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dimanche 13 mai 2012

Tu es né dans les années 80 ?

Alors tu vas sûrement te reconnaître dans ce qui va suivre.

(si tu es né dans les années 90, voir 2000, qui sait, tout ça t'échappera peut être, mais tu peux rester quand même, il y a de la place pour tout le monde, au risque de passer pour une ancêtre)


Pour être honnête, je n'envie pas la nouvelle génération. Celle qui a tout, celle qui vit aux dépends du 2.0, du smartphone, de la mode et des marques à outrance. Je n'ai rien contre hein, mais franchement, je suis tellement heureuse d'être née dans les 80 pour avoir connu ....

* Les premiers ordinateurs, les débuts du web ou tu avais un forfait mensuel de 20h et paf, ça se coupait.
Aujourd'hui ça parait impossible, tout est illimité, on se gave du net toute la journée.
A l'époque, t'avais un modem qui faisait biiiiiip crrrchhhh tiiiiiiii pendant 5 minutes avant de se lancer (remember ?), mais on était patients, forcément, ça nous paraissait déjà super rapide (et on avait pas le choix surtout).

Ecoute ce doux bruit

Tu as connu les débuts du téléchargement avec Kazaa. Tu trouvais ça génial d'avoir un single gratos en une nuit. Ouai parce qu'avant, pour avoir une chanson, fallait laisser ton ordi tourner toute la nuit. Et alors si tu avais le malheur d'en choper plusieurs en même temps, ou pire, que tu voulais un film, t'en avais pour une semaine. La patience je vous dis.

Tu as découvert les tchat.
"Caramail", "Voila" (Lycos, va chercher !) et j'en passe, étaient devenus les rendez vous quasi quotidiens pour faire des rencontres, même amicales. Tu demandais ton "asv" (age-sexe-ville pour les jeun's) et tu jugeais avec ça, si tu poursuivais en MP (message privé). Tu conversais avec 15 personnes en même temps, tu t'en sortais plus, mais tu pensais chaque jour faire des rencontres inoubliables (ahem) (oui tu avais 16, 17 ans tu étais un peu naïf).
Les soirs de vide, tu retrouvais ta copine Yohann sur des tchats publics à thème, et tu t'amusais à tacler les autres. Inutile, mais tu trouvais ça drôle.
Tu te faisais un 5ème repas à 4h du mat devant ton écran, le tout en éclatant joyeusement ton forfait internet.


* Tu as aussi connu les cassettes audio et le walkmann.
T'en avait marre de tourner Ace of Base en boucle dans tes oreilles, alors tu enregistrais la radio pour avoir des sons tout frais que personne n'avait encore (genre).
Au début tu faisais ça à l'arrache, tu laissais tourner la cassette pendant la nuit pour gagner tu temps, et la nuit suivante, tu faisais l'autre face. En deux jours, ta cassette était prête, bouffée par les pubs et les annonces "Lovin' fun de Doc et Difool sur Fun radio".
Petit à petit, tu gagnais en expérience et tu faisais ça bien. Tu n'enregistrais que les chansons (souvent coupées), mais ça demandait un temps considérable de rester devant ton poste pour faire REC-Stop-REC-Stop .... pendant 2h, et surtout fallait PAS louper quand la chanson passait.


* Tu as connu la vie sans téléphone portable.
Bon par contre tu as aussi connu les factures démentielles de téléphonie fixe, les engueulades avec tes parents chaque mois parce que tu passais des heures avec mélachoune qui habitait à 2 maisons de la tienne. 
Pour retrouver tes potes tu te disais la veille l'heure à laquelle tu te retrouverais le lendemain. Fallait de la mémoire. 
Les portables sont arrivés vers l'an 2000, et là, au lycée tous tes potes avec le Nokia 5110 avec coque interchangeable et le mythique jeu du serpent. 
T'avais un forfait itineris (Orange pour les jeun's) sms et appels limités à 1h. Tu t'échangeais des codes de déblocage pour les textos et t'étais content. (Bon moi j'avais un forfait "Ola")
Là aussi tu as connu de nouvelles engueulades avec tes parents, parce que tu niquais ton forfait tous les mois à discuter avec tes copines que tu voyais déjà toute la journée. La vie était dure.

