Bonjourno !
Le 8 Janvier dernier, j'ai écrit ce billet ou je racontais comment j'avais décidé d'arrêter de fumer.
J'avais dit que je reviendrai dans un mois pour en reparler, faire un bilan du mois écoulé toussa toussa.
Voilà, ça fait un mois. Enfin, un mois + 3 semaines, mais ne chipotons pas, c'est presque pareil. Non ? Bon d'accord.
Je vais donc te raconter un peu le mois qui vient de se passer, te donner mes impressions, te dire si c'était la fiesta, la dépression, l'échec, la victoire etc ... Peut être que si toi aussi tu as décidé d'arrêter, que tu viens d'arrêter, que tu y songe ou même si t'en a rien à secouer, et que vraiment la clope = la vie, ça t'intéressera peut être.
En fait, j'avais carrément fait une vidéo pour t'en parler, sauf qu'en la regardant, je m'auto insupportais.
La fille qui parle pendant 30 minutes, enfin 33 pour être exacte, au secours le blabla indigeste. Qui ponctue toutes ses phrases de "euuuh" et je te passe tous les tics de langage.
Bref, je crois que c'était pas une très bonne idée, et que plutôt que de t'infliger un long discours soporifique, je vais plutôt t'écrire un gros pavé tout aussi lourd, mais plus rapide à lire (enfin on va essayer).
Trève de blabla.
Le 8 Janvier dernier donc, j'écrivais mon précédent article avec la ferme intention de revenir ici, aujourd'hui, avec quelque chose de positif à raconter.
Reprenons.
J'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté en m'équipant à mort. La peur de l'échec peut être.
Je me suis donc commandé le bouquin d'Allen Carr, puis je suis allée acheter des nicorettes, j'avais une clope électronique au cas ou et quelques cigarettes en rab.
Ma petite trousse de secours du fumeur dépressif quoi.
J'ai donc décidé de commencer par réduire, pensant que ce serait plus simple pour moi, qui, étant vraiment dépendante, ne voyait pas bien comment je pouvait tout stopper net.
Sauf qu'à ce moment là, je ne travaillais pas encore.... (oui j'ai eu la meilleure idée du monde).
J'ai donc tenu environ 4jours à ce rythme.
Ne pas bosser = être chez soi très souvent = avoir 4 millions d'occasions de fumer = ne penser qu'à fumer, donc.
La torture en somme.
Je me suis donc dit que je me contenterai de fumer seulement celles avec le café.
Du coup je buvais quarante douze cafés par jour.
Le tout ponctué de nicorettes dégueulasses qui te piquent la gorge.
Tiens des palpitations, comment ça se fait ? !
Heureusement, 4 jours plus tard après cette torture, j'ai reçu le fameux bouquin, le soit disant graal.
Ni une ni deux, j'ai décidé de ne pas attendre pour le lire.
je l'ai donc lu en 2 fois.
Vendredi soir, première partie du bouquin. Je reste perplexe, mais je note quand même qu'il ne s'agit pas d'un psy de comptoir qui nous parle, mais d'un vrai ex fumeur. C'est déjà rassurant.
Je continue de fumer.
Samedi matin, je lis la seconde partie. Je suis déjà plus convaincue.
Je le termine, et décide d'arrêter pour de bon.
Je fume CETTE dernière cigarette. Je m'enferme dans un silence total, j'aspire chaque bouffée et me répète dans ma tête "celle-ci sera la dernière de toute ma vie".
Je l'écrase, et c'est parti ...
La première journée à été hyper hard, surtout qu'il me restait encore des cigarettes, donc la tentation.
Je passe l'après midi tant bien que mal, et pars en soirée.
Avant cela, je rejoins Pépito chez lui, et décidons, (enfin IL décide) de faire un geste HAUTEMENT symbolique pour tout fumeur qui se respecte : écraser ces dernières cigarettes.
QUOI ??? Mais tu n'y pense pas! Ca coûte tellement cher, je ne peux pas faire ça !
MAIS ENFIN !! Tu es censée arrêter de fumer, donc t'en foutre ! Qu'est ce que ça peut faire maintenant que je les écrase, puisque tu as arrêté ?
Et bien oui, je ne sais pas, mais je ne pouvais pas me résoudre à faire ça.
