Moi, ça m'arrive.
"roh la laaaa mais regardes-toi comme tu es pathétique"
Tu ne trouves pas que tu te plains un peu souvent ? Que ça ne va jamais dans ton sens ?
Bon moi clairement, je me reconnais bien là dedans.
Je ne saurais dire si c'est de la poisse ou un mauvais concours de circonstances ou encore si c'est vraiment de ta faute tout ce qu'il t'arrive, mais quand même t'as la désagréable sensation de toujours te faire enfiler et de ne jamais avoir de chance .
Pourtant, t'es un peu à l'arrache, certes, mais tu t'arranges toujours pour bien faire les choses.
Tu te doutes que si je te parle de ça aujourd'hui c'est que, bien évidemment, j'ai de l'exemple sous la main ...
Un vendredi matin alors que je me réveillasse (fort mal réveillée d'ailleurs) sous un beau soleil d'hiver de printemps, je me disais que ma journée avait l'air de plutôt bien commencer.
Je bouffe mes 2 tartines, bois mon café (après) et fume ma première cigarette de la journée (le trio gagnant). Ce matin Pépito était à mes côtés.
Vers 9h, ravalée, lavée et brossée, claque sur le cul de pépito et il était temps de partir.
Pépito, avait décidé d'être copilote et de partager les joies du périph de bon matin. A force de vanter les bienfaits des bouchons du matin, il n'a pas su résister.
(petit déj' à l'arrivée à la clé, forcément).
1h15 de cul à cul (avec les voitures) plus tard, nous voilà arrivés.
Second café, seconde clope et 11h du matin approche doucement.
11h du matin, le vendredi, c'est l'heure ou je dois ouvrir le parpaing qui me sert de pc, insérer la clé 3G et envoyer une commande pour le boulot. Jusque là ça parait pas bien compliqué.
Sauf que le passif que j'ai avec ce moment de la journée ces 3 derniers mois est pas très glorieux.
Le genre de truc simple qui se passe jamais bien. Mails foireux, connexion de merde, retards ... et j'en passe.
J'allume donc l'ordi à la terrasse du café, insère la clé 3G ... et là le drame. On me demande un mot de passe
QUOI ?? Un mot de passe ? Mais pourquoi ?!
Bon là tout de suite, tu ne comprends pas bien le drame.
Il faut dire que cette clé ne m'a jamais demandé de mot de passe.
Mot de passe que bien entendu je n'avais pas.
Et sans mot de passe pas d'internet.
Pas d'internet, pas d'Outlook (que celui qui a inventé Outlook se dénonce que j'le fume)
Pas d'Outlook, pas de mail de commande.
Pas de mail de commande, pas de livraison Mardi.
Pas de livraison Mardi, une tripotée de salariés qui allaient me tomber dessus à 8h30 pour m'insulter.
Une tripotée de salariés dont Mme LaOuf (remember) fait partie.
Voilà un peu le cheminement qui s'est opéré en 24 secondes 12 centièmes dans mon cerveau de moineau.
Cheminement qui m'a aussitôt fait paniqué (pompon, zen en toute circonstance) et qui donc en 25 secondes m'a fait monter les larmes aux yeux
Putain mais pourquoi il me demande un mot de passe ?
Pourquoi je l'ai pas?
Pourquoi il me fait ça maintenant ?
Pourquoi quand j'en ai vraiment besoin ?
Pourquoi moi?
Pourquoi toujours moi?
Pourquoi.
Pépito, désarmé face à ma zenitude personnifiée à préféré se barrer travailler plutôt que de devoir supporter la fille pathétique qui se trouvait assise à côté de lui (eh j't'en veux pas hein).
Je reprends mes esprits et à 11h12 je décide de téléphoner à mes collègues de l'Allier.
(pratique quand tu as besoin d'aide, d'avoir des collègues en Auvergne, quand toi tu es à Paris, à une terrasse de café qui te sers de bureau...).
La collègue me donne le mot de passe (qui, en passant, me l'avait déjà donné, mais chut).
Je tape le mot de passe, j'envoie mon mail et à 11h15 c'était plié.
(Nb: dans la journée j'ai retrouvé le mot de passe qui était donc dans mon sac, justement au cas ou il m'arriverait ce genre de déconvenues... mais ça aussi vaut mieux le taire)
Cette petite histoire était en fait pour illustrer à quel point je suis pathétique comment pour des choses stupides on peut se rendre
1) ridicule
2) stressé pour si peu
3) angoissé bêtement
(ceci n'est pas un QCM)
Tu réalises (après) que dans une situation telle que celle-ci, tu as tendance à dramatiser (léger) au lieu relativiser, que ça te pourris un peu l'existence (3615 nervous bonjour)
Tu en tires tout de même des leçons, mais pour autant dès qu'il t'arrive un truc imprévu au boulot, c'est direct la panique (les stigmates de LaOuf peut être ?) (et finalement tu ne tire aucune leçon)
Parfois tu as des éclairs de lucidité et d'intelligence et tu te dis que c'est qu'un boulot bordel. C'est qu'une commande de merde. On va pas se pourrir la vie à cause du taf merde (bis).
En plus t'as un peu 28ans et t'es un peu censée être responsable et "adulte".
Enfin, adulte ...
En plus t'as un peu 28ans et t'es un peu censée être responsable et "adulte".
Enfin, adulte ...
Et puis vient le vendredi suivant.
Toi aussi tu es pathétique ?
(hein toi aussi, hein ?!)
.






