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mardi 8 janvier 2013

il FAUT que ça cesse !

Salut toi



A l'aube de mes 30ans (plus que 6 mois, au secours), et en ce début d'année 2013 j'ai envie de croire que certaines choses dans ma vie peuvent changer, et qu'il serait temps, aussi, qu'elles changent. 

On a tous plus ou moins, dans notre vie, fait des résolutions en fin d'année.
Se mettre au sport, arrêter de manger au fast food (d'ailleurs vous avez vu ce qu'un gars a retrouvé dans ses nuggets au KFC ... ? c'est tout juste dégueulasse), trouver son prince presque charmant, être plus gentille, trouver un boulot, arrêter de fumer ...
Bon, on le sait tous, sur le papier c'est tout joli mais en réalité c'est dur de s'y tenir. On a envie d'y croire, on se promet des merveilles et des miracles, et finalement 365 jours plus tard, vas-y qu'on se retrouve avec la même liste que l'année précédente.
J'ai envie de dire que finalement, si on n'a pas la volonté, ou si on n'y croit pas vraiment, ça peut durer des années à se trainer la même liste.
Les résolutions de fin d'année, c'est un peu de la poudre aux yeux pour garder la foi, et croire que chaque année peut être différente de la précédente. Sauf qu'en réalité, ça ne dépend que de nous, et de notre réelle envie d'y arriver ou de changer nos habitudes.

Personnellement, j'ai donc décidé il y a un moment d'arrêter de faire des résolutions que finalement, au fond de moi, je sais que je ne tiendrai pas, parce que pas vraiment envie, parce que pas vraiment de raisons de etc ... mais plutôt de faire une liste non exhaustive de choses que je souhaiterai réaliser à l'avenir, dans un futur plus ou moins proche, dans ma vie. Finalement, je trouve ça plus sain, plus réalisable, moins stressant, et ça permet d'avoir des petits ou grands défis perso dans sa vie (outre les défis du quotidien).
J'ai donc depuis plusieurs années, dans ma tête, une liste "to do in my life".

source

Voilà, mais avant ça, cela faisait des années que sur ma liste-toute-pourrie-de-résolutions-de-fin-d'année, trônait en première place, number one de la résolution hardcore : arrêter de fumer. Oui, en gros et en gras, comme ça.
Bien entendu, le 2 Janvier, j'avais déjà oublié.

Aujourd'hui j'ai 29ans et ça fait presque 15ans que je fume ... 15 ans. Et je n'ai QUE 29ans.
15ans que la clope fait partie intégrante de mon quotidien.
15ans que je dépense des sommes astronomiques juste pour me cramer les poumons.
15ans que je stresse quand le Dimanche je n'ai presque plus de cigarettes dans mon paquet.
15ans que je n'ose même pas connaître l'état de mes poumons.
15ans que mon souffle est si inexistant que si je devais fuir un raquetteur, je crois que je me laisserai voler toutes mes affaires plutôt que de courir.

15ans que je dépense plus de 600€ par an pour me niquer la santé. Soit environ 10 000€ depuis 15 années(plus ou moins en fonction des changements de tarifs).

10 000€ ...
C'est effrayant.

Quand je pense à tout cet argent, j'imagine très aisément ce que je pourrais faire avec ça, si je les récupérait. Un voyage, même deux, même trois. Rembourser une partie de mon appart, ou changer mes fenêtres. Acheter des fringues (oui mais non ça c'est une fausse bonne idée ^^), faire plaisir à mon entourage ... bref, la liste est bien sûr infinie.

Alors évidemment, quand on fume on ne pense pas à tout ça. Seul un fumeur pourra le comprendre.
Quand tu clopes tu ne te dis pas "une bouffée = 10 centimes , 1 clope = 50 centimes". D'abord tu fumes pour le plaisir, parce que tu aimes ça, que tu apprécies ce moment, parce que ça te détends ... pour pleins de bonnes ou plutôt mauvaises raisons, mais en tous cas pour des raisons qui sont propres à chaque fumeur.
C'est pour ça que la question financière tu en es conscient, mais quand t'es accroc finalement ça te passes un peu au dessus. Le plaisir, la dépendance avant tout. Le reste on verra plus tard.