Et au delà du geste, de l'argent que ça coûte etc ... j'ai compris à ce moment là que c'était bien plus symbolique que ça. Et j'ai pleuré. J'AI PLEURE POUR DES CIGARETTES OUI !
Je me suis rendue compte que je tirais un trait sur une partie de moi. 15 années de tabagisme. J'ai eue la sensation d'écraser un bout de moi, de jeter ce qui m'a représenté toutes ces années ...
Alors oui c'est ridicule, mais quand on a clopé activement pendant des années, c'est triste à dire, mais tu es un peu mariée avec ça. Les gens te voient avec, t'associent à la clope .. bref, c'est toi .
Et faire ce geste à été hautement symbolique, et finalement très difficile.
Passé cet épisode, ma première soirée chez ma soeur, sans fumer n'a pas été chose aisée.
Des années que je me retrouve à la fenêtre, dans la rue, devant le resto, dans la pièce fumeurs en soirée etc ... avec ma soeur, à fumer des clopes ! Et là, je la laisse toute seule à la fenêtre, et moi je la regarde avec envie .
Horrible !
Je tiens bon et lui refourgue en partant toutes mes clopes restantes, mon tabac à rouler, mes briquets and co.
Snif.
La semaine suivante a été vraiment difficile.
Dernière semaine de chômage (OUF), mais une semaine complète à devoir tenir chez soi, sans fumer, à essayer de s'occuper dès que l'envie me prenait. C'est à dire, à peu près tout le temps.
Regarder un film, faire la vaisselle, changer la litière (propre) des chats, prendre 3 douches, laver, relaver du linge, passer l'aspirateur derrière les meubles (qu'on se le dise, on ne fait jamais ça, n'est ce pas ?), donner, redonner à manger à mes chats (c'est eux qui ont compensé par la bouffe), regarder encore et toujours des films, sortir, marcher, voir les gens ... bref S'O-CCU-PER.
J'ai réussi à affronter cette semaine, non pas sans mal, mais j'ai réussi.
Puis, heureusement, ma première semaine de boulot est enfin arrivée.
Qui dit nouveau boulot, dit forcément esprit occupé, du travail, des nouvelles connaissances, une occupation de 8h30 à 18h00, donc peu de temps pour penser à cloper.
Et c'est vraiment arrivé à temps.
Mes deux première semaines de job ont été plutôt, et étonnement faciles.
Je me lève, je pars bosser, je rentre à 19h, je fais mes trucs et hop la soirée est terminée. Donc finalement peu de temps pour y penser.
Bon, on va pas se mentir, bien évidemment, j'avais des phases "UNE CLOPE MAINTENANT !!" , et puis ça passait.
Aussi, les collègues qui descendent fumer, te rappellent chaque fois que toi aussi tu descendrais bien avec eux.
Et puis ça passe.
Et ça revient .
Jusqu'à ce qu'on arrive vers la fin du 1er mois.
Passage difficile.
C'est comme les 7 ans dans un couple, il parait. C'est dur.
Genre le cap que tu dois franchir, l'epèce de pseudo cap determinant qui te dis "soit tu passes, soit tu échoues" .
J'ai passé ce premier mois.
Mais difficilement.
Moi qui pensait avoir réussit à ne pas compenser par la bouffe, je me suis retrouvée à ne penser qu'à manger.
2 tartines le matin, grignotages intempestifs le matin au boulot. Manger, beaucoup, le midi. Prendre le goûter au boulot. Rentrer, manger des chips. Dîner, beaucoup. Manger des bonbons .
J'ai pris 2 kilos. Ou peut être 3. Tout dépend à quelle heure je me pèse. Disons 2. (pour me rassurer).
Je suis arrivée, après ce mois, à ne penser quà manger. Ou à fumer. Ou à manger et fumer en même temps. Ou manger des cigarettes. Ou fumer de la bouffe. Je ne sais plus trop.
J'en suis arrivée à envier mes collègues descendre s'intoxiquer dans le froid hivernal, et renifler les passants fumant des clopes.
J'en suis arrivée à me dire que à certains moments je m'ennuyais parce que je ne fumais pas.
J'ai tenu bon.
Jusqu'au jour ou en faisant le ménage dans mes tiroirs, je suis tombée sur un morceau de clope entamée (coucou la clodo), et à tergiverser 10ans pour savoir ce que j'allais en faire.
