Affichage des articles dont le libellé est souvenirs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est souvenirs. Afficher tous les articles

samedi 2 février 2013

C'était en Janvier

Hola chicas




Je suis tellement productive bloguitisquement parlant, que c'en est effrayant ...

Parlons peu, parlons bien, et revenons sur ce mois de Janvier riche en émotions.


1 - On a fêté le nouvel an. Le thème c'était la montagne, sauf qu'on était que 5 sur une dizaine à l'avoir respecté, du coup on s'est sentis un peu seuls avec nos chaussettes.


2 - On a passé 7h à cuisiner pour que tout soit bouffé en environ une heure. Ce qui est relativement frustrant. 
Pour l'occas' me suis essayée au pop-cake. Mis à part 3 ou 4 boulettes qui ont finit écrasées dans le jardin, le reste à tenu le choc. Je vous conseille, c'est chouette à faire et à manger. 

3 - On s'est amusés à faire des ombres chinoises un peu obscènes avec le vidéo projo. 
(on s'est aussi jetés des cotillons mouillés de bave sur le visage à 00h,  on a aussi fait beaucoup de bruit, et des combats de branches fouettés sur les cuisses/les fesses/les bras ..., et puis on a fait un clip de la boulette de Diam's en pyjama, mais ça je le montrerai pas. Un week end à Bordeaux quoi).


4 - Personnellement, je vous conseillerait plutôt de ne jamais abandonner votre chien. On sait jamais, Rocco n'est jamais loin ... et ça peut faire un peu mal. 


5- J'ai lu le FAMEUX bouquin d'Allen Carr .... je reviendrai vous en parler dans une semaine ...



6- Du coup, j'ai mangé beaucoup de cheesecakes. Beaucoup trop.


7 - J'ai commandé des chaussures, mais on aurait dit que je chaussais du 46 avec, je les aies donc renvoyées. Ce qui n'a pas été du goût de tout le monde.



°°°° En aparté °°°°

J'ai trouvé un travail, pouf comme ça en 5 jours.
Quelqu'un file sa carte à ma soeur - ma soeur me la file - on m'appelle - rdv le lendemain - appel 2h après pour me dire "on vous veut" - 1er jour de travail 3 jours après.
Et me voilà à KIFFER les joies du RER, les horaires de pointes, les semaines de 40h toussa toussa ... MAIS je suis ultra contente, le boulot est intéressant.

°°°°°°°°°°°°°°°°°


8 - A l'embauche on m'a demandé de rapporter mes diplômes. Comme toute fille bordélique qui se respecte, mes papiers importants ne sont pas avec les papiers importants, mais avec mes lettres et mes journaux intimes du lycée. Normal. 
J'ai donc ressorti ma boîte de 10kg de correspondance effrénée avec toutes mes copines, copains et moi même. je suis retombée sur de de ces trucs ... 


9 - Par exemple, j'avais écrit une lettre à Jordan Taylor des Hanson parce qu'au collège j'étais amoureuse de lui. 
Mais j'avais pas osé lui envoyer pensant que c'est lui qui la lirait, et qu'il risquerait de me répondre personnellement ... 
Bien sûr. 


10 - J'avais aussi gardé ma place de concert d'Amy. J'avais du sentir le côté collector de la chose déjà à l'époque.


11 - Par la même occas', j'ai aussi ressorti ma boîte photo, tout aussi collector que la boîte à lettres.
Et j'ai retrouvé une photo de ma maîtresse de CM1, dont tous les garçons étaient amoureux, et que toutes les filles trouvaient TROP belle.
Les années 80 en somme.


12 - Il a aussi beaucoup neigé, du coup il a fait très froid. Chacun a donc sa propre technique pour se réchauffer.





Ce mois a donc été en fait très chargé, notamment avec la reprise de ma vie active, très active. 
Levée 6h30 et rentrée à 19h, semaines de 40h, c'est un rythme à prendre que je n'avais plus l'habitude d'avoir, même lors de mon ancien job. Du coup il va falloir que je trouve un moyen de faire coïncider cette vie de travail avec le blog et ma vie sociale extérieure. 
Vu comme ça, ça me paraît un peu mission impossible, mais j'ai pas très très envie d'abandonner ce blog non plus, même si j'écris moins. 
Je vais donc faire mon possible pour garder cet endroit toujours sur la limite de l'agonie, mais pas en état de mort cérébrale. Promis. 
Et puis j'ai promis, aussi, de vous parler de mon arrêt du tabac dans une semaine, donc je le ferai, parce que ça me tient à coeur. 

