse encore, c'est limite indécent d'afficher en grand sur la vitrine tout un tas service de manucure alors que la nenette fait un boulot dégueu. Je me dit que si elle était tombée sur quelqu'un, qui, à l'inverse, l'aurait pas du tout prit à la légère, comment ça se serait passé, en fait ?
Finalement, on n'est jamais mieux servit que par soi-même, et que chacun fasse CE QU'IL SAIT FAIRE. Surtout.
Pompon, dépressive de l'ongle fluo.
ps: tu m'excusera des changements intempestifs de bannière, "design" et mise en page, j'ai un peu de mal à trouver mon identité bloguesque.