La jeter ? La fumer ? La remettre dans ce tiroir jusqu'à la prochaine fois ?
A force de tergiverser donc, j'ai fini par franchir la limite .... je l'ai fumée...
Fallait que je me teste. Un mois et demi après mon arrêt total, je voulais savoir ce que ça faisait. Moi qui fantasmait tellement sur cette cigarette, il fallait que je sache ce que ça me procurerait de la fumer.
Je suis donc sortie sur mon balcon. Je ne voulais pas réenfumer mon appart.
Je l'ai allumée et j'ai tiré une grosse bouffée, comme j'avais l'habitude de le faire auparavant.
Et là, stupéfaction : c'était dégueulasse.
J'ai toussé comme une ado qui teste pour la première fois, et le goût était exactement le même que cette fameuse première cigarette d'ado : immonde.
D'un coup, j'ai réalisé tous les bienfaits que cela avait été d'arrêter. Mon corps s'était complètement désintoxiqué pendant ce mois, et avait oublié ce qu'était qu'une clope.
Si bien que je me suis retrouvée à avoir des vertiges, limite la gerbe.
Bon je l'ai quand même terminée ... va comprendre. Jusqu'au boutiste la fille.
Je suis rentrée en me disant que c'est bon, je ne réessaierait plus.
Et puis le lendemain, j'avais envie de recommencer ...
Je ne l'ai pas fait, mais même si mon souvenir reste mauvais sur ce test, j'ai quand même envie de recommencer, de refumer et de me réhabituer.
Putain, c'est grave.
Les effets positifs du bouquin d'Allen Carr ont déjà disparus.
Je m'explique pour ceux qui s'interrogeraient sur ce fameux bouquin, qui a fait arrêter tant de gens.
Comme je l'expliquais dans l'article précédent, je suis très hermétique à tout ce qui est hypnose, et tout ce qui à rapport avec le mental (voyance, manipulation etc ... ). J'étais donc pas très bien engagée pour que ce livre fonctionne sur moi .
Je l'ai quand même lu, histoire de ne pas mourir en fumeuse ignorante.
Et là où le livre a eu un effet positif sur moi, c'est qu'il y a des passages qui se répètent assez régulièrement au fil des chapitres. Au début ça parait étrange, et puis finalement, ce n'est pas par hasard. On le comprend une fois que l'on a arrêté.
Ces fameux passages m'ont permit de surmonter les moments difficiles, ou l'on a très envie de fumer.
Ils restent bien encrés dans notre inconscient, et quand on en arrive à ces fameuses minutes hardcore, ou l'on se dit " viiite une clope, maintenant, tout de suite", les mots d'Allen Carr nous reviennent en tête, et immédiatement on se dit "mais non, il a raison", et pouf, on passe à autre chose.
En tous cas sur moi, c'est comme ça que ça a fonctionné.
Et puis au bout de 3 semaines, 1 mois, ces mots s'effacent un peu comme quand on oublie ses rêves. Et les moments d'envie redeviennent juste difficile. On oublie le livre.
C'est d'ailleurs peu de temps avant de me tester sur ce bout de clope, que je me suis rendue compte que le livre n'avait déjà plus d'effet.
Il faudrait, pour bien faire, que je le relise encore.
D'ailleurs, et c'est pas pour rien, qu'Allen Carr nous dit de ne jamais donner ce livre, et de toujours le garder ... Preuve qu'il fait son effet un certain temps, mais qu'il faut toujours l'avoir sous la main, histoire de ne pas oublier tout ce qu'il nous dit.
Je conseillerai donc, à ceux qui veulent arrêter, de le lire malgré tout, car chacun est différent, et je pense que pour ceux qui sont assez sensibles à tout ça, cela pourrait avoir un effet bien plus persuasif que sur moi. D'ailleurs je le conseillerait aussi à ceux qui ne fument pas, mais qui par exemple, vivent avec un/une fumeur/se, car cela permet de comprendre la psychologie d'un fumeur.
On s'y reconnait beaucoup ...
En bref, et pour conclure cet article, parce que ça fait déjà bien trop longtemps que je bavarde, je dirais que je suis tout de même assez fière d'avoir réussi à arrêter d'un coup.
Après 15 années sans n'avoir même jamais tenté une seule fois, et réussir presque 2 mois, à ce jour, c'est assez exceptionnel pour moi.
