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dimanche 5 mai 2013

Ce jour là j'ai été un boulet (et toi aussi)



Boulet : personne ou chose perçue comme une charge, une source de contraintes.












On a tous été à un moment ou à un autre un gros boulet. Tu sais ce moment gênant ou tu te retrouves seul avec toi-même, face à ta connnerie, à ne pas savoir comment y faire face. Tu sais, ce moment gênant ou personne ne peut t'aider parce que c'est TA connerie à toi, et que personne ne veut se retrouver dans le même bateau que toi. Tu sais, ce moment gênant ou tu dois trouver une solution rapide et efficace parce que tu es au travail, et que tu ne peux pas te permettre de faire comme si rien ne s'était passé... 

Forte d'une expérience de plus de 29ans au titre de la maladresse incarnée, je peux aujourd'hui dire, sans avoir peur de me tromper, que je sais de quoi je parle.
Malchance, deux mains gauches, concours de circonstances qui jouent toujours en ma défaveur ... pourraient aisément se retrouver dans la case "compétences" de mon CV. Mais avouons-le, ça fait quand même moyennement bonne impression à un entretien d'embauche. 
Alors plutôt que d'attaquer directement en disant que je suis la fille cachée de Pierre Richard, je préfère dire que je suis quelqu'un de très disponible, sympathique et généreuse (en connerie, mais ça on évite de le préciser). 

Aujourd'hui, pour ne pas me griller totalement, nous allons nous attarder plutôt sur ces moments de solitude que nous avons vécus au boulot. Et pour ne pas être totalement solo sur ce coup là, je vous ait embarqués dans ma folle course à la boulette. 
Et je dois dire que certaines ont bien rivalisé en matière de bourde ! 

Comme je suis sympa et généreuse (cf plus haut), je commence. D'ici la fin de l'article, tu auras sûrement déjà oublié. 

La boulette
Premier job, je travaille dans un institut de beauté à épiler des cuisses et des chattes (on fait tous des erreurs de parcours). Au début je suis un peu timide, je n'ose pas faire la conversation, j'arrache tout ça et hop merci au revoir. Petit à petit, je prends confiance, et la cire et autres poils n'ont plus de secrets pour moi. J'entame donc diverses conversations avec mes clientes. Jusqu'au jour ou la confiance extrême s'est emparée de moi, à tel point que je me suis osée un petit "alors il est pour quand le bébé ?!", à ma cliente toutes cuisses et ventre à l'air ...
Et elle de me répondre : "je ne suis pas enceinte."
Ah. 
Il a fallut tenir 30 minutes dans un silence mortel,car bien entendu, j'avais lâché la bombe dès le début de la séance ... 

Le boulet
Je travaille dans une conciergerie d'entreprise où je me retrouve régulièrement avec des vêtements de gens à transporter.
Un jour, ayant marre de me fader les bouchons en voiture sur le périph parisien, je décide de prendre mon scooter dans lequel j'avais quelques vêtements de clients. Je rentre chez moi puis repars flâner sur les buttes Chaumont avec Mlle Cactus. Bien évidemment, plutôt que de remonter les vêtements chez moi (je vous raconterai un jour mon côté feignasse), je les laisse dans le coffre.
Nous passons tranquillement notre après midi allongées dans l'herbe, puis quelques heures plus tard, innocemment, nous repartons. J'arrive à mon scooter et là je me rend compte que mon coffre avait été ouvert ... et là, Ô stupeur, tout y était, sauf ÉVIDEMMENT, les vêtements de mes clients ...
Ne pouvant avouer que j'étais tranquillement en train de larver dans Paris, avec les fringues qui moisissaient dans le coffre de mon scooter, j'ai tenté le tout pour le tout et suis allée au bout de mon mensonge ... Sanglots et trémolos au téléphone, faux racket, plainte chez les flics, fausse histoire aux clients victimes ... et surtout grosse culpabilité inavouée. (je vous raconterai aussi mon don pour la comédie).

En parlant de Mlle Cactus tiens, dans la catégorie boulet cinématographique ...
Elle nous avoue passer ses soirées à se tripoter le fessier pour replacer sa culotte, dans la pizzeria dans laquelle elle travaillait. 
Pensant être bien planquée derrière son comptoir, et vas-y que je te cale la main dans le futal pour repopsitionner la culotte, et vas-y que je te sers une 4 fromages. 
C'était sans compter la caméra de surveillance qui tournait en non-stop derrière son fessier, et sa patronne derrière l'écran à admirer le spectacle.
Évidemment cela aurait été moins drôle si cette dernière ne lui avait pas fait remarquer qu'elle avait maté le show toute la soirée ...

Le boulet de la technologie, j'ai nommée La Bulle, nous avoue ses lacunes en terme de tâches ménagères.
Réceptionniste dans un hôtel, la bulle a aussi pour tâche de passer les fringues des clients à la machine lorsqu'ils le demande.
Voulant bien faire, on n'en doute pas, elle prend le paquet et vas y que je te mets la chaussette blanche immaculée avec le tee-shirt rouge, immaculé lui aussi, dans le tambour. Le tout à 60° bien sûr, dés fois que ce serait pas assez bien nettoyé à 30° ... 
Forcément, même la menagère la moins avertie saura deviner la suite ... 
Une paire de chaussettes roses, une !

Paula Smack, boulet de la boulette , nous propose la bourde simple, mais efficace.
Quand on a le big boss au téléphone, quoi de mieux que de terminer son appel par un "bisou" ?
Ca met à l'aise, tout de suite.

Petit Panda (que nous appellerons ainsi pour ne pas griller toute crédibilité), boulet de l'informatique a diffusé à tous les employés de la grande compagnie de transport avec des rails et des trains, les résultats des élections syndicales avec de mauvais chiffres (erreur de copié-collé, soit disant ^^).
On applaudit Petit Panda qui fuit le clash diplomatique en partant très vite du bureau. 
Dans ces cas là, on peut lui proposer le simple mais efficace "J'peux pas rester, j'ai piscine". Fonctionne aussi avec "j'peux pas, j'ai poney". 

Octopus, boulet des soirées d'entreprise, nous apprend à ne surtout pas mélanger alcool et travail.
Un mojito, deux mojitos... 10 mojitos, et très vite on se retrouve le lendemain à débarquer au boulot, la gueule enfarinée, à ne plus savoir ce qu'on a bien pu raconter la veille. 
Mais c'était sans compter sur les collègues qui ont toujours un portable à la main, doté d'une caméra ... qui vous dévoile la conversation olé olé que l'on a pu avoir avec le boss la veille ...