* Quand tu rentrais de l'école tu prenais ton goûter devant Giga sur la 2, et tu attendais avec impatience le début d'Hartley Coeurs à vif avant de faire tes devoirs. 
Tu aimais Nick Poulos, puis quand il est mort t'as jeté ton dévolu sur Drazic le rebelle. 
Tu trouvais son piercing à l'arcade trop ouf et son côté mauvais garçon te faisait frétiller.


Remember


* T'as fêté l'an 2000 en étant ado. Et ça c'était bon.
Alors que tout le monde craignait "le bug de l'an 2000" qui n'a jamais eu lieu (un peu comme le skylab), toi tu ne pensait qu'à t'amuser. T'avais 17 ans, au coeur de ton adolescence, les émois des flirts "qui sort avec qui ce soir ?", les nuits blanches, les styles un peu improbables tout ça ...
On avait fait un grosse teuf chez Josiane (enfin chez ses parents over stricts qui avaient bien voulu prêter la baraque, la révolution quoi) avec une trentaine d'autres potes, on avait hurlé au décompte, on avait dansé comme des attardés, on avait cassé une table en marbre (enfin j'ai assisté au carnage surtout) et à 3h on est partis quand ses parents sont revenus, et que sa mère s'est mise à pleurer devant la table en 3 morceaux.

T'as connu le passage à l'euro, et tu ne savais pas encore que t'étais en train de te faire enc*ler profond.


Bref, la liste serait encore longue si je continuais. Il y a sûrement même des choses que j'oublie.



Enfin voilà, je trouve quand même que c'était de belles années, et qu'aujourd'hui, à mon sens, les jeun's ont un peu perdu cette naïveté qui nous caractérisait si bien dans les années 80.
Je suis triste de voir qu'aujourd'hui les gosses ont tout, que la technologie les domine, que le web, les téléphones et les marques les maitrisent complètement, que tout leur est dû parce que c'est dans la normalité.
Alors non, ce n'est pas de leur faute, il faut vivre avec son temps, et leur jeunesse à eux, c'est ce qu'on leur propose aussi, donc c'est logique tout ça.
Et puis j'y trouve mon compte aussi aujourd'hui.
Mais franchement, je suis heureuse d'avoir eue une jeunesse sans toutes ces choses, ça m'a permit de faire certaines différences entre l'utile et le superficiel, de garder de bons souvenirs de ce qu'était la vie sans tout ça, d'avoir connu une enfance habillée comme une "vraie" enfant avec des fringues toutes moches, et faire de "vraies" activités de gamins sans jeux vidéos/internet et télévision....

Enfin c'est un autre débat.


Et toi, c'était quoi tes années 80/90 à toi ?! Raconte !



.










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dimanche 12 février 2012

Tu sais que tu vieillis quand ...

Il y a des moments dans une vie ou on se sent vieille (ou vieille peau, ça marche aussi) (bon y'en a ou on se sent jeune aussi hein, heureusement).
Ces petits moments de solitude, ou tu te dis que OHMAGAAAD, j'ai déjà X ans !

Et t'es deg.

On a déjà vu des listes circuler un peu partout qui disent "tu sais que t'es né dans les années 80 quand ... " etc ... et qui te rendent un peu nostalgique, mais, bien que je me sois clairement reconnue dans le :

" tu croyais que des petits bonshommes habitaient dans ton corps
 en regardant il était une fois la vie " 

ou

"tu collectionnais les pin's et jouait à l'élastique
partie anglaise Vs Partie française" 

il y a des choses du présent qui te rappellent que malheureusement tes 18 ans sont un petit peu loin ... 

Alors pour toi, ma vieille tanche, je vais t'énumérer ce qui me fou parfois la mort et qui me fait dire que je me ride. 


*  j'adore danser en soirée, à un mariage, un anniversaire, chez moi toute seule ou inventer des chorégraphies improbables mais j'crois qu'aller en boîte ça me ferait chier maintenant.


* quand je me maquille les yeux, maintenant, je suis obligée de tirer mon oeil vers l'extérieur pour faire un trait de crayon ... (FAIL)

* les mélanges genre vodka/orange, whisky/coca, rhum/ananas me foutent la gerbe, et j'trouve qu'il y a rien de meilleur qu'un bon vin rouge (ou une bonne pinte. En pression bien sûr)

* je suis toujours pas une couche-tôt, mais par contre quand je me pieute à 5h ou 6h du mat, je mets 2 jours à m'en remettre.
Faire une nuit blanche, aujourd'hui, me semble toujours possible mais je sais que ça va être hardcore toute la semaine qui suit.