Et puis même quand j'écris pas, je vous continue de vous lire hein. 




Kiss kiss bang bang 




Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 13 mai 2012

Tu es né dans les années 80 ?

Alors tu vas sûrement te reconnaître dans ce qui va suivre.

(si tu es né dans les années 90, voir 2000, qui sait, tout ça t'échappera peut être, mais tu peux rester quand même, il y a de la place pour tout le monde, au risque de passer pour une ancêtre)


Pour être honnête, je n'envie pas la nouvelle génération. Celle qui a tout, celle qui vit aux dépends du 2.0, du smartphone, de la mode et des marques à outrance. Je n'ai rien contre hein, mais franchement, je suis tellement heureuse d'être née dans les 80 pour avoir connu ....

* Les premiers ordinateurs, les débuts du web ou tu avais un forfait mensuel de 20h et paf, ça se coupait.
Aujourd'hui ça parait impossible, tout est illimité, on se gave du net toute la journée.
A l'époque, t'avais un modem qui faisait biiiiiip crrrchhhh tiiiiiiii pendant 5 minutes avant de se lancer (remember ?), mais on était patients, forcément, ça nous paraissait déjà super rapide (et on avait pas le choix surtout).

Ecoute ce doux bruit

Tu as connu les débuts du téléchargement avec Kazaa. Tu trouvais ça génial d'avoir un single gratos en une nuit. Ouai parce qu'avant, pour avoir une chanson, fallait laisser ton ordi tourner toute la nuit. Et alors si tu avais le malheur d'en choper plusieurs en même temps, ou pire, que tu voulais un film, t'en avais pour une semaine. La patience je vous dis.

Tu as découvert les tchat.
"Caramail", "Voila" (Lycos, va chercher !) et j'en passe, étaient devenus les rendez vous quasi quotidiens pour faire des rencontres, même amicales. Tu demandais ton "asv" (age-sexe-ville pour les jeun's) et tu jugeais avec ça, si tu poursuivais en MP (message privé). Tu conversais avec 15 personnes en même temps, tu t'en sortais plus, mais tu pensais chaque jour faire des rencontres inoubliables (ahem) (oui tu avais 16, 17 ans tu étais un peu naïf).
Les soirs de vide, tu retrouvais ta copine Yohann sur des tchats publics à thème, et tu t'amusais à tacler les autres. Inutile, mais tu trouvais ça drôle.
Tu te faisais un 5ème repas à 4h du mat devant ton écran, le tout en éclatant joyeusement ton forfait internet.


* Tu as aussi connu les cassettes audio et le walkmann.
T'en avait marre de tourner Ace of Base en boucle dans tes oreilles, alors tu enregistrais la radio pour avoir des sons tout frais que personne n'avait encore (genre).
Au début tu faisais ça à l'arrache, tu laissais tourner la cassette pendant la nuit pour gagner tu temps, et la nuit suivante, tu faisais l'autre face. En deux jours, ta cassette était prête, bouffée par les pubs et les annonces "Lovin' fun de Doc et Difool sur Fun radio".
Petit à petit, tu gagnais en expérience et tu faisais ça bien. Tu n'enregistrais que les chansons (souvent coupées), mais ça demandait un temps considérable de rester devant ton poste pour faire REC-Stop-REC-Stop .... pendant 2h, et surtout fallait PAS louper quand la chanson passait.


* Tu as connu la vie sans téléphone portable.
Bon par contre tu as aussi connu les factures démentielles de téléphonie fixe, les engueulades avec tes parents chaque mois parce que tu passais des heures avec mélachoune qui habitait à 2 maisons de la tienne. 
Pour retrouver tes potes tu te disais la veille l'heure à laquelle tu te retrouverais le lendemain. Fallait de la mémoire. 
Les portables sont arrivés vers l'an 2000, et là, au lycée tous tes potes avec le Nokia 5110 avec coque interchangeable et le mythique jeu du serpent. 
T'avais un forfait itineris (Orange pour les jeun's) sms et appels limités à 1h. Tu t'échangeais des codes de déblocage pour les textos et t'étais content. (Bon moi j'avais un forfait "Ola")
Là aussi tu as connu de nouvelles engueulades avec tes parents, parce que tu niquais ton forfait tous les mois à discuter avec tes copines que tu voyais déjà toute la journée. La vie était dure.