 
Notre Brit-Brit nationale, boulet de l'informatique (encore une ! ), a voulu être fourbe elle aussi, lorsqu'elle a reçut un mail incendiaire d'une cliente copiant toute la hiérarchie ... 
Brit-Brit ne se laisse pas faire, et ni une ni deux, fourberie enclenchée, un "répondre à tous" avec une phrase digne d'une pro de l'informatique "en plus, elle a mis la terre entière en copie cette connasse" ... hmmm un forward aurait-été plus judicieux !
Mais avouons-le, ça nous est tous arrivé non ?




Et toi, c'est quoi ta pire bourde au boulot ?









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mercredi 2 janvier 2013

Faut-il avoir le style en toute circonstance ?

Salut chenapan,



L'autre jour, entre un réveil difficile à 8h et un épisode de Malcolm (le chômage pendant les fêtes de noël, a un effet très productif sur moi...), j'ai accompagné Mr Pépito échanger une subEUlime chemise (forcément c'est mon cadeau) trop petite (fail), chez zara (sympa la meuf), dans mon centre commercial préféré (ironie). 

Sous un temps dégueu, la tête en vrac et à dos de moto, j'avais revêtue ma plus belle tenue : K-way dégueu Décathlon, No-coiffure, maquillage de secours de chez Pépito et jolies bottines en cuir marron pas du tout accordées au reste. 
En somme, je ressemblait à une clodo. 

En fait, je m'en foutais parce qu'il était 10h du matin, que ça n'a duré que 30 minutes, et qu'après je rentrais chez moi envoyer des CV regarder Retour vers le futur. 
Donc me pomponner pendant 2h30 pour aller échanger une chemise dans une galerie commerciale vide, puis rester enfermée le reste de l'après midi, ça n'a pas de sens (on est d'accord ?). 

Pourtant, en ressortant de la dite galerie, arrivés à la moto (toujours avec mon k-way trop grand et mes cheveux en bataille), sur un muret, une fille était assise. 
Je l'ai regardé, j'ai regardé Pépito, il m'a regardé, on a sourit, on a rien dit, on est partis. 


La fille en question, sortait tout droit d'une soirée très distinguée sponsorisée par NRJ12.
You see ? 




Don't judge a book by its cover dit-on, mais parfois c'est difficile.
J'ai tendance (malheureusement, ou pas?) à me fier en partie aux fringues que les gens portent, pour m'en faire une image. Et croyez-le ou non, je me trompe vraiment rarement. J'observe tellement les autres, que les moindres détails me parlent, et du coup font parler la personne. 
(c'était l'aparté) 

Là en l'occurrence, la demoiselle assise sur ce muret, était habillée un peu comme si allait en boîte de nuit. Ou plutôt en after d'after, vu l'heure.
Quoique même en boîte, et même en adorant les talons, j'aurais eu du mal à porter les mêmes. 
Soit. 
Over maquillée, over lookée, talons over-size, chevelure longue avec des over vaguelettes à l'américaine, over french manucure... 

(pour arrêter tout de suite les futurs commentaires médisants sur "la critique facile blablabla", il s'agit pas là de critiquer cette nenette, essayer avant de lire l'article en entier pour en comprendre le fond, merci) 

Je l'ai donc regardée furtivement, et d'un coup je me suis sentie affreuse. 
Bah ouai. Bêtement, c'est le premier truc qui m'est venue en tête (on est cons un peu les filles des fois). 
J'étais là avec mon k-way moisi, elle était là avec sa chevelure l'oréal, et puis y'avait Pépito. 
Alors forcément, je me suis sentie moche face à mon mec. (pute)
Et pourtant, en toute sincérité  je suis bien loin d'aimer ce genre de nanas. Je n'envie pas Kim Kardashian, que je trouve plutôt vulgaire. Alors imagine Kim devant un carrefour de seine saint denis, à 10 du mat', ça va pas du tout. 
Donc non. 



Du coup, je me suis interrogée. 
D'abord sur cette fille. Je me suis demandée ce qu'elle pouvait faire si sapée, devant un centre commercial, si tôt le matin. Peut être elle travaillait là ? Mais pourquoi si lookée ? Tellement maquillée, qu'on aurait pu lui enlever son fond de teint avec une truelle. 
Mais bon, à la rigueur c'est son affaire. 

Mais ensuite, je me suis posée une question plus générale, "faut-il avoir le style en toute circonstance" ? 

Ce n'est pas la première fois que je remarque en allant faire mes courses, ou en allant acheter mes clopes un Dimanche, des gens (souvent les filles on va pas se mentir) qui sont ultra lookées. Et régulièrement je me dis "est-ce bien nécessaire tout cet attirail ?". Des fois, trop c'est trop. Quel que soit ton look, tes goûts, ta façon d'être, ce n'est pas la question. Mais de façon générale, en faire trop, ça rend moche. 
Non? 
Et puis en faire trop quand la situation n'est pas adaptée, à quoi ça sert ? 

Au mois de Septembre j'ai vendu des trucs sur une brocante. Tu sais que tu vas te lever à 5 du mat et que tu vas passer la journée dans des vieilleries, tu t'habille en circonstance. Tu enfiles un jean, un gilet et go. 
Et bien il semblerait que pour certains ce ne soit pas si logique en fait. J'ai vu des lunettes de soleil alors qu'il faisait gris, des femmes en talons aiguilles et des micro-jupettes, prêtes à arpenter les 5 bornes de brocante. 
Alors encore une fois, ça les regarde, et s'ils sont à l'aise ainsi, soit. Mais je ne peux malgré tout pas m'empêcher de me poser des questions. 
Pourquoi ? 
(oui pourquoi je me pose toujours des questions me diras-tu) 

Aimer la mode (quelle qu'elle soit), les fringues, les pompes (et je sais de quoi je parle ^^), les sacs, les lunettes, le maquillage, les u.v (beeerk) ... c'est une chose. Mais aller faire-faire sa crotte à son chien le dimanche matin avec tout l'attirail sus-nommé, c'en est une autre. 