* ça m'a fait un "choc" que Whitney Houston soit dead hier


*  je deviens organisée (un peu)

* je paye un crédit

* des fois je parle politique avec poupi mastaz

* et je me surprends à m'énerver et à trouver qu'on nous prenne pour des grosses vaches à lait, à être révoltée contre le gouvernement et le système. Je suis une rebelle qui a grandit.

* je trouve qu'une fille qui a une peau bronzée c'est pas forcément joli

* j'adore aller au resto, bien manger et les produits de qualité.
Pour moi hippopotamus et pizza Pino c'est pas des restaurants.



* j'apprécie une soirée à ne rien faire devant une cheminée qui te brûle le visage (même si j'ai pas de cheminée)

* j'ai fait le tri dans mes amis. J'arrête de m'accrocher à des gens qui ne font plus attention à moi

* j'arrive plus à donner d'age aux ados d'aujourd'hui et on m'appelle Madame

* je compte mes sous, et la fin du mois est souvent synonyme de flux tendu

* je dois pas être loin des 60 paires de chaussures accumulées depuis des années ...

* je trouve que les ongles courts c'est quand même plus joli que les ongles longs


* un jour j'aurais envie de me marier

*  je ne porte plus de Van's depuis 7, 8 ans

* je regarde les infos à la tévé ou sur le net, et ça m'intéresse (sauf quand ça parle de la vague de froid depuis 2 semaines).
Quand je pars loin ou longtemps en vacances, je me demande ce qu'il s'est passé pendant que je me dorais le cul  je visitais des musées

* j'aime bien acheter l'album d'un groupe que j'aime vraiment ou que je veux soutenir

* j'aime pas la nouvelle génération, les nouveaux enfants, les nouveaux ados, je préférais la mienne (80's power)

* en fait Slater et Dawson ils sont cheum





Mais c'est bien aussi de vieillir, des fois. Mais ça on en parlera plus tard . 




C'est quoi qui te fais sentir vieux (et con) toi  ?

.




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mercredi 4 janvier 2012

La viande et moi, pas le même combat

Ce billet pourrait paraître être une résolution de merde, mais point du tout l'ami.
Ce billet est sans viande certifié.

J'ai jamais été une grosse viandarde (ce mot ne veut rien dire, mais tu m'auras compris).
Quand j'étais gosse c'était la misère pour mes parents de me faire bouffer un steak, et de me faire bouffer tout court d'ailleurs.
J'étais maigre comme un clou, une brindille, un brindillon même.

A table, ça durait des heures, j'essayais de faire passer les morceaux de steak haché avec de l'eau, ça me donnait envie de vomir, alors je recrachais à moitié dans le verre d'eau, et il y avait des morceaux de steak qui flottaient, ça me dégoûtait (toi aussi?).
Ma mère en avait tellement marre (et je la comprends) qu'elle m'envoyait à la cave (haut lieu de terreurs fictives)(si tu l'avais vu cette cave, ça t'aurais foutu les boules, même si t'as 30ans, j'te jure) pour finir mon assiette sur les escaliers.
Bon alors oui, ça peut paraître ultra sadique, mais j'vous rassure, j'ai eu une enfance heureuse et sans maltraitance! je suis pas traumatisée.
Néanmoins, c'est une technique qui ne marchait que très peu.
Le steak finissait balancé entre les marches de l'escalier (j'étais pas encore au courant des problèmes de famine, bien entendu), ou machouillé pour être donné au chat ensuite (so glam').
Ma mère pensait donc que j'avais finis mon assiette jusqu'à ce qu'elle se rende compte quelques mois, années (?) plus tard qu'il y avait des morceaux de bidoche séchée étalés dans le coin sous l'escalier ...