* Quand tu rentrais de l'école tu prenais ton goûter devant Giga sur la 2, et tu attendais avec impatience le début d'Hartley Coeurs à vif avant de faire tes devoirs. 
Tu aimais Nick Poulos, puis quand il est mort t'as jeté ton dévolu sur Drazic le rebelle. 
Tu trouvais son piercing à l'arcade trop ouf et son côté mauvais garçon te faisait frétiller.


Remember


* T'as fêté l'an 2000 en étant ado. Et ça c'était bon.
Alors que tout le monde craignait "le bug de l'an 2000" qui n'a jamais eu lieu (un peu comme le skylab), toi tu ne pensait qu'à t'amuser. T'avais 17 ans, au coeur de ton adolescence, les émois des flirts "qui sort avec qui ce soir ?", les nuits blanches, les styles un peu improbables tout ça ...
On avait fait un grosse teuf chez Josiane (enfin chez ses parents over stricts qui avaient bien voulu prêter la baraque, la révolution quoi) avec une trentaine d'autres potes, on avait hurlé au décompte, on avait dansé comme des attardés, on avait cassé une table en marbre (enfin j'ai assisté au carnage surtout) et à 3h on est partis quand ses parents sont revenus, et que sa mère s'est mise à pleurer devant la table en 3 morceaux.

T'as connu le passage à l'euro, et tu ne savais pas encore que t'étais en train de te faire enc*ler profond.


Bref, la liste serait encore longue si je continuais. Il y a sûrement même des choses que j'oublie.



Enfin voilà, je trouve quand même que c'était de belles années, et qu'aujourd'hui, à mon sens, les jeun's ont un peu perdu cette naïveté qui nous caractérisait si bien dans les années 80.
Je suis triste de voir qu'aujourd'hui les gosses ont tout, que la technologie les domine, que le web, les téléphones et les marques les maitrisent complètement, que tout leur est dû parce que c'est dans la normalité.
Alors non, ce n'est pas de leur faute, il faut vivre avec son temps, et leur jeunesse à eux, c'est ce qu'on leur propose aussi, donc c'est logique tout ça.
Et puis j'y trouve mon compte aussi aujourd'hui.
Mais franchement, je suis heureuse d'avoir eue une jeunesse sans toutes ces choses, ça m'a permit de faire certaines différences entre l'utile et le superficiel, de garder de bons souvenirs de ce qu'était la vie sans tout ça, d'avoir connu une enfance habillée comme une "vraie" enfant avec des fringues toutes moches, et faire de "vraies" activités de gamins sans jeux vidéos/internet et télévision....

Enfin c'est un autre débat.


Et toi, c'était quoi tes années 80/90 à toi ?! Raconte !



.










Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 9 mai 2012

Le coming out de la honte

Bon bon bon, aujourd'hui c'est un peu le billet coming out.
L'article que tu ne devrais pas écrire, et pourtant, sciemment, tu l'écris.

Je te jure, personne ne me pointe un flingue sur la tempe, ni ne menace d'étouffer mes chats pour me forcer à écrire ça.
C'est bien ça le pire.
Je me vends. Toute seule. Comme une grande personne de 28 ans qui n'a besoin de rien ni de personne pour se foutre la te-hon seule-tout (wesh t'as vu?)

Je crois qu'on a tous et toutes notre lot (plus ou moins lourd) de dossiers inavouables, ou que seul(e)s tes ami(e)s les plus proches, et qui te côtoient depuis un bail, connaissent l'existence.
On évitera de parler de ceux là. Je voudrais, si possible, ne pas devenir la risée de la blogosphère ( bien que ça pourrait le devenir avec ce qui va suivre)

Bon pour ma défense, je dirais qu'on a tous été jeunes et con, qu'on a tous été adolescents, voir rebelles, voir stupides un peu aussi.
On en est pas forcément fiers, mais ça fait parti des souvenirs hein.

Par exemple en matière de choix musicaux, je pense que nous sommes tous passés par des phases que l'on nommerait aujourd'hui aisément comme des phases "what the fuck ?!".
Évidemment je n'ai pas dérogé à la règle, puisque, outre ma passion dévorante pour la musique depuis des années, je suis quand même passée par des phases de recherches artistiques intenses loin, même très lointaines de ce que j'écoute aujourd'hui.
Tu te cherches, mais surtout, tu te perds.