De plus dans mon cas, lorsque j'ai commencé à toucher au tabac, c'était en piquant des clopes à ma mère. C'est une grosse fumeuse, et lorsque je vivais chez mes parents, il était hyper facile de lui en prendre. Il y avait toujours un paquet dans la cuisine, un dans son sac, une cartouche au dessus du frigo, et des fois d'autres qui trainaient un peu partout dans la maison. Donc honnêtement  je n'ai pas eu besoin de qui que ce soit pour m'aider à commencer.
Alors bien sûr, je ne remet pas la faute sur ma mère, car même sans ça, je pense que j'aurais malgré tout continué de fumer. Simplement, je pense que cela a été plus facile pour moi de m'en griller une quand j'en avais envie, que ça a été facile aussi de ne pas acheter de paquet, puisque j'en avais toujours sous la main.
On va pas se mentir, je pense que grandir dans un environnement de fumeurs, c'est quitte ou double. Ca peut t'en dégoûter peut être, mais ça peut aussi te donner l'envie de faire pareil. Ce qui je pense à été mon cas.

Pour ce qui est de la dépendance, c'est venu plus tard.
Au départ, je ne fumais qu'une clope comme ça de temps en temps, avec Mélanie, planquées derrière un terrain de tennis, ou encore quand j'allais monter à cheval le Samedi après midi. On allait se planquer dans les bois pour fumer LA clope de la semaine.
C'était pas méchant en fait.
Et puis est arrivée l'heure du lycée. A l'époque, en 98 donc, on avait encore le droit de fumer un peu partout, y compris dans la cours du lycée. Tu penses bien qu'à cet âge là, en pleine crise d'ado, tu trouves ça tout juste génial, et la première chose que tu fais lorsque tu arrives là dedans, c'est fumer une clope à la récré parce c'est " über cool ", ça fait grand. Grosse erreur. Et grosse erreur de l'établissement. Avec du recul, je trouves ça aberrant qu'un lycée puisse laisser des gosses fumer en toute impunité au sein même de l'établissement (et c'est une fumeuse avertie qui dit ça) . Parce que, et là par contre j'en suis sûre, c'est bien à cause de ce droit que je suis devenue dépendante à la clope.

Tu commences timidement à en fumer une première, puis petit à petit ça devient une habitude, petit à petit c'est à chaque récré, puis après la pause du midi, puis après les cours, et avant les cours... pour finalement devenir une habitude, puis un besoin, donc une dépendance.
Et te voilà bien ancrée dans le sale engrenage qu'est la clope. Te voilà à 29 ans complètement accroc, à te demander comment tu vas bien pouvoir faire pour t'en sortir, maintenant que ça a bien prit sa place dans ta vie.


Tous les ans donc, lors des mes super non-résolutions, je me suis toujours dit "il faut que j'arrête".
Sauf qu'un "il faut que j'arrête" à demi-convaincue, ça marche pas beaucoup.
Mais va savoir pourquoi, cette année, je veux vraiment arrêter.
L'approche des 30ans peut être ? Un cap psychologique à passer cette année? devenir une trentenaire en bonne santé ?
Enfin des raisons je n'en manque pas, et dans le trio de tête je dirais bien entendu ma santé, mes finances et ce putain d'esclavage qu'est la dépendance à la clope.
Ah oui et bien sûr (sinon il va me cogner) faire subir mon tabagisme aux autres, et notamment à Pépito qui en a ras le bonbon de puer la clope à cause de moi (nan mais ça me fait plaisir aussi).

source

C'est donc il y a quelques jours, après que cela m'ait trotté dans la tête depuis plusieurs semaines, voir mois, que j'ai pris la décision que j'arrêterais de fumer pour de vrai.