Mon expérience carnivore s'est poursuivie en vacances à la campagne (on connait tous quelqu'un de la famille plus ou moins proche, ou une connaissance à la cambrousse chez qui on a passé du temps dans son enfance non ? ) .Ben là, c'était l'oncle de ma mère.
Il avait une grande baraque perdue dans le trou oublié de la France. Genre y'a plus d'animaux que d'humains.
Il avait des poules et dans le fond du jardin il y avait un clapier avec des tas de lapins. Forcément quand t'es gamin, tu kiffes, tu te sens un peu comme Belle des champs (sans le côté érotique, bah oui t'as quand même 7, 8 ans oh), tu coures (façon Laura Ingalls), et puis tu t'amuses avec les lapins, là au fond du jardin.
Et puis un jour, l'oncle décide que se serait hyper ludique de te montrer comment on enlève la fourrure d'un lapin pendu à un arbre, et tant qu'à faire, comment on l'éviscère...
Et pour t'achever il te le sert à manger 2h après et t'obliges à finir le lapin blanc que tu caressais la veille, sinon, punie de glace en dessert.
Bon s'tu veux la glace j'en avais plus rien à secouer sur le moment.
J'ai donc rayé définitivement la mention lapin de mon alimentation.

S'en est suivi de mes séjours à répétition dans la maison de campagne (encore une) de mon "grand père".
Y'avait RIEN à foutre là bas, c'était pas du tout charmant comme l'autre, on se faisait chier à mourir, et c'était le carnaval des horreurs.
Une visite (forcée) de la porcherie ou j'ai vu le paysan couper la queue des porcinets à vif puis nous filer un pot de rillettes maison ... la goute d'eau quoi.
J'ai bani les rillettes de mon alimentation.
Mon "grand père" qui éclatait les pigeons de son pigeonnier sur le mur pour les buter et nous les servir à manger le midi ..
Ca aura été la seule et unique fois de ma vie ou j'aurais mangé du pigeon (dégueulasse en plus)
Les souris qu'ils balançait à même le feu, vivantes. J'mange pas de souris hein, mais c'est quand même cruel bordel.

Et pour finir il y a environ un an je suis allée à Bourges. La ville où j'ai rayé le boeuf de ma vie.
Bourges+le boeuf = aucun rapport. Et pourtant.

J'y suis allée avec Pampililu pour assister au festival international du film écologique car le film d'un ami à lui, Patrick Rouxel (bah oui, là j'ai le droit de dire son nom) était sélectionné et il ne pouvait pas s'y rendre.
Je n'avais pas encore vu son docu, et ça a été un peu LE choc de ma vie. J'ai été hypra touchée, émue, effrayée, terrifiée, j'ai pleuré ma race et je suis sortie de là en me disant, et sans me forcer, que je ne mangerais plus de boeuf de ma vie.
Le docu en question s'appelle Alma. Pour reprendre les termes du résumé, le film nous invite à nous remettre en question (tu m'étonnes) sur notre manière de consommer (le boeuf en grande partie, mais aussi quelques autres sujets abordés), une prise de conscience sur ce qui se cache derrière le cuir.
Moi étant hypra sensible rapport à la cause animale, entre autre, ce film a eu l'effet d'une bombe sur moi. Il m'a fait tellement réfléchir que j'ai stoppé net ma conso.


Je vous invite à le regarder même si certaines images sont dures, il ne dure pas longtemps, il ne vous laissera pas indifférent, je vous le garanti.
Le but n'étant pas de vous faire tout arrêter (ça c'est moi), mais de vous faire réfléchir sur notre façon A TOUS de consommer de manière générale, et de réaliser les effets destructeurs que ça a sur notre planète. Ce n'est peut être qu'un steak dans votre assiette mais si vous saviez tout ce qui se cache derrière, c'est édifiant ...


Parenthèse terminée !

Tout ce "blabla" (chiant?) (long?) pour dire que la viande et moi s'tu veux c'est pas la loft love story.
Quand j'entends parler Foie gras à noël j'ai envie de lacher une galette tellement la manière inhumaine de procéder me débecte.
Encore une fois ce n'est que mon avis, mais tout ça, en fait, me pousse juste à aller vers le droit chemin d'une vie de légume, enfin de no-viande quoi.
Sensible au rapport animal/viande/assiette, je fais trop le rapprochement entre ce que je vois et ce que je mange, ce qui me bloque gentiment, mais sûrement, à supprimer toute viande de mon alimentation.
Très sensible à la cause animale de façon générale pour ce qui est de la fourrure, du cuir et de la viande.
Alors certes j'ai des chaussures en cuir, mais peu, et si je peux , j'évite, de plus en plus.
Je m'en fou d'avoir un sac en faux cuir, s'il est joli, peut m'importe.
Je men fou d'avoir de la fausse fourrure autour de mon cou, puisque de toutes façons le rendu est quasi identique.
Mais je m'en fou moins de me dire que ce que je mange, a des répercussions vraiment catastrophiques sur la planète sur laquelle je vis, que ce soit le boeuf (vous comprendrez le rapport en regardant le docu justement), ou encore l'huile de palme, le bois etc ...