J'en retire donc tout de même beaucoup de positif.
J'ai aussi senti les bienfaits sur mon compte en banque. Bah ouai, quand tu ne dépense plus 6€ et quelques 2 à 3 fois par semaine, et bien tu vois quand même assez rapidement la différence. J'ai déjà du économiser une centaine d'euros depuis ... Et je dégaine vachement moins ma CB.
Pour ce qui est de la santé, je ne ressent pas encore trop la différence. Je suis peut être moins essoufflée comme un boeuf quand je monte les escaliers, mais je ne vois pas trop encore les bienfaits pour le moment. Mais je suppose que c'est normal.
Pour les points négatifs, parce qu'il en faut, et bien je dirais qu'au bout de presque 2 mois, j'ai toujours envie. J'ai encore du mal à me dire que c'est positif pour moi, et je me demande encore trop souvent pourquoi j'ai arrêté, pourquoi je me suis coupée ce plaisir.
J'ai aussi pris du poids, alors que je ne pensais pas compenser par la bouffe. Mais c'est arrivé plus tard, et me voilà aujourd'hui à me sentir moins bien dans ma peau, physiquement parlant, avec ces kilos pris.
Je pense trop souvent à manger, et plutôt que de me dire "non", et bien je mange. Aucune force mentale.
J'envie chaque jour qui passe au boulot, mes collègues qui descendent fumer, et je me dis encore trop souvent, que l'aspect social qu'a la cigarette (stupide pour un non fumeur) me manque.
Bref, je ne suis pas encore sortie de l'auberge.
Je sens que je suis encore faible, et qui me suffirait de pas grand chose, encore, pour que je m'y remette.
Je ne m'y autorise pas, mais suffit d'un stress pour que je replonge. Je suis la faiblesse encore.
Et toi ?
Je suis preneuse de toute expérience vécue ou non !
Reprenons.
J'ai voulu mettre toutes les chances de mon côté en m'équipant à mort. La peur de l'échec peut être.
Je me suis donc commandé le bouquin d'Allen Carr, puis je suis allée acheter des nicorettes, j'avais une clope électronique au cas ou et quelques cigarettes en rab.
Ma petite trousse de secours du fumeur dépressif quoi.
J'ai donc décidé de commencer par réduire, pensant que ce serait plus simple pour moi, qui, étant vraiment dépendante, ne voyait pas bien comment je pouvait tout stopper net.
Sauf qu'à ce moment là, je ne travaillais pas encore.... (oui j'ai eu la meilleure idée du monde).
J'ai donc tenu environ 4jours à ce rythme.
Ne pas bosser = être chez soi très souvent = avoir 4 millions d'occasions de fumer = ne penser qu'à fumer, donc.
La torture en somme.
Je me suis donc dit que je me contenterai de fumer seulement celles avec le café.
Du coup je buvais quarante douze cafés par jour.
Le tout ponctué de nicorettes dégueulasses qui te piquent la gorge.
Tiens des palpitations, comment ça se fait ? !
Heureusement, 4 jours plus tard après cette torture, j'ai reçu le fameux bouquin, le soit disant graal.
Ni une ni deux, j'ai décidé de ne pas attendre pour le lire.
je l'ai donc lu en 2 fois.
Vendredi soir, première partie du bouquin. Je reste perplexe, mais je note quand même qu'il ne s'agit pas d'un psy de comptoir qui nous parle, mais d'un vrai ex fumeur. C'est déjà rassurant.
Je continue de fumer.
Samedi matin, je lis la seconde partie. Je suis déjà plus convaincue.
Je le termine, et décide d'arrêter pour de bon.
Je fume CETTE dernière cigarette. Je m'enferme dans un silence total, j'aspire chaque bouffée et me répète dans ma tête "celle-ci sera la dernière de toute ma vie".
Je l'écrase, et c'est parti ...
La première journée à été hyper hard, surtout qu'il me restait encore des cigarettes, donc la tentation.
Je passe l'après midi tant bien que mal, et pars en soirée.
Avant cela, je rejoins Pépito chez lui, et décidons, (enfin IL décide) de faire un geste HAUTEMENT symbolique pour tout fumeur qui se respecte : écraser ces dernières cigarettes.
QUOI ??? Mais tu n'y pense pas! Ca coûte tellement cher, je ne peux pas faire ça !