Alors j'ai essayé de me mettre à leur place. 
Et je me suis dit que c'est vrai, quel que soit l'endroit où je vais, j'avoue, j'ai du mal à sortir sans me crayonner l'oeil et me blusher la joue. J'aime pas trop ma tronche sans un chouilla de maquillage (où sont mes 20aaaaans). 
Alors je me suis dit que peut être, pour ces gens là, c'était pareil. 

Mais j'ai quand même du mal à imaginer que l'on puisse resentir le besoin de mettre des talons de 12, et son manteau en vison, pour aller promener son chien dans les rues de Trouland-ville. 


La simplicité, c'est bien aussi. 



Je m'interroge. 









Bonne année ! 




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mercredi 12 décembre 2012

Quand on passe une nuit de M*!?°@!!

kikoolol


Il y a à peine quelques années, si l'on m'avait dit que j'écrirais un article sur les problèmes de sommeil, j'aurais bien rigolé tiens. 

Tu vois, au sein de mon groupe d'amis, de ma famille, et même Pépito, je suis connue pour être la personne qui a besoin de 48h de sommeil par nuit pour être en forme. 
Qui se couche tard, et en un claquement de doigt. Qui se lève tard. Que même une attaque nucléaire dans l'appart du dessous ne me réveillerait pas. Et que pour me réveiller il me faut au bas mot 3 réveils en boucle, volume 72. 
Nan vraiment, le sommeil et moi, il y a encore quelques temps on était vraiment comme les deux doigts de la main, unis, forever and ever. 
Je plaignais les gens qui au moindre plic-ploc du robinet, étaient partis pour 2h d'insomnie. Moi, je n'ai jamais connu ça.
En fait c'est limite si j'avais pas le problème inverse. 


Et puis il y a un jour, comme ça, sans prévenir, ou ce sommeil salvateur décide de foutre le camp pour laisser place à l'ennemi. 

Ce changement s'est opéré il y a 2, 3 ans, vers mes 26, 27ans. 

Au début tu penses que c'est une mauvaise blague, ou que tu as bu trop de vin, mangé trop de rôti de porc ou de tartiflette, que ton boulot te décales l'esprit, que tu fais trop la fête, que ta coloc te perturbes. Bref, tu cherches une explication. 
Sauf que plus ça se répète, plus tu finis par penser qu'en fait ton corps est pleine mutation vers l'age critique. 

Tu repenses à ta grand mère qui se lève tous les jours à 5h du mat parce qu'elle n'est plus fatiguée, à tes parents qui se lèvent à 7h du mat pour aller bosser sans complication, à ta mère qui se levait 3 fois par nuit pour aller fumer des clopes dans la cuisine ... et tu commences gentiment à réaliser que tu vieillis. Et que l'alcool, la fête et tout le reste en fait, n'y est pas pour grand chose (ouf quand même). 

Désormais, il t'arrive de temps en temps de faire partie du cercle très fermé des gens qui sont à deux doigts de prendre des cachetons pour dormir ... le monde à l'envers quoi.

Du coup, j'ai (cru) trouver une parade, pas comme celle de Disney mais tout aussi efficace pour dormir: regarder des séries pour m'endormir ... 
  • 23h30 : tu décides d'être "sage" et d'aller te coucher. C'est pas parce que tu bosses pas qu'il faut nécessairement te pieuter à 5h du mat.
  • 23h34 : t'es dans ta grotte là haut ta mezzanine, l'ordi au bout du lit, prête à dégainer un New York Police judiciaire > ton somnifère à toi.
  • 23h59 : ça fait 20min que tu te bats avec ta connection wifi qui ne veut plus fonctionner. Tu éteins l'ordi, redémarre, essaye de relancer le wifi, tu maudis PC, Windows et toute cette merde de Bill Gates et tu pleures ton Mac en fin de vie qui ne veut plus lire de vidéo.
  • 00h07 : Ca fait 3 fois que tu relances, le wifi décide enfin de fonctionner. Ta vidéo est en cours de chargement, mais il faut que tu attendes ...
  • 00h15 : T'en a marre d'être à 4 pattes devant l'écran à attendre les yeux à moitié ouverts, tu décides d'appuyer sur play et de t'installer enfin sous ta couette.
  • 00h16 : L'épisode démarre. "Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux .... boum boum" (à raison d'environ un épisode par soir depuis un an, tu finis par connaître l'intro par coeur)
  • 00h35 : Tu commences gentiment à sombrer, tes yeux se ferment, tu sens le sommeil tout proche, quand soudain l'épisode et les dialogues qui te berçaient, s'arrêtent. Puis reprennent. Puis s'arrêtent. Puis reprennent ... Tu rouvres les yeux, et tu vois que la vidéo en est au même point que le chargement, qui n'avance PAS.
  • 00h36 : Au lieu de laisser tomber, tu insistes, tu te relèves, à quatre pattes à 10cm de l'écran qui te brûle ta rétine endormie. Tu tentes 17 manip' inutiles. Tu relances la vidéo. Tu changes d'hébergeur. Finalement tu te retrouves sur le même et tu finis par attendre que le chargement veuille bien avancer.
  • 00h40 : Tu ressembles à ça 