Bref , le poulet est à peu près la seule viande qu'il me reste dans mon alimentation, mais je suis en passe de faire une croix dessus également. Et ce ne sera pas compliqué .

Un beau mélange entre culpabilité de tuer des animaux pour me nourrir (même si MA décision ne changera pas hein je sais) et prise de conscience sur les effets dévastateurs que ma consommation de certains aliments/produits a sur la planète et donc sur les animaux .

Je suis donc une future "veggie", et tu peux m'apeller Brigitte Bardot.

(Mais jeune, faut pas déconner)
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lundi 5 décembre 2011

Ma maison, mes souvenirs.

Alors attention attention chers lecteurs et lectrices habitués à mon traditionnel sarcasme, vous risquez d'être surpris aujourd'hui avec ce post ...
Je vous rassure, non, ne fuyiez pas, (ou ne vous y habituez pas), ce ne sera qu'exceptionnel !

I promess.

J'avais très envie de parler de ça aujourd'hui, car cette nuit, pour la énième fois, j'ai fait un rêve qui m'a vraiment perturbé à propos de ce dont je vais vous parler là tout de suite.
Histoire d'exorciser le truc, ou pas du tout, ou pour rendre un hommage, ou ... j'sais pas.

Voilà.

Il y a plus de deux ans maintenant, mes parents se sont séparés, comme beaucoup de gens, ça arrive, c'est la vie, c'est ainsi.
Nous vivions (enfin moi je n'y vis plus depuis 8ans maintenant), dans une jolie maison dans le Val d'Oise.
Nous n'avons jamais déménagé depuis ma naissance. Tous mes souvenirs d'enfance sont donc là bas.

Cette maison je l'adorais, elle était belle, une grande meulière, avec un sapin tellement immense qu'il cachait le devant de la maison.
Elle était grande.
J'ai eu la chance d'avoir ma chambre et ma soeur la sienne.
Le jardin était gigantesque (chose très rare aujourd'hui avec toutes les constructions de maison phoenix dégueulasses qui fleurissent de partout).
Il y avait une grande balançoire dans le fond, et un noyer tellement grand et tellement productif en noix, qu'on ne savait plus quoi en faire.
Mon père avait construit une cabane dans le fond du jardin, je la trouvais géniale. Tous les dimanche matin il mettait les Rolling Stones à fond dans la baraque, ça me réveillait, mais j'aimais bien.
Ma mère, elle, avait décoré toute la maison pendant des années, et c'était joli, on s'y sentait bien. Elle passait aussi des heures à rendre le jardin joli.
J'ai passé des heures moi aussi à jouer dans ce jardin avec ma soeur et Mélachoune, qui vivait dans la même rue que moi, à 2 maisons de la mienne. Ca fait 28 ans donc que l'on se connait, c'est sans contestes, Mon amie, une vraie de vraie. C'est un peu la 3ème fille de la famille tant ma maison était devenue sa 2ème maison, à elle.
On a passé des milliard d'heures dans ma chambre à refaire le monde au milieu de mon bordel, à danser, rigoler, pleurer aussi.
Avec ma soeur, petites, on sortait le carton de petites voitures, et on passait des heures à installer des routes, des parkings etc... dans le grenier pour finalement ne plus avoir envie de jouer.
Plus tard j'allais dans sa chambre squatter pour fumer des clopes, faire comme elle et ses copines, écouter de la musique. J'ai découvert des tas de groupes grace à ma soeur, c'était un peu ma référence. Après je crânais devant mes copines.
Je lui piquais ses vêtements aussi, je cherchais la clé de sa chambre qu'elle cachait dans un pot de fleur pour pas que je rentre en son absence.