En effet, alors que j'avais 14 ans, je fût une grande fan de .... Lara Fabian (l'auto-flagellation commence)
Ses hurlements de "je t'aime"et de "j'y crois encore" pleins de mièvreries, m'émoustillaient et me faisaient trembloter la lèvre inférieure. Je connaissait les paroles par cœur, et son duo criard avec Johnny me foutait les poils (...no coment).

 Fais toi un kif" et mate ce regard de killeuse
  

En bonne vieille groupie de 14 ans qui se respecte, je suis allée la voir en live avec mon ex colloc' (qui soit dit en passant était fan de David Charvey. Mais chut j'ai rien dit) armée d'une rose et d'un collier en perle dégueu que j'avais supplié à ma mère d'acheter chez Promod pour lui jeter sur scène. Tu cernes le pathétique ?
Voilà.
(je te rassure cette période est loin derrière, d'ailleurs pour oublier cette vidéo atroce, je t'invite à écouter ma playlist, là, à gauche)

Évidemment le ridicule ne s'arrête pas ici, je dirais même plutôt que c'est à partir de cet âge ou j'ai entamé une seconde recherche artistique:

Le style vestimentaire.

Et alors là je peux te dire que je me suis pas foutue de la gueule du monde (c'est surtout les autres qui ont du bien se foutre de la mienne).
Je suis la deuxième et dernière de la famille. J'ai donc hérité de tous les rebuts de ma sœur en matière de fringues et chaussures.
Une grande sœur, c'est un peu un modèle pour toi, aussi atroces que les fringues puissent être, tu trouvera toujours que c'est canon et que t'es un peu en avance sur tes copines. Tellement en avance que finalement t'es en retard sur les autres parce que trop à côté de la plaque. Bref, j'me comprends ...

Je l'ai suivie dans son délire " j'me fringue aux puces de Clignancourt et j'ai l'air d'une clodo".
Je claquais donc mon petit argent de poche dans des pantalons en velours côtelés hideux et gilet grosses mailles orange. Je me trouvais cool mais j'ignorais que j'avais l'air d'une pauvre fille.
Cela a rapidement fait le tour de mes copines qui s'habillaient dans ce même mouvement néo hippies, et toutes ensemble, on avait l'air d'une brochette d'antiquités (je ne dirais pas que Mélachoune portait carrément les futals de son père.Ah ben si j'l'ai dit)


Ce délire vestimentaire à fait place au style "gothique". Ou comment passer du coq à l'âne à cause d'un garçon. Il a suffit d'une soirée chez l'ex colloc pour que j’aperçoive un ami à elle, total look goth', cape incluse, et que je tombe en adoration sur ce mec.
Le dit-garçon, à qui je n'ai même pas adressé un mot de la soirée. Et pourtant il m'avait complètement retournée. A tel point que j'en avait affiché des flyers de soirées gothiques sur l'arrière de la porte de ma chambre (soirées auxquelles je n'ai jamais été évidemment) (pas trop assumée la fille), et revêtis tous mes habits noirs.
Le ridicule a atteint son paroxysme lorsque j'ai gardé une cigarette qui venait de lui dans une boîte pendant plus d'un an en me disait " je ne la fumerai que lorsque je le reverrai".
Bien entendu, je n'ai jamais revu ce garçon, d'ailleurs un mois après je l'avait déjà oublié, et la clope aussi. 

La phase gothique a tirée sa révérence pour laisser le style de skateuse (qui skate pas) faire son entrée. Et celui là, il m'a collé à la peau un certain temps ...
On pourra dire, qu'à cette époque,  ma féminité a atteint son plus haut sommet.
Ne jurant que par les Van's, Etnies, baggy et hauts de survets colorés, on était loin de la pseudo gothique.
Josiane, pourvue d'une grande personnalité et surtout in love with me en cachette (remember) a rapidement arboré le même style (style qui soit dit en passant ne l'a toujours pas quitté, 10 ans plus tard. Hum)


J'ai rapidement comprit qu'il fallait grandir, et qu'en portant des chaussures dégueu il me serait difficile d'entrer dans le monde du travail. Aujourd'hui les fringues et les chaussures de fille c'est un peu beaucoup mon pêché mignon.
Un jour j'te montrerai peut être.