  • 00h46 : Tu commençais à t'endormir sur ton clavier mais au lieu de profiter de cet instant pour vraiment te coucher, tu insistes, et relances la vidéo.
  • 00h47 : Finalement ces conneries ont fini par te réveiller, et te faire rater le wagon du sommeil
  • 00h53 : Tu tentes de te rendormir, de fermer les yeux, mais tu sens que c'est mort
  • 00h59 : ton épisode se termine, tu ne dors toujours pas
  • 01h00 : ça fait 1h30 que t'es montée te coucher, tu ne dors pas, pire, tu es encore plus éveillée qu'au début. 
  • 01h04 : Tu essayes de dormir dans le silence, mais ton esprit prend le relais
    "tiens demain faut que je range l'appart", "j'aurais du donner à manger aux chats, demain ils vont me réveiller" , "j'aimerais bien aller à New York" , "il était bon ce burger", "j'fumerais bien une clope", "Faut que je fasse l'album photo pour mon père", "finalement c'est pas si mal l'Iphone" ... 
  • 1h28 : T'as bien refait le monde, toi et ton cerveau, mais t'arrive toujours pas à dormir.
  • 1h29 : tu relances un épisode en te disant que si tu recommences le schéma à zéro tu arriveras peut être à t'endormir pour de vrai
  • 1h31 : Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux ... boum boum
  • 1h40 : Tiens ils ont changé l'un des deux policiers, j'ai raté un épisode ou quoi ? 
  • 1h50 : Tu forces le destin, tu te retournes et décide de fermer les yeux
  • 1h52 : tu te retournes sur le flanc
  • 1h54 : Tu te retournes sur le dos
  • 1h56 : Tu retournes sur l'autre flanc
  • 2h01 : Tu reviens sur le ventre
  • 2h12 : Générique de fin de l'épisode, tu ne dors toujours pas. Mais pas question d'en mettre un 3ème faut que tu dormes. 
  • 2h15 : "Putain demain faut que je me lève à 8h, j'ai rdv au pôle emploi. COMME PAR HASARD"
  • 2h16 : "Faudrait que j'achète cette tête de cerf en carton pour mon mur", "bon alors je prend la tablette Nexus ou pas?", "Rha merde j'ai encore pas rappelé Papa", "Ca va être top nos 30ans avec Mélanie", "faut vraiment que j'arrête de fumer"
  • 2h31 : Tu sens le sommeil arriver, ne le rate pas, il est là, comme la lumière au bout du tunnel. Oh oui tu dors enfin! 
  • 3h57 : "Nan je veux rester dans le camping car, je vous retrouve là bas ! Chut on va se faire repérer  Ok j'arrive. Attention zombie à droite. Putain Josiane qu'est ce que tu fous là ? C'est qui tous ces gens dans ma maison ? chuut. Je vais m'envoler sur le parasol.... brrrr kccccchhhhhh grat grat grat .... grat grat GRAT GRAT GRAT GRAT 
  • 3h58 : Le chat est en train de creuser une tranchée dans la litière et t'as pourri ton rêve
  • 3h59 : "Il faut vraiment que j'arrête de regarder The Walking Dead le soir"
  • 5h43 : "Il fait 50° ici ou quoi ?! P'tin j'ai chaud" Je sors une jambe 
  • 5h45 : "J'ai froid". Je rentre ma jambe sous la couette
  • 5h48 : "J'ai chaud" 
  • 5h49 : "SERAIT-IL POSSIBLE DE DORMIR ?! "
  • 6h00 : Plus que 2h de sommeil bordel
  • 7h01 : Maoooouuuu Maooooou MAAAAAOUUUUUU 
  • 7h18 : "CHUUUTEUUUHHHH le chat OOOOOH"
  • 7h32 : Maaaaouuu, Maouu, Maouuuuuuuuwww, MAAAAWWW, MAOUUU .... maou
  • 8h05OPAAAA GANGNAM STYYLE Tuuuututututututuuuu 
  • 8h06 : "Rah putain, faut que je me lève ..."
    Et tu es défoncée. 


En image ça donne à peu près CA (et c'est très drôle)




Il y a des choses qui ne s'achètent pas, pour tout le reste il y a un bon épisode de New York Police judiciaire pour te pourrir ton sommeil. 


Pompon fatiguée
(mais accroc aux crimes particulièrement monstrueux)









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lundi 27 août 2012

Petit florilège de vacanciers

Salut les coquillettes !


J'espère que vous avez passé de bonnes, belles, somptueuses, magiques (désastreuses?) vacances ?!

Pour ma part c'était vraiment le pur bonheur, mais si concentré, en si peu de temps, que j'ai juste l'impression d'avoir cligné des yeux, et me revoilà déjà de retour au boulot.
Une semaine de vacances, c'est franchement pas humain, qu'on se le dise.


Bon, du coup, quand on a qu'une seule semaine, qu'est ce qu'on fait ? Et bien on profite.


  1. On va à la mer. Surtout quand on est dans le sud. 
  2. On prend de la couleur sur son fessier blanc. Mais on ne devient pas orange-marron dégueu pour ne pas ressembler à Ghyslène avec ses gants de toilettes tout fripés 
  3. On bénit le parasol de vieux qui t'évite l'insolation 
  4. Mais on ne cède SURTOUT PAS à la petite chaise de plage
  5. On observe le français moyen (ou pas d'ailleurs) en vacances
  6. On rit
  7. On prend des photos
  8. On boit de la bière, des mojitos, du champagne et un peu d'eau pour s'hydrater
    (avec modération, l'eau)
  9. On observe avec dédain le néo-punk qui nous fait ses toiles immondes avec des bombes de peinture (que tu as vu 173 fois partout dans le monde), et on putasse allègrement en regardant les beaufs acheter ces immondices (ça marche aussi avec les tatoos aux henné/tresses africaines/vases provençaux ...)
  10. On assiste religieusement à tous les feux d'artifices que la ville te propose (t'impose?). L'habitant local a quand même lâché pas mal d'argent pour satisfaire le vacancier.
  11. On mange des vraies tomates


Tu l'auras compris, j'aime bien observer les gens, et m'amuser de leurs achats, de leurs habitudes de vie, de leurs styles vestimentaires ... c'est un peu comme une passion.
Du coup j'ai essayé de prendre quelques photos de phénomènes inexpliqués, rencontrés pendant cette semaine.
Malheureusement, le premier jour, j'avais oublié mon appareil photo, et c'est fort dommageable, parce que ce jour là ... CE JOUR LA, c'était un grand cru !

Je t'en ai quand même ramené deux, qui valent bien toutes celles que j'ai loupées.

Cette femme ...


Cette scène à généré de nombreux questionnements :
qui sont ces gens qui emmènent leur épilateurs électriques sur la plage ?
Mais aussi, qui sont ces gens qui s'épilent sur la plage, aux yeux de tous ?
Ou encore, les gens sont ils vraiment si peu pudiques ?

QUI SONT-ILS ?!



Un autre jour, j'ai cru, l'espace d'un instant, que nous étions au Cap d'Agde, un début de soirée ... 


J'ai du courir pour prendre cette photo. 
"Mais vas y dépêches on va la rater, il faut absolument je la chope"
"Prend-la de profil"
"Accelèèèèère le pas !!"
"Meeerde j'ai pas ses chaussures"


Bref, on s'est bien marrés, surtout que la dame elle allait pas à la plage, en fait. Avec son mari et sa petite gamine ils allaient probablement manger au resto. Avec son voile transparent, son maquillage étincelant, sa mini culotte et ses plateformes de 15, elle était très distinguée. 

Mais que fait la fashion Police ?!