Ado, j'ai fais des tas de soirées d'anniversaire. On poussait les fauteuils du salon et on squattait le jardin (la chance d'être née en été) , musique à fond , et flirts naissants.
On faisait des nuits blanches, et avec mélachoune on se remémorait la soirée autour d'un cordon bleu/pâtes au gruyère à 8h du matin.
Quand mes parents étaient partis, j'invitais des potes pour regarder des films, manger des macdo ou improviser des films avec la caméra d'une amie.
Sans hésitations, je pourrais dire que les soirées chez moi, mes potes s'en souviennent encore.

Ensuite, ma maison est devenue le lieu où j'aimais venir pour profiter du jardin que je n'ai plus, respirer le calme et la nature, et écouter les oiseaux.
Entendre aussi le concorde passer à 11h le matin et regarder les avions passer au dessus de ma tête en devinant la compagnie (déformation professionnelle ^^)
J'aimais m'y ressourcer, rendre visite à mes parents. Je me suis toujours sentie chez moi là bas.

Je l'aimais. Vraiment, vraiment beaucoup.

Mais le jour où mes parents se sont séparés, il a fallu vendre la maison où mon père n'allait pas rester vivre seul. Moi et ma soeur et ma mère n'y vivant plus.
Il a donc fallu faire le tri, remettre les mains dans les cartons que nous n'avions pas ouvert depuis 20ans avec ma soeur, décider ce que l'on gardait ou pas, jeter des choses car on ne pouvait pas TOUT garder, prendre des décisions difficiles...

Il a fallu supporter les visites dans la maison que tu aimes tant, et imaginer d'autres gens y vivre et se créer leurs souvenirs à eux dans les murs qui t'appartiennent encore (dans ton coeur en tous cas).
Il a fallu accepter que les nouveaux acquéreurs s'imaginent la maison autrement, parlent de casser des murs avec des artisans, coupent le sapin devant la maison et détruisent tout ...
Il a fallu s'imaginer aussi, que dans cet immense jardin, 2 autres maisons phoenix atroces, se construiraient, et défonceraient la petite cabane, la balançoire , la tonnelle, toutes les jolies plantes et arbres que mes parents avaient mis des années à faire pousser ...

Il a fallu gérer tout ça, et le panneau "vendu" sur la maison.

Il a fallu dire au revoir.

Et ne plus jamais revenir. J'peux pas.

Cette maison je l'aimais, et je crois que je ne ferais jamais le deuil d'avoir dû la quitter comme ça. Ca a duré plus d'un an tout ce déménagement, la vente et le reste, mais j'ai eu l'impression de n'avoir eu que 5 minutes pour plier bagages et dire tchao.

Ca m'a fait très mal en vrai. Je n'ai pas réalisé l'ampleur de la blessure que ça m'avait fait de devoir quitter tout ça, mais je l'ai compris à force de rêver sans cesse que j'y retournais alors qu'elle est habitée par d'autres gens, et que chaque fois que j'en parle j'ai la boule à la gorge.
Je peux rester insensible face à la tristesse des autres mais pleurer pour ma maison.
J'sais pas, c'est comme ça, j'l'explique pas.
Ca peut paraitre futile tout ça, ou très matérialiste, surtout à 28ans, mais il y a des choses dans une vie qui ont une valeur sentimentale inestimable.
J'aurais pu vivre dans une cabane toute ma vie, j'aurais été tout aussi peinée de devoir m'en séparer.
Les souvenirs restent dans la tête toute une vie, mais malheureusement ça ne suffit pas toujours et j'aimerais pouvoir me dire que je peux aller là bas quand je le souhaite, mais ce n'est plus le cas.
Rien que le fait de m'imaginer passer, ne serait-ce que devant, aujourd'hui, me fait froid dans le dos. Trop peur de voir ce qu'ils en ont fait. Impossible.

La seule chose qui m'aura "rassuré" dans tout ça, c'est de me dire que les nouveaux habitants sont des gens biens, des vrais gens, avec de vrais enfants qui créeront leurs souvenirs d'enfants dans cette maison qu'ils aimeront, je l'espère, autant que moi je l'aime ...