Je suis allée sur tabac info service, je me suis renseignée un peu sur l'expérience des autres, sur les substituts, est ce que j'en prend ou pas, sur les méthodes etc .... bref j'ai lu un paquet de trucs qui peut être me serviront à rien, mais qui étaient nécessaires pour que je puisse me mettre dans le bain.
Je manque sacrément de volonté si j'ai pas de carottes pour me faire avancer, ou si je ne vois pas de résultats rapidement, du coup il fallait vraiment que je m'arme pour bien m'imprégner de mon arrêt.
J'ai aussi, grace à Jade, regardé une vidéo d'une chic fille (que je ne retrouve plus) qui raconte son expérience face à ses multiples arrêts, et son arrêt véritable depuis maintenant un an. Elle te fais comprendre que finalement c'est pas aussi difficile qu'on peut l'appréhender ...

Sur ce dernier point, je t'avouerai que pour l'instant j'ai encore du mal à le penser car présentement,  je trouve ça hyper dur. Mais avec du recul, je dirai peut être la même chose. Qui sait.

Il est 18h et j'ai donc, depuis 3 jours, le même paquet de cigarettes, qui en temps normal devrait déjà être terminé depuis hier.
Il m'en reste 2.
J'ai très peur de le finir car je me suis dit que c'était "le dernier", et qu'aujourd'hui, je n'en rachèterai pas.
J'ai un paquet entamé de tabac à rouler au cas ou, et je crois que pour l'instant ça me rassure de savoir qu'il est là. J'aime moins, alors si je n'ai plus que ça, je serai moins tentée de fumer.
J'ai également décidé d'aller acheter des gommes Nicorettes. Je ne sais pas si ça aide. Mais j'ai lu que certaines personnes avaient réussi à arrêter mais par contre étaient devenues accroc aux gommes .... Putain c'est un monde !!!
Et pour finir, j'ai commandé le bouquin d'Allen Carr qui a révolutionné le monde des fumeurs il y a quelques années en présentant, il parait, une approche tout à fait différente pour arrêter de cloper. Je  ne mise pas d'espoirs dessus car je suis finalement assez hermétique au psycho (genre hypnose et compagnie), mais j'ai bien envie de le lire. Qui sait .... il y a bien des gens qui ont arrêté du jour au lendemain grace à lui .


Voilà où j'en suis aujourd'hui, 8 Janvier 2013 (veille des soldes)(on change pas une équipe qui gagne).

Je reviendrai dans quelques temps en reparler, si tu veux bien, voir ou j'en suis.
Disons dans 1 mois peut être.
Et peut être que dans les prochains articles, je ferais un mini topo comme Bridget Jones ^^


Si tu veux partager ton expérience à toi de fumeur(euse) ou ex-fumeur(euse), je suis bien preneuse !





A bientôt !





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mercredi 16 mai 2012

Pour toi, j'ai testé: s'envoyer en l'air

Tu te souviens il y a quelques temps je t'avais parlé du cadeau que j'avais offert à Pépito pour ses
a) 16 ans b) 33 ans c) 43 ans (rayer la mention inutile).
Et bien voilà, ON L'A FAIT, on s'est envoyés en l'air, ouai baby.

Tu penses bien, à 28 piges il était quand même temps que je lui fasse ce cadeau, ça fait quelques années qu'on se côtoie maintenant, c'était la moindre des choses.

Finalement c'était un peu un cadeau pour moi aussi. Ben oui, c'est un moment qui se vit à deux, toute seule c'est triste, on sait pas vraiment quoi faire de ses dix doigts tu vois ?

Donc voilà, on est des fou fou, on a sauté le pas, on a passé la nuit...
... dans une cabane perchée dans un arbre.