Je suis donc passée à un style de "femme qui se cherche", pensant que les bottes à talons de 12 à 19ans ça faisait "femme".... surtout quand on sait pas marcher avec.


De l'eau à coulé sous les ponts


Puis ....
... non en fait je vais m'arrêter ici, car bien que ce ne soit pas bien bien méchant tout ça, c'est un peu comme si j'étais là, au milieu de vous toutes, habillée comme une clodo sur talons de 12 avec une rose dans la main chantant du Lara Fabian
(chose tout à fait probable lors de soirées arrosées, mais à jun, là tout de suite, ça passe moins bien) .

Je m'arrêterai donc ici, pour aujourd'hui, mais je te préviens .... on est pas à l'abri d'un autre coming out. Sait-on jamais....




Et toi, tes trucs inavouables (mais avouables) c'est quoi ?








.








Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 28 décembre 2011

Bonjour je m'appelle Caroline et je n'ai pas d'Iphone

Et je le vis bien .

Et je n'ai pas envie de céder.

Alors ok j'ai un macbook, ok j'ai un ipod, la folie Apple s'est emparée de moi avant même que l'Iphone ne fasse son entrée. Mais l'iphone c'est no way.

Pour situer vite fait tu as les pros Iphone et les pros Blackberry.
C'est un peu comme Steve Jobs Vs Bill Gates, ou les pro thé Vs les pros café, le tactile Vs le pas tactile, Twitter Vs Facebook, ou encore, le pipi Vs le caca (enfin t'as compris) . Tu vois ?!

Alors je vais me faire beaucoup d'ennemi(e)s ici, je le sens, car je suis certaine que la moitié (au minimum) d'entre vous a un iphone, et c'est très bien, je n'ai rien contre!

Ce qui me gonfle c'est le martelage, et tout le putain de battage qu'il y a eu, et qu'il y a toujours (d'ailleurs) autour de ce téléphone.
Oui JE SAIS il est génial, tu peux y faire des millions de trucs, le rendu photo est digne d'un compact dernier cri, tu peux tweeter et facebooker de façon hypra intuitive, de même pour les mails, tu peux mater ta courbe de sommeil et les les constellations (en même temps peut être même), bientôt je pense que l'iphone te permettra d'ouvrir la porte de ton appart ou démarrer ta caisse. L'Iphone est un peu ta troisième main, voir ta troisième jambe. Tu ne peux plus t'en passer maintenant que tu as cédé .



Et c'est justement bien ça mon problème à propos de ce troisième membre.

Tu te rappelles avant, quand les portables ont débarqué dans nos vies ?
C'était un peu THE révolution interplanétaire, ça nous changeait bien des cartes téléphoniques 20 unités qui flambaient en un seul appel, des taboos/tatoos (j'en rêvais toutes les nuits mais mes parents voulaient pas, les nazes), des factures astronomiques qui rendaient hystériques les parents aussi (chaque fin de mois c'était un peu "croisons les doigts et tout c'qu'on peut" en attendant la facture france télécom).

J'ai été un peu à la traine comparée à mes potes du lycée, mais j'ai quand même fini par avoir mon portable (écran lumineux orange) (so kitsch), avec un forfait une heure comprenant uniquement les appels, même pas les textos, qui eux, étaient hors forfait (inutile de préciser que, là aussi, chaque fin de mois était douloureuse).
Il ressemblait à un parpaing, mais j'étais heureuse avec . Je pouvais communiquer avec mes potes et ça me suffisait en fait.
(d'ailleurs pour le recharger je devais le poser sur une base, c'était vraiment la grosse misère quand t'avais plus de  batterie et que t'étais en pleine conversation, imagine la scène)


Puis les années ont filé (trop vite sa mère) et la technologie à filé encore plus vite et on s'est tous retrouvés petit à petit avec des téléphones de plus en plus évolués, qui offraient de plus en plus de possibilités et de capacités, l'appareil photo a fait son apparition dans nos portables, puis la vidéo, puis la visio, puis internet, puis .... est arrivé l'Iphone TADAAA.

Et là c'est le drame *musique dramatique* (genre musique de l'exorciste)

Des files d'attente de ouf devant les apple stores du monde entier pour se procurer le GSM (oui j'ai toujours rêvé de parler comme les québécois) qui devait coûter 700 boules à l'achat, disponible uniquement chez un seul opérateur, et pourtant ça n'a pas freiné les ardeurs des plus tarés accrocs .