(Rangeons les mouchoirs, la parenthèse est terminée, la prochaine fois nous reviendront sur quelque chose de plus léger !)
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mardi 15 novembre 2011

Regrets,remords...tu es perdu?Moi aussi

Nous avons tous des regrets et/ou des remords (enfin si tu es normal, car je pense que c'est normal, mais qu'est ce que la normalité ? bon je m'égare).
Des choses qu'on aurait aimé faire, et d'autres qu'on aurait mieux fait de ne pas faire.
C'est la dure loi de la vie (c'est profond ce que je dis)

Pour bien cerner la différence entre les regrets et les remords (pour toi là bas au fond qui en branle pas une), je vais t'expliquer parce que je suis super intelligente et que j'ai la science infuse (tu ne savais pas ?)

Les regrets peuvent s'exprimer lorsque tu as mal agis mais pas seulement, ils peuvent aussi s'exprimer si au contraire tu n'as pas agis du tout, par exemple "je regrette de ne pas avoir pu éviter ce petit hérisson sur la route" (en vrai tu aurais pu mais tu ne l'a pas fais parce que tu es un gros salaud)

Les remords quant à eux s'expriment lorsque tu as mal agis et qu'en conséquence tu te trouves honteux ou que tu as mis quelqu'un dans une situation honteuse ou blessante etc... le genre de moment ou te retrouves à dire "putain mais quelle conne j'ai été d'avoir écrasé sciemment ce pauvre hérisson" (il a bon dos le hérisson ces derniers temps)

C'est bon t'as cerné la différence ?
Non pas que je vous prenne tous pour des buses, mais c'est un truc que moi même je me suis longtemps demandé, fut un temps, sans trop savoir dans quelle situation employer l'un ou l'autre terme. Bref, tu as le droit de dire merci wikipedia, c'est cadeau, ça me fait plaisir .

Tout ça pour dire que toute notre vie on se traine à plus ou moins grande échelle ces regrets et remords dans un coin de notre tête et/ou de notre coeur et ça saoule un peu.
Si il y a des choses que je pouvais refaire, je les referais sans hésiter.
Par exemple, avec du recul, je me dis que si j'avais mieux bossé à l'école, enfin au lycée, j'aurai fait ma terminale, comme tout le monde, comme un grande, et j'aurai eu mon bac, chose que je ne connais pas car je me suis arrêtée en première, sur un échec cuisant au bac français et ça c'est con car si j'avais eu mon bac j'aurai fait quelque chose de mieux ensuite. (ça c'est un regret)
Par contre, même en étant une bonne grosse cancre, je regrette en aucune façon d'avoir retapé ma seconde qui m'a permis de rencontrer des tas de gens géniaux, de lier des amitiés qui existent toujours aujourd'hui. Sans contestes, cette année aura été la meilleure année scolaire de toute ma vie.

Non je ne vous dirais pas où je suis , 11ans ont passé depuis
se serait trop douloureux !


Si je pouvais aussi, après le lycée, je serais partie à l'étranger un an car c'est à cette période là que tu te forges et que tu engranges un max de trucs et ça j'ai les boules de ne pas l'avoir fait (ça aussi c'est un regret), peut être que si je l'avais fait ma vie serait totalement différente aujourd'hui, je vivrais aux usa ou en Angleterre, j'aurais un super boulot, je serais parfaitement bilingue ... On ne saura jamais .

Enfin, si vous saviez, la liste est longue !
Je ne vais donc pas faire de liste (again) de tout ce que j'ai foiré dans ma vie parce que Primo j'vais me pendre après avoir cliqué sur "publier le message" et secondo je crois que ça sert à rien de vivre pleine de regrets et de ressasser sans cesse ce qu'on aurait du faire ou ne pas faire dans sa vie, ca n'amène à rien sinon à s'auto-flageller, même si parfois, il est bon de ne pas oublier certaines choses, qui, malgré tout vous servent à avancer et à ne pas reproduire les même erreurs que par le passé.

J'essaye d'apprendre avec les années à faire des choix intelligents et ne pas penser qu'à ce qui est le moins chiant, ce qui souvent m'amène à me dire "pfff j'aurai pas dû, maintenant c'est le bordel" .
C'est pas toujours simple car quand on est un peu impulsive (comme moi), on agit beaucoup par coups de tête, et c'est pas forcément la meilleure façon de faire, même si sur le coup on trouve ça cool, on finit souvent par revenir sur nos conneries .