J'ai malheureusement "égaré" (dans mon bordel) le cable pour transférer une dernière photo ou l'on pouvait voir un couple, dont le garçon était littéralement allongé SUR sa copine sur sa serviette. Ca se galochait dans tous les sens, jusqu'à ce que le jeune voyou s'allonge ni vu ni connu sur le ventre avant d'aller se baigner ... Grande classe, grande pudeur. 

Sans parler de l'énergumène avec son palmier sur le sommet du crâne, complètement perché/bourré/torché qui avait ramené sa cargaison de canettes de bières pour lui tout seul, qui titubait entre les serviettes avec son dauphin gonflable, puis qui se baignait, bière greffée à la main. S

Nan vraiment, en vacances, on rencontre des tas de phénomènes. Dommage, sans les photos, ça ne parle pas trop.


Du coup, je vais te laisser avec ces quelques clichés de vacances 




J'ai enfin goûté ce sorbet bleu schtroumpf qui m'intriguait depuis tant d'années.
Et bien c'est franchement pas terrible. 
Voilà


Un burger qui a l'air bon.
"L'air" seulement, quand on ne mange pas de boeuf







Une INVASION de fourmis, qui devaient se compter par dizaines de milliers.
Elles arrivaient de l'entrée, puis sont passées par l'ascenseur, sont montées au 1er étage,
sont passées sous notre porte, ont traversé l'entrée, puis la cuisine, puis ...
la poubelle.

BRAVO PEPITO



Un gentil toutou qui attendait sagement que sa maîtresse revienne de l'eau, puis 
faisait des millions de calinous une fois qu'elle revenait 



Première fois de ma vie que je voyais une cigale de si près.
C'est énorme !

Pompon, découvre la vie.




Et puis la classe, c'est aussi de ramener sa propre bouteille de champ' sur le sable,
sans avoir à lâcher un bras + un rein. 





Et tes vacances ? Toi aussi t'as envie de te pendre à l'idée de reprendre le boulot ? 


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mercredi 4 juillet 2012

Je ne sais pas dire NON

Dans la vie t'as trois catégories de gens (j'aime bien faire des catégories) : 

a- les gens sûrs d'eux, qui ont confiance (ou qui se la pètent), qui savent s'imposer et marquer leur territoire

b- les gens pas sur d'eux, qui marchent tête baissée, qui obéissent sans sourciller, qui subissent en silence et disent oui à tout

c- et ceux qui selon le jour/l'humeur/le climat/la conjoncture/le cours de la bourse, vont se placer dans l'une ou l'autre des catégories

Personnellement, je me place dans la troisième catégorie. La troisième marche du podium. 

Il y a certains jours ou je suis particulièrement mal lunée, ou j'ai passé une journée merdique, et ou il ne faut pas me faire chier. Je suis capable de tout envoyer valser sous prétexte qu'on me manque de respect, ou que quelqu'un manque de savoir vivre. 
Ces jours là sont relativement rares en fait. 
L'habitude d'encaisser sans rien dire fait que ma capacité à subir l'insupportable est assez balaise. 

Du coup il m'arrive très fréquemment de me retrouver dans des situations improbables. 
Des situations, où, tout être normalement constitué d'un cerveau et d'une bouche pour parler, serait capable de dire NON.
Moi, je dis oui. 
Et je ne bronche pas. 

3615 soumission bonjour. 



Dans mon ancien job, il fallait bien avoir en tête que lorsque tu commençais ta journée, tu ne savais pas à quelle heure elle allait se terminer. 
Les joies de l'aéroport c'était avant tout dépendre du climat en France, mais aussi dans le monde. Ouragans, tempêtes, le volcan islansais eyjafkkcacakulljesaisplusquoi, les tsunamis, la neige, le verglas, et j'en passe ... mais c'était aussi les événements type 11 septembre, type plan vigipirate, grèves (vive la france) ... et puis la base: les problèmes techniques d'un avion. 
Bref, tout ça faisait que j'étais amenée à faire des heures sup' environ 3 jours sur 5, chaque semaine. 
Heures sup' qui allaient, de l'heure simple à la double journée qui te fait rentrer chez toi à 4h du matin et te fait rebosser 4h après. 

Bien sûr dans une équipe t'as toujours des putains de bras cassés qui prétextent le gamin/le mal de tête/l'empêchement x, y ou z pour pas rester. Sauf que 3 jours sur 5, chaque semaine, t'as vite cerné les tire au flanc qui en branlent pas une. 
Donc toi, t'as juste une conscience professionnelle, et tu te dis que quand même, tu vas pas laisser ta boss gérer seule 400 personnes, 400 bagages, 400 chambres d'hôtel + la même le lendemain quand il faudra gérer ces mêmes gens sur-excités. 
Donc tu restes.
Sauf que ta/tes boss, eux aussi, ils t'ont cernée, et ils ont compris que t'étais sur-dévouée (enfin t'as l'air), et qu'on pouvait tout te demander parce que tu disais toujours oui. 
En tous cas, tu ne dis jamais non. 
Donc on profite, et on te bouffe la gueule jusqu'à l'usure. 

Sauf que toi aussi y'a des jours ou t'as pas envie, tu veux rentrer chez toi, t'avais prévu une soirée avec des potes, un resto, dormir ... 
Mais non. 
Des fois , toi aussi, t'aurais bien aimé pretexté le sale morveux qui a la fièvre pour la 12ème fois de la semaine juste pour rentrer chez toi et mater Sex and the city saison 1, 2, 3, 4, 5, 6 en pensant à tes collègues en train de se faire insulter par les passagers. 
Mais non. C'est toi qui te fais insulter. 

Tu te fais malmener par les gens parce que tu sais pas t'imposer comme il le faudrait. Ca craint. 

Dans ton boulot actuel, tu deviens petit à petit un esclave des temps modernes. Ca devient ingérable, et pourtant tu continues. Tu continues parce que t'as pas le choix en fait. 
T'as bien essayé d'en parler à ton boss, lui dire que la voiture dans Paris c'était insupportable et que t'avais pas postulé pour être coursier. Le tout en étant payé au lance-pierre. Et t'as quand même fait péter le champagne pour avoir osé lui cracher tout ça. (ce jour là j'étais dans la catégorie une). 
Mais pour autant la situation ne change pas. Je dirais même qu'elle s'empire. 
Et toi tu continues d'accepter en attendant de trouver mieux (rafale de cv dans tous les sens qui ne donnent rien, tu desesperes sévère, on va pas se le cacher).
Il te rajoute toujours plus de taf pour te faire gagner plus, mais réalise pas que je ne suis qu'une seule personne, genre je peux pas me diviser, en fait. 
Mais je dis rien. 
Je devrais hurler après lui, après tous les intervenants qui en plus me pourrissent mon job, mais non. 
Le désespoir. Ou l'espoir de partir peut être. 
Là ou d'autres auraient déjà plié bagage depuis un bail, ou auraient gueulé à la moindre contrariété, moi je me tais.