(vislarde) (roooh c'était facile)


Et bien autant te dire que c'était assez exceptionnel (c'est une bonne citadine qui te parle). Les oiseaux, la nature, le vert, le calme, LE CALME QUOI !
C'est un peu des notions qui t'échappent lorsque tu vis au milieu du béton, des bouchons, de la foule et du boum-boum-wesh-yo qui t'entoure chaque jour.
Forcément quand tu arrives là bas, tu as comme l'impression de faire une fugue pour retrouver le vrai monde. Oui le vrai, parce qu'en fait la nature c'est un peu la vraie vie (même si j'adore renifler du monoxyde de carbone sur mon scooter, des fois j'ai un peu envie de vomir)

Tu es à une heure de Paris (2h, si comme moi tu te perds en chemin avec ton gps foireux) et tu arrives dans un chemin perdu au milieu des bois (là tu as comme une impression de déjà vu du type "la cabane au fond des bois où tu ne passera pas la nuit parce qu'il y a un psychopathe qui rôde") et là, au bout de ce chemin caillouteux, un monsieur t'accueille avec un baudrier (ah oui parce que pour t'envoyer l'air faut d'abord te laisser glisser comme une vieille baleine morte sur une tyrolienne. Tout se mérite).

Après avoir enfilé l'accessoire idéal pour mettre ton fessier et/ou ton paquet en valeur, tu suis la dame (celle qui a intégralement appliqué la notion de "nature" sur son faciès. Mais très gentille, au demeurant) qui en chemin te racontera un peu l'historique des cabanes, de quoi faire si la foudre te claque dessus, de comment descendre sur ta tyrolienne lors d'une pluie battante couplée d'un vent à décoiffer ta grand mère (pendant ce temps tu pries pour ne pas finir ta nuit cul-nu, avec ton baudrier, à descendre de ta cabane pour dormir dans un refuge avec 20 autres personnes).

Et là, après avoir fait fait plouf-plouf pour deviner dans laquelle tu vas aterir, tu arrives enfin à TA cabane à toi.
Tu esquisse un large sourire parce qu'en fait c'est pas la cabane de davy crocket que tu t'imaginais, non. Pas de taule en guise de toit, ni de cordages branlants pour faire tenir le bordel. Non, c'est trop chouette.

Attends, tu n'es pas encore monté


Après t'avoir expliqué comment monter sur l'échelle avec ton baudrier et tes mousquetons que tu dois attacher à chaque mouvement que tu fais (chose que tu ne fais plus dès que la dame a le dos tourné), après avoir fait 15 allers retours sur la tyrolienne juste pour le fun, tu t'arrêtes deux secondes de faire la gamine attardée et tu contemple les lieux. Et là tu hallucines que tout ça puisse tenir sur un tronc d'arbre (autant te dire qu'ils ont intérêt à bien avoir serré les boulons sinon je les fume).
Sans déconner, je trouve que c'est limite mieux que mon F1 de banlieue, et pourtant, c'est plus petit.

Nan mais la terrasse quoi


par contre le lutin à gauche, il est horrible et il fait peur.
Je pense que la nuit il se lève et il te regarde dormir 

Après donc avoir bouffé comme des porcs (ou des vaches, c'est selon) rillettes de saint jacques, salades, saucisson, crème d'artichaut (kikou colinette), pain, fromage, vin bien sûr et j'en passe (bah attend on fête un anniversaire ou pas?), il était temps de tester les toilettes sèches d'aller à l'intérieur et de passer la nuit.
Nuit qui, en passant, fut assez agitée. Alors je te vois venir d'ici avec tes allusions, et pourtant ce n'est pas de ça dont je parle (oh!). J'ai eu un peu froid, mal au dos, je me suis réveillée 50 fois et à 7h du mat j'avais hâte d'en finir avec cette non-nuit.

Le lit du délit (mais classe tout de même)


Après ta nuit un peu pourrave (mais chouette quand même, j'insiste), on te dépose ton petit déjeuner dans un panier au bout d'un fil, et toi au saut du lit, en culotte sur ta terrasse, tu hisses le bordel et tu (re)bouffe. Bref la vie quoi.



Et pour finir en beauté, et surtout parce qu'après t'être totalement dépaysé (ou re-paysée) t'as surtout pas envie de retrouver ta vieille banlieue moisie, alors tu décides d'aller prendre un deuxième petit dej (bouffer, toujours, c'est important) en partant, dans le petit village d'à côté.