Gros travail sur moi même pour ne pas vendre sur un coup de tête mon scooter dans le but de me faire de l'argent et m'acheter une camelote made in china à la place qui finira forcément par me rendre dingue à force d'aller retour chez le garagiste et qui donc m'aura finalement fait perdre plus d'argent que ce que j'en avais.
Tout à fait le genre de conneries que je suis capable de faire, mais que, systématiquement je regrette. Alors que mon placard dégueule de vêtements que je ne porte plus, ou ma cave remplie de merdes trésors, c'est plutôt là que je devrais chercher ...

On ne se refait pas ....
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Les films de mon enfance, des hérissons et une voiture (si tu comprends pas t'as qu'à lire)

C'est drôle parfois comment les idées d'article naissent d'un truc qui n'a rien à voir ou presque.

Voici comment s'est décomposée mon idée en moins de 5 minutes:

Je regarde un film >>> Pub >>> je vois une pub avec des hérissons gentils pour la nouvelle Golf toutes options qui pollue toujours mais elle écrase pas les hérissons elle >>> je me dis que j'aime bien la musique car elle me fait penser à une musique de contes pour enfants >>> je repense à mon enfance (sont forts pour t'émouvoir chez Wolswagen) >>> je repense à la musique de la belle et la bête du début (qui n'a rien à voir avec celle des hérissons j'en conviens) ou tout le monde dit bonjour à Belle en chantant (moi j'connais pas mes voisins perso, Belle, elle connaît tout son village) >>> je vais sur Facebook poster le lien à une copine de l'école primaire en lui rappelant quand on chantait cette connerie à tutete en réinventant les paroles >>> je me perds sur Facebook >>> je tombe sur une vidéo postée par un ami, d'une chanson qui me fait penser à un passage d'un film de mon enfance >>> je vais sur youtube regarder des extraits du film avec nostalgie >>> je me perds sur Youtube >>> je regarde 18 vidéos d'extraits de films de mon enfance >>> je tiens mon sujet grace à une golfe et des hérissons .

J'ai passé, je pense, une heure à regarder des tas d'extraits (au lieu d'aller sur pole emploi.fr/refaire mon cv/écrire des lettres/ranger mes papiers), et j'ai eu l'impression d'avoir 10 ans encore, affalée sur le grand canapé en vieux cuir de chez mes parents, avec ma soeur, à regarder sur la vieille télé, des vhs usées jusqu'à la moelle, pour la 15ème fois, les mêmes films qu'on aimait tant.

Alors j'ai eu envie de partager ça .

En premier il y a Le voyage de Sinbad .
Alors non je n'ai pas cinquante ans mais bien 28, et ce film n'est pas de ma génération , je sais, mais j'ai quand même grandit avec, et j'étais fascinée par le cyclope, qui m'effrayait mais j'adorais ça ! Ce film est multi-générations



L'île mystérieuse.
Je n'ai toujours pas 40ans, et ce film aussi est sorti environ 20 ans avant que je naisse, mais là encore j'étais fanatique. D'ailleurs il était sur la même cassette que le cyclope.
Je trouvais ça génial qu'il y ai des abeilles géantes, des poulets géants, des crabes géants ... ça m'hypnotisait
Ici, l'attaque du poulet géant (qu'ils finiront par rôtir)


King Kong 
Et celui de 78 bien sûr (j'étais presque née) parce que pour moi c'est vraiment le meilleur comparé à la bouse de 2005, avec tous les effets spéciaux qu'ils veulent, ce sera jamais aussi bon



Et puis il y a eu les bronzés, les vrais, quand ils étaient jeunes, drôles et frais, et pas vieux et pathétiques quand ils nous ont ressortis leur merde numéro 3




La famille Adams. Ils étaient tous géniaux et complètement barrés, c'était énorme


Total Recall
Un ovni total que beaucoup ont détesté, mais avec ma soeur, on étaient ébahies.
C'est la première fois que j'ai vu une femme avec 3 seins (des faux hein)
L'an prochain un remake sort avec Colin Farell, alors je l'attends au tournant, croyez moi.

Le grand chemin 
J'ai trouvé ce film un peu malsain par moment, et j'en étais déjà consciente en le regardant, mais pourtant je l'aimais car c'était l'été à la campagne dans le foin.
En y repensant, ça me rappelle les mauvaises vacances chez mon grand père à la campagne ou t'avais juste envie que tes parents reviennent te chercher .




Et toi c'est quoi les films de ton enfance ? Peut être toi aussi tu regardais des films de vieux .


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