MAIS ENFIN !! Tu es censée arrêter de fumer, donc t'en foutre ! Qu'est ce que ça peut faire maintenant que je les écrase, puisque tu as arrêté ?
Et bien oui, je ne sais pas, mais je ne pouvais pas me résoudre à faire ça.
Et au delà du geste, de l'argent que ça coûte etc ... j'ai compris à ce moment là que c'était bien plus symbolique que ça. Et j'ai pleuré. J'AI PLEURE POUR DES CIGARETTES OUI !
Je me suis rendue compte que je tirais un trait sur une partie de moi. 15 années de tabagisme. J'ai eue la sensation d'écraser un bout de moi, de jeter ce qui m'a représenté toutes ces années ...
Alors oui c'est ridicule, mais quand on a clopé activement pendant des années, c'est triste à dire, mais tu es un peu mariée avec ça. Les gens te voient avec, t'associent à la clope .. bref, c'est toi .
Et faire ce geste à été hautement symbolique, et finalement très difficile.
Passé cet épisode, ma première soirée chez ma soeur, sans fumer n'a pas été chose aisée.
Des années que je me retrouve à la fenêtre, dans la rue, devant le resto, dans la pièce fumeurs en soirée etc ... avec ma soeur, à fumer des clopes ! Et là, je la laisse toute seule à la fenêtre, et moi je la regarde avec envie .
Horrible !
Je tiens bon et lui refourgue en partant toutes mes clopes restantes, mon tabac à rouler, mes briquets and co.
Snif.
La semaine suivante a été vraiment difficile.
Dernière semaine de chômage (OUF), mais une semaine complète à devoir tenir chez soi, sans fumer, à essayer de s'occuper dès que l'envie me prenait. C'est à dire, à peu près tout le temps.
Regarder un film, faire la vaisselle, changer la litière (propre) des chats, prendre 3 douches, laver, relaver du linge, passer l'aspirateur derrière les meubles (qu'on se le dise, on ne fait jamais ça, n'est ce pas ?), donner, redonner à manger à mes chats (c'est eux qui ont compensé par la bouffe), regarder encore et toujours des films, sortir, marcher, voir les gens ... bref S'O-CCU-PER.
J'ai réussi à affronter cette semaine, non pas sans mal, mais j'ai réussi.
Puis, heureusement, ma première semaine de boulot est enfin arrivée.
Qui dit nouveau boulot, dit forcément esprit occupé, du travail, des nouvelles connaissances, une occupation de 8h30 à 18h00, donc peu de temps pour penser à cloper.
Et c'est vraiment arrivé à temps.
Mes deux première semaines de job ont été plutôt, et étonnement faciles.
Je me lève, je pars bosser, je rentre à 19h, je fais mes trucs et hop la soirée est terminée. Donc finalement peu de temps pour y penser.
Bon, on va pas se mentir, bien évidemment, j'avais des phases "UNE CLOPE MAINTENANT !!" , et puis ça passait.
Aussi, les collègues qui descendent fumer, te rappellent chaque fois que toi aussi tu descendrais bien avec eux.
Et puis ça passe.
Et ça revient .
Jusqu'à ce qu'on arrive vers la fin du 1er mois.
Passage difficile.
C'est comme les 7 ans dans un couple, il parait. C'est dur.
Genre le cap que tu dois franchir, l'epèce de pseudo cap determinant qui te dis "soit tu passes, soit tu échoues" .
J'ai passé ce premier mois.
Mais difficilement.
Moi qui pensait avoir réussit à ne pas compenser par la bouffe, je me suis retrouvée à ne penser qu'à manger.
2 tartines le matin, grignotages intempestifs le matin au boulot. Manger, beaucoup, le midi. Prendre le goûter au boulot. Rentrer, manger des chips. Dîner, beaucoup. Manger des bonbons .
J'ai pris 2 kilos. Ou peut être 3. Tout dépend à quelle heure je me pèse. Disons 2. (pour me rassurer).
Je suis arrivée, après ce mois, à ne penser quà manger. Ou à fumer. Ou à manger et fumer en même temps. Ou manger des cigarettes. Ou fumer de la bouffe. Je ne sais plus trop.
J'en suis arrivée à envier mes collègues descendre s'intoxiquer dans le froid hivernal, et renifler les passants fumant des clopes.