Et là tu découvres un endroit charmant (oh putain je parle comme les vieux), avec un château magnifique (et merde). Et comme des vieux retraités, ben tu décides d'aller le visiter (et en plus t'as aimé ça. Coucou j'ai 70 ans).
Oui bon voilà j'assume, j'ai toujours été fascinée par les intérieurs des châteaux. J'adore m'imaginer comment c'était à l'intérieur à l'époque, comment les gens vivaient dedans tout ça ... j'étais subjuguée par la taille des salles, la façon dont ils se prenaient la tête pour faire des belles choses, les impacts des obus sur le château et imaginer les histoires dingues qui se sont passées ... bref.

Ma nouvelle acquisition, donc.
Oh, trois fois rien.
(je te réserve la tourelle sud si tu viens me rendre visite)


Voilà, une nuit dans une cabane, ça se passe comme ça.

Alors si toi aussi tu veux tenter une expérience inoubliable (ça fait un peu pub pour le parc asterix), et bien je n'ai qu'un mot à dire : FONCE. C'est vraiment giga coule.
Je te dirais bien le prix, mais Pépito rôde par ici, donc si tu veux savoir, tu me demandes les infos in private, sinon tu vas voir ICI .

Le Nid dans l'arbre 
Route de Morienval
60350 Pierrefonds



-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-

On a la classe. Ou pas du tout.
(je t'ai épargné la vidéo ... )



Voilà voilà.



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mardi 17 avril 2012

Aime ta banlieue, elle t'aim....

T'as des gens qui vivent à la campagne, d'autres face à la mer, ou encore en plein cœur de Paris (Lyon, Bordeaux, Lille ... ça marche aussi).
Et puis t'en as, les autres, qui vivent en banlieue.
Cette espèce de zone batarde ou t'es presque à Paris, presque à la campagne, mais pas tout à fait dans Paris ni tout à fait dans la campagne, la zone tampon quoi.
Les batards.

Nb: je me permettrais ici de dénigrer à souhait les banlieusards, en faisant moi-même partie, et parce que c'est mon blog et que je dis ce que je veux. 


J'ai toujours voulu habiter dans Paris. Depuis mes 17 ans, je m'en souviens.
Avec ma copine Yohann, on y passait nos weekend et nos soirées. Nos premières virées en bagnole, ça a été là bas sur la place de l'étoile + périph en heure de pointe. Le rêve.
A l'époque on trouvait que les champs Élysées c'était trop la classe. Aujourd'hui ça me fait vomir.
Je faisais mon shopping aux puces, parce qu'avant les puces c'était bien et c'était safe. Aujourd'hui t'essayes de pas trop trainer quand tu passes devant.
Le forum des Halles c'était le temple du shopping. Quelques années plus tard tu sais que tu vas là bas que si tu n'as pas d'autres choix.
La locomotive était LA boîte où il fallait te rendre. Aujourd'hui elle n'existe plus. 

J'aime Paris mais j'ai toujours vécu en banlieue.

Alors je vais pas me plaindre, j'ai eu une enfance cool, dans une super maison dans le 95, avec un super jardin étou étou.
Mais plus tard, quand tu as l'opportunité, et que tu es en age de partir de chez papa-maman, c'est là que tu te rends compte que les prix sont indécents et qu'à moins de ne vivre dans un 10 mètres carré ou d'arrêter de t'alimenter pour payer ton loyer, tu es obligé de faire une croix sur le "rêve parisien".

C'est alors à ce moment que tu découvres les joies de la banlieue, la vie en appartement, les déménagements pour la seine saint denis c'est d'la bombe bébé toussa ... et que tu apprends à aimer et découvrir les choses fabuleuses que la banlieue peut t'apporter.

Si tu le veux bien je vais te parler un petit peu des bienfaits de cette région fantastique.


La banlieue a son lot quotidien d'aventures. Chaque journée est une surprise, et c'est un petit peu ce qui la rend lumineuse.
Quand  chaque matin en partant au boulot, et chaque soir en rentrant chez toi tu aperçois par ta fenêtre le groupe de désaxés qui se rend à l'asile au bout de ta rue, tu te dis que finalement ta vie n'est pas si pourrie qu'elle en à l'air.