Bref je vais pas vous refaire l'historique qu'on connait tous hein, mais voilà, en quelques années à peine, c'est devenu l'accessoire indispensable à avoir, le MUST HAVE.
Je ne juge pas les gens qui ont ce téléphone, genre je vais pas vous bannir parce que vous en avez un, promis (sinon je serais obligée, par la même occasion, de bannir ma soeur, mon beau-frère, et les 2/3 des gens qui m'entourent) (j'ai pas prévu de vivre recluse), et ça ne veut pas dire que si t'as un Iphone t'es un sale con à mes yeux (ça ne veut pas dire non plus que t'es So Hype on se calme), je ne juge pas !

C'est le principe, le marketing autour de cet objet précisément qui me crispe, et dieu sait que j'aime Apple et le visionnaire qu'a été Steve Jobs (Rest in Peace baby), mais trop d'iphone tue l'iphone.

Et si j'en viens à parler de ça c'est que jeudi soir au resto, à la table d'à côté : 5 personnes, 4 iPhone. Je pense que le 5ème était juste dans la poche du gars. 

Où que tu ailles, tu croisera ou parlera forcément avec des gens qui en ont un, d'ailleurs il sera sûrement en train de jouer avec, tweeter ou j'sais pas quoi.
Bref c'est devenu une institution .

Et moi je dis NON !

Par contre j'ai un blackberry.
(ok je sors)
Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 5 décembre 2011

Ma maison, mes souvenirs.

Alors attention attention chers lecteurs et lectrices habitués à mon traditionnel sarcasme, vous risquez d'être surpris aujourd'hui avec ce post ...
Je vous rassure, non, ne fuyiez pas, (ou ne vous y habituez pas), ce ne sera qu'exceptionnel !

I promess.

J'avais très envie de parler de ça aujourd'hui, car cette nuit, pour la énième fois, j'ai fait un rêve qui m'a vraiment perturbé à propos de ce dont je vais vous parler là tout de suite.
Histoire d'exorciser le truc, ou pas du tout, ou pour rendre un hommage, ou ... j'sais pas.

Voilà.

Il y a plus de deux ans maintenant, mes parents se sont séparés, comme beaucoup de gens, ça arrive, c'est la vie, c'est ainsi.
Nous vivions (enfin moi je n'y vis plus depuis 8ans maintenant), dans une jolie maison dans le Val d'Oise.
Nous n'avons jamais déménagé depuis ma naissance. Tous mes souvenirs d'enfance sont donc là bas.

Cette maison je l'adorais, elle était belle, une grande meulière, avec un sapin tellement immense qu'il cachait le devant de la maison.
Elle était grande.
J'ai eu la chance d'avoir ma chambre et ma soeur la sienne.
Le jardin était gigantesque (chose très rare aujourd'hui avec toutes les constructions de maison phoenix dégueulasses qui fleurissent de partout).
Il y avait une grande balançoire dans le fond, et un noyer tellement grand et tellement productif en noix, qu'on ne savait plus quoi en faire.
Mon père avait construit une cabane dans le fond du jardin, je la trouvais géniale. Tous les dimanche matin il mettait les Rolling Stones à fond dans la baraque, ça me réveillait, mais j'aimais bien.
Ma mère, elle, avait décoré toute la maison pendant des années, et c'était joli, on s'y sentait bien. Elle passait aussi des heures à rendre le jardin joli.
J'ai passé des heures moi aussi à jouer dans ce jardin avec ma soeur et Mélachoune, qui vivait dans la même rue que moi, à 2 maisons de la mienne. Ca fait 28 ans donc que l'on se connait, c'est sans contestes, Mon amie, une vraie de vraie. C'est un peu la 3ème fille de la famille tant ma maison était devenue sa 2ème maison, à elle.
On a passé des milliard d'heures dans ma chambre à refaire le monde au milieu de mon bordel, à danser, rigoler, pleurer aussi.
Avec ma soeur, petites, on sortait le carton de petites voitures, et on passait des heures à installer des routes, des parkings etc... dans le grenier pour finalement ne plus avoir envie de jouer.
Plus tard j'allais dans sa chambre squatter pour fumer des clopes, faire comme elle et ses copines, écouter de la musique. J'ai découvert des tas de groupes grace à ma soeur, c'était un peu ma référence. Après je crânais devant mes copines.
Je lui piquais ses vêtements aussi, je cherchais la clé de sa chambre qu'elle cachait dans un pot de fleur pour pas que je rentre en son absence.