Et puis il y a toutes ces situations qui finissent par devenir "cocasses" avec le temps, tu en rigole, on se fou un peu de ta gueule, parce que ton aversion pour le mot " non" te pousse à dire oui à des trucs complètement aberrants. (je rigole en l'écrivant parce que je me trouve SO stupide...)

-Ton boss promet de t'offrir les ponts de Mai. 
Il te le dit puis te le confirme par mail. Toi tu es HAPPY parce que les vacances cette année c'est un peu la berezina. Alors comme une dingue, tu book des week end de beuverie, billets de train en poche et la tête déjà ailleurs, tu trépigne. 
Une semaine avant le départ, ton boss réalise qu'en fait il y a beaucoup de ponts en Mai, et qu'il a peut être été un peu trop généreux sur le coup. Alors il t'appelle et te demande finalement d'être là LE week end où tu es censée être en train de picoler à Bordeaux. 
Et toi, tu dis oui. 



(silence)



ALLO Pompon !!! ooh réveilles toi ! t'es folle ou bien ?
Pépito s'est donc chargé de me dire les choses à sa manière : "nan mais t'es malade ou quoi , il t'avait promis, pas moyen qu'on annule oh t'es folle, tu le rappelle et tu lui dis!!"

J'ai rappelé, et j'ai dis, et je suis partie. 


- La fille qui m'alpague dans la rue pour que je participe à une journée relooking cheveux pour le magasine d'un salon de coiffure. j'avais pas envie, j'ai dis oui. 
Je me suis retrouvée assise devant un miroir avec la coupe de mireille mathieu, je suis partie et j'ai rien dit. Je crois même avoir dit que j'aimais bien, pour faire plaisir. 

- Le mec qui t'alpague (toujours dans la même rue) quelques années plus tôt, pour faire son spitch greenpeace/WWF/sidaction (je sais plus), qui divague gentiment sur une vieille drague bien tournée, et qui arrive à me soustraire mon numéro. Il était moche. 
Et j'ai donné le vrai. 
Pourquoi ?

- En scoot, un autre gars qui flirte avec moi depuis le sien, à chaque feu rouge, et qui arrive par quelques phrases bien tournées à me faire m'arrêter le contact pour tchatcher alors que j'étais pressée et qui veut m'embaucher dans une sombre boîte de "communication". 
Il m'a tenu la jambe 25 minutes. J'ai pris sa carte alors que je m'en foutait. 
Le tout avec le sourire. 

La liste serait encore bien longue si je continuais de t'énumérer le nombre de situations incroyables ou je dis "oui" avec le sourire, alors que je pense "non" dans ma tête, mais je vais m'arrêter ici, parce que je sens déjà que tu me vois en tarée soumise par la vie. 

Je sais dire non, mais seulement dans des cas ou je sais que je ne "risque" rien, genre un vieux con à la poste qui marmonne que je ne me pousse pas, alors que je ne pouvait pas, m'a fait littéralement partir en loops, à base de voix haute, et de scandale. 
Je suis donc tout à fait capable d'ouvrir ma grande gueule de poissonnière. Mais pas au bon moment. 

Dommage. 

Je songe donc à faire partie d'un groupe genre "les soumis-anonymes" ou "SOS détresse in progress". Ca doit bien exister ça. 



Pompon, handicapée du non 


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vendredi 25 mai 2012

Chacun son métier (mini coup de gueule)

credit

Oh oui, oh oui, encore un coup de gueule.
Mais je placerais celui-ci dans la catégorie "What the fuck ?! mais rions"
Donc tout va bien, la joie, la bonne humeur, on rigole toussa.
ah ah ah.

Je me suis dit que j'allais écrire cet article à chaud pour ne rien oublier de l'historique de ce sketch.
Parce que c'est un gros sketch,. Et c'est bien dommageable, car ce ne sera sûrement pas aussi drôle que lorsque je l'ai vécu.

INTRO

Je suis une fille (oh?), un peu mec sur les bords, mais une fille qui aime bien le vernis à ongles.
Oui bon ça peut paraître neuneu, mais il y a encore deux ans de ça, mes dents vouaient un véritable culte à mes ongles (comprendre là que je me les rongeais à la vie à la mort).
Après moult tentatives pour stopper ce vice depuis ma tendre jeunesse, en Novembre 2010 (j'ai gravé cette date sur mes murs) j'ai enfin réussi, je ne sais par quel miracle, à avoir de vrais ongles de filles.
Depuis ce jour donc, j'ai découvert les joies d'avoir de la couleur sur mes doigts, et ma collection de vernis s'est agrandie à mesure que mes ongles se magnifiaient (au moins).

Noir, rouge, gris, marron, rose, paillettes ...  j'ai tout essayé, fallait bien rattraper 27 années d'ongles tout nus et tout rongés.

Et puis en Février j'ai décidé de tester la manucure, la vraie, faite par un pro (une vraie) et j'ai tellement été fascinée (rien que ça) par le résultat que je m'étais dit que je recommencerais un jour.


J'ai donc reiteré.
Je te rassure, je n'y vais pas toutes les semaines hein, si j'avais les moyens tu penses bien que ça se saurait. D'ailleurs je ne serais pas là à te raconter mes déboires ongulaires.

DEVELOPPEMENT

Bref.
Aujourd'hui (enfin la semaine dernière), après avoir bien transpiré dessous les bras et dedans les ballerines, combo jean noir (c'est bon, il faisait QUE 30 degrés) et voyant mon vernis se faire la malle, je me suis dit "tiens j'ai rien d'autre à fout' , si j'allais me faire ravaler les doigts ".

Je me suis donc souvenue qu'au bout de ma rue il y avait un coiffeur qui faisait la pose du vernis.
(déjà dans cette phrase y'a comme une couille)
Je décide donc de m'y aventurer.