Tu saura également apprécier la luxuriante verdure qui orne les rues. Arbres et buissons de premier choix que la municipalité aime tailler jusqu'à l'os pour que tu saches apprécier le vis à vis que ton appartement offre sur le jardin d'en face.



Tu aimera le lot d'artistes dont ta ville regorge. D'ailleurs, chaque jour, tu sais mesurer leur infini talent sur les murs de la gare/des maisons/des façades/des trains/camions ... Tu te dis que quand même, c'est fort dommageable que personne n'ai su repérer leur don.
Pourtant ils signent. Ils aimeraient sûrement être reconnus ... les pauvres.


Tu admirera le sourire des gens qui rayonne sur leurs visages. Ici on sent qu'il fait bon vivre, que le commerçant est aimable et toujours soucieux de son client. 
Quant au client, lui, on le sent détendu, zen et apaisé d'évoluer dans cet environnement.


Tu remarquera d'ailleurs que le banlieusard est toujours heureux au volant de sa voiture après une journée relax au bureau. A ce propos, il aime son trajet en bagnole de la banlieue ouest à la banlieue est. Ses 2h30 de route et de bouchons, c'est un peu sa soupape de décompression avant de retrouver sa petite famille. 


Le banlieusard est heureux dans son petit appart à loyer "modéré", car grâce à ça, il a plus de temps pour lui. Ses amis parisiens ayant fait le choix de bouffer des pâtes tous les jours ou d'avoir un salaire plus élevé que le tiens, n'ont plus le temps de traverser le périph' pour venir te voir. Tu les remercie chaque jour que Dieu fait pour ce temps précieux qu'ils t'offrent (et pour l'amitié que tu as fini par lier avec le pompiste et/ou le guichetier sncf pour chaque passage à leur comptoir pour te délester de quelques euros d'essence ou de ticket de train pour aller voir tes amis parisiens)

Comment passer à côté de l'incroyable architecture que la banlieue t'offre ? 
Marcher dans les rues, regarder autour de toi et admirer le génie singulier de nos chers architectes pour faire en sorte que les bâtiments soient raccords les uns avec les autres. Contempler la beauté du crépi jauni mêlé au béton armé vieilli. 
Comment ne pas remarquer une telle beauté.
Envier les immeubles haussmanniens ? Pfff.



Tu apprécies de faire de belles découvertes musicales au travers des vibrations des fenêtres de chez toi. 
Booba, Sexion d'assaut, Soprano ... n'ont plus de secrets pour toi grâce aux mecs qui défilent en Audi A4, vitres fumées, dernier cri.
D'ailleurs tu auras retenu une phrase de Monsieur Booba qui disait " la banlieue, c'est dangereux". 
J'ai jamais vraiment compris pourquoi il disait ça.
Toujours est-il que ta culture musicale s'est enrichie. 



En bref, tu ne remerciera jamais assez ... d'ailleurs tu ne sais pas vraiment qui remercier à part toi-même, pour vivre au quotidien toutes ces magnifiques expériences, de voyager chaque jour vers de nouvelles découvertes.

Plus le temps passe, plus tu aimes cette chère banlieue, tu la chéries, tu la bénis et tu pries en son nom pour qu'elle devienne encore plus belle qu'elle ne l'est déjà. 

Tu te dis que finalement tu as fait le bon choix. 
A quoi bon vivre à Paris, Barcelone, Lyon ... quand on a tout ça sous la main et qu'on peut apprécier de si belles choses quand on vit en banlieue ?

La banlieue tu l'aime, ou tu la quitte !




Pompon, ou comment ironiser sa vie.




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jeudi 29 mars 2012

Si je gagnais au loto ...

Bon je ne joue pas. Ou rarement en fait.

La pub marche bien là dessus sur moi .

"Vendredi, super cagnotte de 13 millions d'euros !!! " 
Un vrai mouton je suis.

Je claque mes 2 euros, qui en temps normal m'auraient servi à me payer 5 cafés à la machine du boulot, et je suis contente.