Ado, j'ai fais des tas de soirées d'anniversaire. On poussait les fauteuils du salon et on squattait le jardin (la chance d'être née en été) , musique à fond , et flirts naissants.
On faisait des nuits blanches, et avec mélachoune on se remémorait la soirée autour d'un cordon bleu/pâtes au gruyère à 8h du matin.
Quand mes parents étaient partis, j'invitais des potes pour regarder des films, manger des macdo ou improviser des films avec la caméra d'une amie.
Sans hésitations, je pourrais dire que les soirées chez moi, mes potes s'en souviennent encore.

Ensuite, ma maison est devenue le lieu où j'aimais venir pour profiter du jardin que je n'ai plus, respirer le calme et la nature, et écouter les oiseaux.
Entendre aussi le concorde passer à 11h le matin et regarder les avions passer au dessus de ma tête en devinant la compagnie (déformation professionnelle ^^)
J'aimais m'y ressourcer, rendre visite à mes parents. Je me suis toujours sentie chez moi là bas.

Je l'aimais. Vraiment, vraiment beaucoup.

Mais le jour où mes parents se sont séparés, il a fallu vendre la maison où mon père n'allait pas rester vivre seul. Moi et ma soeur et ma mère n'y vivant plus.
Il a donc fallu faire le tri, remettre les mains dans les cartons que nous n'avions pas ouvert depuis 20ans avec ma soeur, décider ce que l'on gardait ou pas, jeter des choses car on ne pouvait pas TOUT garder, prendre des décisions difficiles...

Il a fallu supporter les visites dans la maison que tu aimes tant, et imaginer d'autres gens y vivre et se créer leurs souvenirs à eux dans les murs qui t'appartiennent encore (dans ton coeur en tous cas).
Il a fallu accepter que les nouveaux acquéreurs s'imaginent la maison autrement, parlent de casser des murs avec des artisans, coupent le sapin devant la maison et détruisent tout ...
Il a fallu s'imaginer aussi, que dans cet immense jardin, 2 autres maisons phoenix atroces, se construiraient, et défonceraient la petite cabane, la balançoire , la tonnelle, toutes les jolies plantes et arbres que mes parents avaient mis des années à faire pousser ...

Il a fallu gérer tout ça, et le panneau "vendu" sur la maison.

Il a fallu dire au revoir.

Et ne plus jamais revenir. J'peux pas.

Cette maison je l'aimais, et je crois que je ne ferais jamais le deuil d'avoir dû la quitter comme ça. Ca a duré plus d'un an tout ce déménagement, la vente et le reste, mais j'ai eu l'impression de n'avoir eu que 5 minutes pour plier bagages et dire tchao.

Ca m'a fait très mal en vrai. Je n'ai pas réalisé l'ampleur de la blessure que ça m'avait fait de devoir quitter tout ça, mais je l'ai compris à force de rêver sans cesse que j'y retournais alors qu'elle est habitée par d'autres gens, et que chaque fois que j'en parle j'ai la boule à la gorge.
Je peux rester insensible face à la tristesse des autres mais pleurer pour ma maison.
J'sais pas, c'est comme ça, j'l'explique pas.
Ca peut paraitre futile tout ça, ou très matérialiste, surtout à 28ans, mais il y a des choses dans une vie qui ont une valeur sentimentale inestimable.
J'aurais pu vivre dans une cabane toute ma vie, j'aurais été tout aussi peinée de devoir m'en séparer.
Les souvenirs restent dans la tête toute une vie, mais malheureusement ça ne suffit pas toujours et j'aimerais pouvoir me dire que je peux aller là bas quand je le souhaite, mais ce n'est plus le cas.
Rien que le fait de m'imaginer passer, ne serait-ce que devant, aujourd'hui, me fait froid dans le dos. Trop peur de voir ce qu'ils en ont fait. Impossible.

La seule chose qui m'aura "rassuré" dans tout ça, c'est de me dire que les nouveaux habitants sont des gens biens, des vrais gens, avec de vrais enfants qui créeront leurs souvenirs d'enfants dans cette maison qu'ils aimeront, je l'espère, autant que moi je l'aime ...





(Rangeons les mouchoirs, la parenthèse est terminée, la prochaine fois nous reviendront sur quelque chose de plus léger !)
Rendez-vous sur Hellocoton !