J'en suis arrivée à me dire que à certains moments je m'ennuyais parce que je ne fumais pas.
J'ai tenu bon.
Jusqu'au jour ou en faisant le ménage dans mes tiroirs, je suis tombée sur un morceau de clope entamée (coucou la clodo), et à tergiverser 10ans pour savoir ce que j'allais en faire.
La jeter ? La fumer ? La remettre dans ce tiroir jusqu'à la prochaine fois ?
A force de tergiverser donc, j'ai fini par franchir la limite .... je l'ai fumée...
Fallait que je me teste. Un mois et demi après mon arrêt total, je voulais savoir ce que ça faisait. Moi qui fantasmait tellement sur cette cigarette, il fallait que je sache ce que ça me procurerait de la fumer.
Je suis donc sortie sur mon balcon. Je ne voulais pas réenfumer mon appart.
Je l'ai allumée et j'ai tiré une grosse bouffée, comme j'avais l'habitude de le faire auparavant.
Et là, stupéfaction : c'était dégueulasse.
J'ai toussé comme une ado qui teste pour la première fois, et le goût était exactement le même que cette fameuse première cigarette d'ado : immonde.
D'un coup, j'ai réalisé tous les bienfaits que cela avait été d'arrêter. Mon corps s'était complètement désintoxiqué pendant ce mois, et avait oublié ce qu'était qu'une clope.
Si bien que je me suis retrouvée à avoir des vertiges, limite la gerbe.
Bon je l'ai quand même terminée ... va comprendre. Jusqu'au boutiste la fille.
Je suis rentrée en me disant que c'est bon, je ne réessaierait plus.
Et puis le lendemain, j'avais envie de recommencer ...
Je ne l'ai pas fait, mais même si mon souvenir reste mauvais sur ce test, j'ai quand même envie de recommencer, de refumer et de me réhabituer.
Putain, c'est grave.
Les effets positifs du bouquin d'Allen Carr ont déjà disparus.
Je m'explique pour ceux qui s'interrogeraient sur ce fameux bouquin, qui a fait arrêter tant de gens.
Comme je l'expliquais dans l'article précédent, je suis très hermétique à tout ce qui est hypnose, et tout ce qui à rapport avec le mental (voyance, manipulation etc ... ). J'étais donc pas très bien engagée pour que ce livre fonctionne sur moi .
Je l'ai quand même lu, histoire de ne pas mourir en fumeuse ignorante.
Et là où le livre a eu un effet positif sur moi, c'est qu'il y a des passages qui se répètent assez régulièrement au fil des chapitres. Au début ça parait étrange, et puis finalement, ce n'est pas par hasard. On le comprend une fois que l'on a arrêté.
Ces fameux passages m'ont permit de surmonter les moments difficiles, ou l'on a très envie de fumer.
Ils restent bien encrés dans notre inconscient, et quand on en arrive à ces fameuses minutes hardcore, ou l'on se dit " viiite une clope, maintenant, tout de suite", les mots d'Allen Carr nous reviennent en tête, et immédiatement on se dit "mais non, il a raison", et pouf, on passe à autre chose.
En tous cas sur moi, c'est comme ça que ça a fonctionné.
Et puis au bout de 3 semaines, 1 mois, ces mots s'effacent un peu comme quand on oublie ses rêves. Et les moments d'envie redeviennent juste difficile. On oublie le livre.
C'est d'ailleurs peu de temps avant de me tester sur ce bout de clope, que je me suis rendue compte que le livre n'avait déjà plus d'effet.
Il faudrait, pour bien faire, que je le relise encore.
D'ailleurs, et c'est pas pour rien, qu'Allen Carr nous dit de ne jamais donner ce livre, et de toujours le garder ... Preuve qu'il fait son effet un certain temps, mais qu'il faut toujours l'avoir sous la main, histoire de ne pas oublier tout ce qu'il nous dit.
Je conseillerai donc, à ceux qui veulent arrêter, de le lire malgré tout, car chacun est différent, et je pense que pour ceux qui sont assez sensibles à tout ça, cela pourrait avoir un effet bien plus persuasif que sur moi. D'ailleurs je le conseillerait aussi à ceux qui ne fument pas, mais qui par exemple, vivent avec un/une fumeur/se, car cela permet de comprendre la psychologie d'un fumeur.