Bien évidemment je ne gagne JAMAIS. Même pas je me rembourse mes 2 ou 4€ misés.
Pour parler crûment, je l'ai dans l'cul lulu.

Pourtant chaque fois j'y crois (un peu).
On dit toujours "ça n'arrive pas qu'aux autres" , donc pourquoi pas moi ?
Sauf que ce genre de phrases moisies ne s'appliquent généralement qu'aux choses tragiques, de type accident de voiture, maladies, car-jacking etc ... Ouai effectivement, le connard qui avait inventé cette phrase s'était pas planté sur les trucs foireux du "ça n'arrive pas qu'aux autres". Ouai c'est bon on sait, on va tous avoir un cancer ou une saloperie qui va nous tomber sur le coin de la gueule un jour ou l'autre, CA VA !

BREF !

Je persiste à tenter ma chance une fois tous les 6 mois, en me faisant 100 films :

"et si je gagnais, quelle serait la première chose que je ferai ? Et après ? "


Ouai tiens, bonne question ... 
T'apprend que tu as gagné 100 millions, tu fais quoi, là tout de suite ?

Moi je crois que je pars direct fêter ça dans un super resto qui m'aurait habituellement coûté 2 mois de salaire, suivi d'une nuit dans un super hôtel avec champagne, ou vin? ou bière ? Bon allez les 3, et tutti quanti pour me remettre de mes émotions. 
Ironie du sort je fais appel au concierge de l'hôtel pour un truc complètement inutile mouahahah



Le lendemain j'appelle mon boss et je lui fait part de ma volonté de me barrer. Dans le respect bien sûr.
Je fais appel à un coursier qui se chargera de lui remettre la voiture de la boîte, l'ordi autonomie 15 minutes, le téléphone miteux et le reste. 
A ses frais bien entendu, faut pas pousser.

J'envoie un mail à Mme La ouf qui m'a lynché au téléphone, pour lui exprimer toute ma gratitude. 

Je perds pas trop de temps avec toutes ces futilités professionnelles, j'ai tout de même de l'argent à dépenser. 

Je loue un chauffeur à la journée qui me baladera dans le tout-Paris, pour me délester de quelques centaines d'euros en chaussures, vêtements, maquillage, accessoires pour moi, mais évidemment pour mes proches.  
Je dévaliserai la Fnac en bédés, cédés et places de concerts à la pelleteuse. 

Je mangerai sur le pouce. Mais du traiteur steuplait. 

Après toutes ces niaiseries, je m'attaquerai aux choses sérieuses. 

Je fais louer mon appart. Par une agence bien sûr, pas le temps de m'occuper de toute la paperasserie soporifique. 
Puis je retournerai dans les agences parisiennes qui m'ont snobées pour leur dire " coucou je suis millionaire, au revoir". 
J'irai dans une agence qui propose de supers apparts, et j'achèterai celui qui me plaît, dans le quartier qui me plait, Cash. 
Je l'aménagerai comme j'aime, et pas en fonction de mes moyens. 
J'aurai le dressing de Carrie Bradshaw et la cuisine de Bree Van de Kamp. D'ailleurs je l'engagerai pour qu'elle me fasse à bouffer. 


Je ferai un chèque à ceux à qui je veux donner de l'argent. 
Je ferai un don pour aider Patrick, ses singes et ses ours en Indonésie. 
J'engage une nounou. Pour mes chats.

Et puis ciao bambinos. 

Je me paye un billet tour du monde (en classe affaire bien sûr) (si, si quand on a essayé une fois on veut plus retourner derrière avec le peuple), avec une micro valise.
A moi la route 66, la grosse pomme, le carnaval de Rio, les huskies au canada, les Bento à Tokyo, le sable blanc aux maldives, et la découverte du monde. 
Je verrais enfin TOUT ce que je rêve de voir dans ma vie. 

C'est ça le vrai rêve, le vrai but quand on a de l'argent. Pourquoi rester en banlieue avec le RER moisi en fond sonore ?! 


Et toi tu fais quoi ?


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