Le lieu "se veut" fashion, jeun's, dans la vibes.
Je pense même qu'ils emploient tous le mot "swag" (tendance 2012).

Une fille m'accueille et m'invite à monter m'installer. Elle prévient sa collègue, juste à côté, qui était (soit dit en passant) en train de coller des extensions blondes platines (très longues), sur une chevelure noire corbeau (très courte), à sa cliente.
Je constate, juste comme ça, je ne juge pas.
Ahem.


Je m'assois et observe donc la nenette qui va faire le boulot sur mes doigts, et déjà j'ai des à priori...
Balayages de toutes les nuances blondes possibles, cheveux (faux) de toutes les longueurs, ongles (faux) carrés (alerte), piercing en travers de la lèvre, fringues roses, lunettes de soleil ET le chiwawa (animal-accessoire indispensable) ...
Une cagole.
MAIS je décide de ne pas me fier à mes à priori et de me plonger dans une lecture hautement intellectuelle.
(tu savais que Kim Kardashian mettait de l'auto-bronzant tous les 10 jours? dingue.)

Je garde une oreille au taquet pour l'écouter parler à sa cliente, et découvre une conversation de cagoles en puissance.

" nan mais c'est joli tu verra avé le sôleil ça ressortira encore plus tes mèches"
" ce soir c'est la fête - ah bon pourquoi? - bah c'est secret story qui recommence quoi"
" le vendredi soir je sors plus maintenant ahahah trop ienb (bien)"

(je t'épargnerai le dialogue intégral)

Elle s'installe enfin devant moi.
Et là, l'imposture commence.

Le rouleau de PQ en guise de coton aurait du m'alérter. Mais non, je préfère continuer et contempler le spectacle.
Les multiples traces de vernis (rouge) qui restaient sur mes doigts et sur mes ongles, auraient, elles-aussi, dû m'alérter, mais non, je la laisse poursuivre le carnage.

A ce stade je suis déjà en phase hallucinatoire, et dans ma tête, un éclair de lucidité m'envahit ...

il est clair que ça va être une véritable boucherie


Mais vu l'avancée des choses, il est trop tard, il faut finir pour voir l'étendue du massacre (et je pense déjà à l'article à écrire) (un article à 10€ quand même donc tu vas le lire jusqu'au bout).

Pour le fun, c'est le week end, c'est soleil, c'est la fête, je choisis du rose fluo.
Genre fluo comme la fluorescence.
Elle était ravie, tu penses, elle même portait du jaune fluo sur ses carrés en plastiques.
(oh merde serais-je une cagole ?)

Elle démarre.
Je la vois faire, je repense au super boulot de la fois précédente, et j'ai peur.
Le vernis ressemble à de la colle à papier peint, mais ça ne semble pas la déranger.
La pose est difficile mais elle la joue confiante "j'maîtrise alleeeez"
(si tu regardes very bad blagues, tu comprendras l'intonation du "alleeeeez")
Ca déborde, y'en a partout autour, elle ne nettoie pas, mais j'ose encore croire qu'elle le fera après.
Le tout ponctué de "roh puté c'est d'la merde le vernis", "font chier les autres, ils prennent mes vernis et ils rebouchent mal", "rraaah ça m'soule "
et vas y que j'te colle un bout de PQ pour enlever le caca.

Entre deux poses, elles se casse finir sa conversation avec l'autre, et putasser tranquille  à travers la pièce, pour que sa collègue de l'autre côté puisse l'entendre.

Elle revient, me colle ses doigts SUR le vernis pour voir si c'est bien PAS sec, puis me dit "faut attendre hé".
Sans dec' ? j'ai tes empreintes digitales sur mon vernis maintenant, grognasse.


J'espère encore (j'y crois fort) qu'à là 2ème couche, elle fera un truc propre pour camoufler la boucherie.
Elle pose donc la 2ème couche.
C'est encore pire.

J'attends

J'attends

J'attends

Puis sa collègue, qui visiblement n'a aucune formation (remarque l'autre non plus, de toute évidence) pose le brillant final.
Sa main tremble, elle en fou partout sauf là où il faut, elle regarde pas ce qu'elle fait, et hop c'était fini.

J'attends encore, puis d'un coup *pouf* elle balance

"c'est bon, c'est sec"

sans avoir vérifié, touché, regardé. Walou.

Bon.
"Je vais donc me délester de 10€, c'est ça ?"
bien bien bien ...


Je suis donc rentrée chez moi avec ceci:


Et crois moi, sur les photos ça ne rend rien 
(la faute au fluo) 


CONCLUSION

Plus "sérieusement", je me demande quand même COMMENT on peut proposer une prestation comme celle là, quand, de toute évidence on ne sait pas faire ?
J'en rigole, parce que finalement je l'ai prit à la légère, mais sans déconner, j'ai quand même payé 10 boules pour cette merde, et j'aurais quand même préféré investir cet argent pour un résultat au minimum correct (ou me payer 3 demis en terrasse bordel), alors que là, il est clair que le vernis, demain, il dégage. 

Pour avoir étudié à l'école (oh mon dieu, oubliez cette phrase) les techniques pour poser du vernis (ouai y'a des techniques en vrai, j'te jure), je sais un peu comment on fait, et surtout ce qu'il faut pas faire pour que ce soit réussi un minimum. 
Et là, on était hors sujet avec la cagole.

Et si on pousse encore, c'est limite indécent d'afficher en grand sur la vitrine tout un tas service de manucure alors que la nenette fait un boulot dégueu. Je me dit que si elle était tombée sur quelqu'un, qui, à l'inverse, l'aurait pas du tout prit à la légère, comment ça se serait passé, en fait ? 


Finalement, on n'est jamais mieux servit que par soi-même, et que chacun fasse CE QU'IL SAIT FAIRE. Surtout. 





Pompon, dépressive de l'ongle fluo. 








ps: tu m'excusera des changements intempestifs de bannière, "design" et mise en page, j'ai un peu de mal à trouver mon identité bloguesque. 

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mercredi 9 mai 2012

Le coming out de la honte

Bon bon bon, aujourd'hui c'est un peu le billet coming out.
L'article que tu ne devrais pas écrire, et pourtant, sciemment, tu l'écris.