On s'y reconnait beaucoup ...
![]() |
| Sans la cigarette, ce serait moins classe non ? |
En bref, et pour conclure cet article, parce que ça fait déjà bien trop longtemps que je bavarde, je dirais que je suis tout de même assez fière d'avoir réussi à arrêter d'un coup.
Après 15 années sans n'avoir même jamais tenté une seule fois, et réussir presque 2 mois, à ce jour, c'est assez exceptionnel pour moi.
J'en retire donc tout de même beaucoup de positif.
J'ai aussi senti les bienfaits sur mon compte en banque. Bah ouai, quand tu ne dépense plus 6€ et quelques 2 à 3 fois par semaine, et bien tu vois quand même assez rapidement la différence. J'ai déjà du économiser une centaine d'euros depuis ... Et je dégaine vachement moins ma CB.
Pour ce qui est de la santé, je ne ressent pas encore trop la différence. Je suis peut être moins essoufflée comme un boeuf quand je monte les escaliers, mais je ne vois pas trop encore les bienfaits pour le moment. Mais je suppose que c'est normal.
Pour les points négatifs, parce qu'il en faut, et bien je dirais qu'au bout de presque 2 mois, j'ai toujours envie. J'ai encore du mal à me dire que c'est positif pour moi, et je me demande encore trop souvent pourquoi j'ai arrêté, pourquoi je me suis coupée ce plaisir.
J'ai aussi pris du poids, alors que je ne pensais pas compenser par la bouffe. Mais c'est arrivé plus tard, et me voilà aujourd'hui à me sentir moins bien dans ma peau, physiquement parlant, avec ces kilos pris.
Je pense trop souvent à manger, et plutôt que de me dire "non", et bien je mange. Aucune force mentale.
J'envie chaque jour qui passe au boulot, mes collègues qui descendent fumer, et je me dis encore trop souvent, que l'aspect social qu'a la cigarette (stupide pour un non fumeur) me manque.
Bref, je ne suis pas encore sortie de l'auberge.
Je sens que je suis encore faible, et qui me suffirait de pas grand chose, encore, pour que je m'y remette.
Je ne m'y autorise pas, mais suffit d'un stress pour que je replonge. Je suis la faiblesse encore.
Et toi ?
Je suis preneuse de toute expérience vécue ou non !
Pompon,
ex future, ex, future, au passé, présent, futur, ex fumeuse




déjà BRAVO ! Tu connais ma relation fusionnelle avec la clope et même si j'ai nettement diminué depuis que je n'habite plus à Paris, tu as quand même tout mon respect pour ton courage.
RépondreSupprimerMerci de nous raconter tout ça, c'est souvent ce qui manque aux fumeurs : imaginer comment ça va être sans la clope, on s'imagine le pire.
Et pour finir, j'aurais kiffé te voir en vidéo !!! hihihi
Bisous
Merci ma poule ^^
SupprimerPas évident c'est clair ... Mais une fois qu'on a passé la première semaine, voir la 2ème, on se dit que ce n'est pas impossible. C'est les premiers jours les plus difficile, puis après un mois, une rechute ...
La vidéo était une bonne idée, en s'inspirant d'une chic fille, mais j'ai pas réussi à synthétiser donc c'était lourdingue !
BRAVO et COURAGE! Tiens bon! La cigarette, quand on y pense vraiment, ça sert à rien. C'est juste puant et mauvais pour la santé, ce qui ne représente rien de bien en somme. :)
RépondreSupprimerJe suis sûre que tous tes efforts valent vraiment le coup! Y a tellement de trucs plus cool dans lesquels dépenser son argent (acheter des jolis vernis pour tes petits doigts qui ne seront plus jaunis, se faire des petits plaisirs détente, manger de bonnes choses (2 kg on s'en tape la vie est courte), bref VIVRE (et pas se pourrir la santé) )
Youplaboum!
Merci !
SupprimerJe suis d'accord avec toi, mais c'est vrai que quand on fume, on sait tout ça, mais ça passe au second plan : le "plaisir" d'abord, le reste après. Triste, mais vrai.
Et tu sais ce qui est encore plus triste, c'est que je crois que mes motivations allaient d'abord sur mes économies, avant ma santé ...
Aller, c'est déjà un grand pas, félicitations ! Courage pour la suite, j'imagine que ça ne doit pas être facile après toutes ces années de petites habitudes !