Je te jure, personne ne me pointe un flingue sur la tempe, ni ne menace d'étouffer mes chats pour me forcer à écrire ça.
C'est bien ça le pire.
Je me vends. Toute seule. Comme une grande personne de 28 ans qui n'a besoin de rien ni de personne pour se foutre la te-hon seule-tout (wesh t'as vu?)

Je crois qu'on a tous et toutes notre lot (plus ou moins lourd) de dossiers inavouables, ou que seul(e)s tes ami(e)s les plus proches, et qui te côtoient depuis un bail, connaissent l'existence.
On évitera de parler de ceux là. Je voudrais, si possible, ne pas devenir la risée de la blogosphère ( bien que ça pourrait le devenir avec ce qui va suivre)

Bon pour ma défense, je dirais qu'on a tous été jeunes et con, qu'on a tous été adolescents, voir rebelles, voir stupides un peu aussi.
On en est pas forcément fiers, mais ça fait parti des souvenirs hein.

Par exemple en matière de choix musicaux, je pense que nous sommes tous passés par des phases que l'on nommerait aujourd'hui aisément comme des phases "what the fuck ?!".
Évidemment je n'ai pas dérogé à la règle, puisque, outre ma passion dévorante pour la musique depuis des années, je suis quand même passée par des phases de recherches artistiques intenses loin, même très lointaines de ce que j'écoute aujourd'hui.
Tu te cherches, mais surtout, tu te perds.

En effet, alors que j'avais 14 ans, je fût une grande fan de .... Lara Fabian (l'auto-flagellation commence)
Ses hurlements de "je t'aime"et de "j'y crois encore" pleins de mièvreries, m'émoustillaient et me faisaient trembloter la lèvre inférieure. Je connaissait les paroles par cœur, et son duo criard avec Johnny me foutait les poils (...no coment).

 Fais toi un kif" et mate ce regard de killeuse
  

En bonne vieille groupie de 14 ans qui se respecte, je suis allée la voir en live avec mon ex colloc' (qui soit dit en passant était fan de David Charvey. Mais chut j'ai rien dit) armée d'une rose et d'un collier en perle dégueu que j'avais supplié à ma mère d'acheter chez Promod pour lui jeter sur scène. Tu cernes le pathétique ?
Voilà.
(je te rassure cette période est loin derrière, d'ailleurs pour oublier cette vidéo atroce, je t'invite à écouter ma playlist, là, à gauche)

Évidemment le ridicule ne s'arrête pas ici, je dirais même plutôt que c'est à partir de cet âge ou j'ai entamé une seconde recherche artistique:

Le style vestimentaire.

Et alors là je peux te dire que je me suis pas foutue de la gueule du monde (c'est surtout les autres qui ont du bien se foutre de la mienne).
Je suis la deuxième et dernière de la famille. J'ai donc hérité de tous les rebuts de ma sœur en matière de fringues et chaussures.
Une grande sœur, c'est un peu un modèle pour toi, aussi atroces que les fringues puissent être, tu trouvera toujours que c'est canon et que t'es un peu en avance sur tes copines. Tellement en avance que finalement t'es en retard sur les autres parce que trop à côté de la plaque. Bref, j'me comprends ...

Je l'ai suivie dans son délire " j'me fringue aux puces de Clignancourt et j'ai l'air d'une clodo".
Je claquais donc mon petit argent de poche dans des pantalons en velours côtelés hideux et gilet grosses mailles orange. Je me trouvais cool mais j'ignorais que j'avais l'air d'une pauvre fille.
Cela a rapidement fait le tour de mes copines qui s'habillaient dans ce même mouvement néo hippies, et toutes ensemble, on avait l'air d'une brochette d'antiquités (je ne dirais pas que Mélachoune portait carrément les futals de son père.Ah ben si j'l'ai dit)


Ce délire vestimentaire à fait place au style "gothique". Ou comment passer du coq à l'âne à cause d'un garçon. Il a suffit d'une soirée chez l'ex colloc pour que j’aperçoive un ami à elle, total look goth', cape incluse, et que je tombe en adoration sur ce mec.
Le dit-garçon, à qui je n'ai même pas adressé un mot de la soirée. Et pourtant il m'avait complètement retournée. A tel point que j'en avait affiché des flyers de soirées gothiques sur l'arrière de la porte de ma chambre (soirées auxquelles je n'ai jamais été évidemment) (pas trop assumée la fille), et revêtis tous mes habits noirs.
Le ridicule a atteint son paroxysme lorsque j'ai gardé une cigarette qui venait de lui dans une boîte pendant plus d'un an en me disait " je ne la fumerai que lorsque je le reverrai".
Bien entendu, je n'ai jamais revu ce garçon, d'ailleurs un mois après je l'avait déjà oublié, et la clope aussi. 

La phase gothique a tirée sa révérence pour laisser le style de skateuse (qui skate pas) faire son entrée. Et celui là, il m'a collé à la peau un certain temps ...
On pourra dire, qu'à cette époque,  ma féminité a atteint son plus haut sommet.
Ne jurant que par les Van's, Etnies, baggy et hauts de survets colorés, on était loin de la pseudo gothique.
Josiane, pourvue d'une grande personnalité et surtout in love with me en cachette (remember) a rapidement arboré le même style (style qui soit dit en passant ne l'a toujours pas quitté, 10 ans plus tard. Hum)


J'ai rapidement comprit qu'il fallait grandir, et qu'en portant des chaussures dégueu il me serait difficile d'entrer dans le monde du travail. Aujourd'hui les fringues et les chaussures de fille c'est un peu beaucoup mon pêché mignon.
Un jour j'te montrerai peut être.

Je suis donc passée à un style de "femme qui se cherche", pensant que les bottes à talons de 12 à 19ans ça faisait "femme".... surtout quand on sait pas marcher avec.


De l'eau à coulé sous les ponts


Puis ....
... non en fait je vais m'arrêter ici, car bien que ce ne soit pas bien bien méchant tout ça, c'est un peu comme si j'étais là, au milieu de vous toutes, habillée comme une clodo sur talons de 12 avec une rose dans la main chantant du Lara Fabian
(chose tout à fait probable lors de soirées arrosées, mais à jun, là tout de suite, ça passe moins bien) .

Je m'arrêterai donc ici, pour aujourd'hui, mais je te préviens .... on est pas à l'abri d'un autre coming out. Sait-on jamais....




Et toi, tes trucs inavouables (mais avouables) c'est quoi ?








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