RépondreSupprimerEffectivement, c'est très dur. Mais il faut essayer de garder le cap et passer chaque jour comme une victoire. J'espère dire un jour "oulala fumer ?? ça fait des années que ça ne m'est pas arrivée ! "
SupprimerMerci à toi !
Je ne vais pas être original, mais BRAVO ! Je trouve ça vraiment très fort d'avoir réussi à arrêter comme ça. Et merci pour ton article, car il me parle beaucoup. J'ai une relation particulière à la clope, j'ai la "cigarette festive", et ce depuis 10 ans. Du coup, je ne suis pas accro, mais c'est inimaginable pour moi de ne pas fumer quand je sors avec des copains, ou même quand je discute avec une copine autour d'un verre à 18h. Du coup, je connais ce sentiment de "une clope maintenant !!", ça me prend dès que je m’assois avec mes copains autour d'un verre, et c'est obsédant, et ça ne passe pas ! Du coup je fume, et je fume un demi paquet voir plus en une soirée.
RépondreSupprimerMais là, tu vois, je viens de passer 1 mois en stage, dans une autre ville, 1 mois sans sortie... 1 mois sans fumer. Et en te lisant, je me rends bien compte que j'ai la chance de pouvoir arrêter 1 mois sans y penser du tout, et que je devrais en profiter pour arrêter, avant de ne plus pouvoir arrêter. Mais je sais que samedi prochain je fête mon anniversaire, et j'y pense déjà, je me dis que je vais forcément fumer, surtout que Chéri fume aussi (cigarette festive comme moi). Du coup, ton article tombe un peu à point et me fait réfléchir. Il faudrait vraiment que je tienne.
Effectivement, c'est une chance (en tant que fumeuse) de ne pas être vraiment dépendante à la clope. mais c'est aussi vicieux finalement car du coup tu t'attaches vraiment aux seules que tu fumes, en l'occurence en soirée.
SupprimerDu coup elles te sont devenues indispensables, et tu as pris l'habitude de les fumer.
Mais tu sais, j'ai compris en arrêtant que tout ça était très symbolique, et très psycho. On attache beaucoup d'importance, quand on est fumeur, à fumer une clope parce que ça s'accorde bien avec tel moment, tel aliment, telle période, tel lieu ... mais finalement, qu'importe les occasions, une clope reste une clope.
Par exemple pour moi, c'est clairement le café. Beaucoup de mal à dissocier le café de la clope. Et pourtant, moi qui pensait cela inconcevable, petit à petit, j'ai fini par me détacher de ça.
Il m'arrive même d'oublier de boire du café. Pour te dire à quel point cela était rattaché à la cigarette ...
Après je ne dis pas que c'est toujours simple. Il m'arrive encore fréquemment d'avoir très envie de fumer quand je bois mon café le matin, ou même à un autre moment, mais ça s'atténue ...
Courage, c'est pas facile, mais tu peux déjà être fier de toi! C'est déjà une réussite, continue comme ça et compense par autre chose ;)
RépondreSupprimerA bientôt
Jordane
Compense par .... ? lol
SupprimerMerci de tes encouragements !
J'ai arrêté la cigarette il y a déjà quelques années et je me souviens que ça avait été difficile (surtout avec ma mère qui me soufflait sa fumée dans le nez) et comme toi, c'est lors d'un craquage que je me suis rendue compte à quel point c'était immonde! Et ne parlons pas de l'haleine au réveil... Il m'arrive encore de temps en temps de me dire "Pourquoi pas une petite là pour voir?" mais je tiens bon. Ca fait tellement de bien d'être désintoxiqué qu'il serait vraiment bête de replonger.
RépondreSupprimerC'est clair, au bout de plusieurs années, se serait vraiment trop bête.
SupprimerAprès, je pense aussi (et je ne dis pas ça pour t'encourager ou te décourager hein ! ) , que quand on a été dépendant à la clope, ça te plane un peu toujours au dessus de ta tête.
Je connais des gens qui ont arrêté depuis 20ans, et qui ont toujours parfois, envie d'une cigarette.
J'ai l'impression que même quand tu te crois sortie, tu gardes toujours un truc en toi ... comme le gêne de la cigarette quoi !
Mais surtout, ne recommence pas !