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dimanche 5 février 2012

Semaine & découvertes #Tome 9

Semaine chargée, ou devrais-je dire semaine "normale" car comme toute personne normalement constituée qui n'est pas en études ou rentier, je travaille depuis Lundi dernier.

Alors inutile de t'expliquer à quel point je suis défoncée. Bah ouai 9 mois de glandage intensif, de grasse matinées et de veillées nocturnes font de moi un être fébrile à la reprise d'un rythme dit "normal" et "régulé".


Mardi, LA grosse journée de la semaine ou je bosse 10h avec quelques trous dans la journée qui en fait n'en sont pas puisque j'ai toujours un truc à faire. J'engrange watmilles infos, j'ai le temps de rien noter qu'on doit déjà bouger pour aller ici et là bas, bref c'est un peu la course, surtout qu'il faut AUSSI tenir compte des bouchons parisiens ... bouchons a qui j'avais dit merde fuck you forever en revendant ma voiture pour un scoot.
Et donc je me REtrouve avec une voiture ... sauf que celle-ci elle a la classe à Dallas, les portes elles s'ouvrent toutes seules, donc j'me la raconte grave dans ma voiture floquée ..

Ma journée se termine et je me dirige chez sweetlilybrown qui m'avait invitée à monter les 6 étages qui relient le bas de l'immeuble à son appartement .... c'était un peu l'épreuve de la semaine. J'ai fais 3 pauses, je me suis fait dépassée par un mec qui visiblement gérait trop bien l'affaire alors que moi je crachais mes poumons, j'ai mit un quart d'heure à m'en remettre.
Moi qui était carrément détruite par ma journée, on a quand même réussi à discuter pendant 6h. D'ailleurs je pense qu'on aurait pu continuer toute la nuit si j'étais pas en train de me décomposer de fatigue.
Bref, une chouette soirée.

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Mercredi c'est le répit. Pas du tout constructif puisque j'ai à peu près passé ma journée enroulée comme une fajita dans une couverture à regarder des films.
D'ailleurs Miami Vice ben c'est tout pourri.

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Jeudi (ou vendredi?) un cadeau inattendu m'a été offert ...


Evidemment, j'ai été TROP happy, moi qui pensait que c'était carrément sold out (bah ouai j'étais là moi à 10h du mat', devant mon ordi l'autre jour, à l'ouverture de la vente, hein bande de salauds)

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Samedi, je pars en mission chaussures.
Alors oui j'ai 1 million de paires MAIS évidemment je n'ai pas LA paire qui va avec tout, qui défonce pas les pieds, qui a une couleur normale, qui n'a pas un talon haut, qui ... bref, je suis en quête de la chaussure la plus basique qu'il soit mais qui soit quand même jolie.
En gros j'ai la sensation de chercher l'impossible, l'introuvable ou que j'ai pas de chance puisqu'évidemment y'a jamais ma taille une fois la horde soldesque passée.

Donc braver les -2° à Haussmann pour du vent c'est un peu la loose en fait.

Heureusement il fallait quand même bien fêter ça. Fêter quoi ? bah la 1ère semaine de boulot quoi (hum), et puis l'embauche de ma soeur quelques jours plus tôt.
Ouai on est un peu des intimes de Paul Emploi ou une famille qui gère trop bien les entretiens, au choix.

En arrivant en bas, je n'ai pas pu résister ...


A Paris on ne fait pas des travaux mais des travEux, sache-le

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Dimanche pour la première fois de ma life, j'ai fais une manucure CHEZ une manucure. 
J'aurais pu parodier un "Bref", mais non. 

Bah t'sais quoi ? j'ai trouvé ça génial qu'on s'occupe de mes mains. On y pense pas assez souvent. 
Elle m'a repoussé mes cuticules, pédoncules et tentacules et m'a posé un vernis à la perfection, j'aurais jamais pu faire aussi bien. 
Ca brille, c'est beau, maintenant j'peux me la péter. 


On dirait presque des faux



Mais ce qu'il fait surtout retenir de cette semaine, c'est que je me suis achetée un agenda, et ça mérite quand même d'être souligné. Je suis sur la voie de la guérison du bordel. 



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dimanche 29 janvier 2012

Un week end et des pastilles Vichy


Ce qui résume à la perfection ce moment précis.



Le début des hostilités a démarré Jeudi lorsque j'ai du me rendre à la gare de Bercy (c'est donc mon QG depuis 2 semaines hein) pour aller à Vichy Beach (siège social de mon nouveau boulot).
Déjà c'était un peu bizarre d'aller prendre un train à Bercy, c'est un peu la gare où personne ne va non? Ca ressemble à un préfabriqué, c'est tout chelou.
Mais ce qui était encore plus surnaturel, c'était de se lever à 5h du matin pour prendre ce train corail... tu vois une fille belle et fraîche, bon ben tu prends l'inverse et c'était moi après 4h de sommeil agité.

Ai tenté de dormir dans le train, lorsqu'un enc**$! de co*?**!  s'amusa a téléphoner avec sa grosse voix pile au moment ou tu sombres. Tu retentes, et puis il recommence

Allo ? Allo? 
Ouiii comment allez vous ?
Allo ? 
Ouii 
Dîtes à martine Legal de .. allo ?? 
aaah ça capte pas bien 
(BAH OUI CONNARD)
dîtes à Martine legal que je la retrouve à ... allo ? 
rooh ça capte mal je suis dans le train 
(MAIS OUI ON EST DANS LE TRAIN BORDEL de cul)
Allo?
Bip.

DRIIIIIIIIIIIIIIIIING
DRIIIIIIIIIIIIIIIIING
Allo?
Oui dîtes à Martine legal que je la retrouve à 16... allo ? 
rooh ... 
......................

Je précise que j'avais de la musique dans mes oreilles. Quand même. Fils de ...hein.

Je suis arrivée (enfin)(sans avoir dormi) et j'ai découvert les 4 personnes qui bossent là bas.
Des gens fort sympas, mais le genre de meuf qui putassent à mort. 
Exemple, elle reçoivent les cv des gens .... à fortiori, elles ont reçu le mien (enfin c'est ce que tu te dis après ....) 
Ca donnait du "haaan regarde la pouf sur la photo", "nan mais elle est refaite de partout celle-là", "vendeuse chez Mango? nan ben oublie".....  (Bon j'avoue y'avait du cas soc' en barre niveau photo de cv) 
Mais en gros faut les avoir dans la poche sinon c'est dead pour ta vie. Surtout que j'aurais besoin d'elles pour bosser. 

Bref j'ai été gavée d'infos pendant 2 jours telle une Oie en période de fêtes.

Je vais aussi devoir apprendre à retravailler sur un PC .. et bah j't'assure que quand t'es habituée à ton fidèle Mac, t'as l'impression d'être comme ta mamie qui découvre un ordinateur, et c'est la grosse panique ... 


Jeudi soir, j'arrive à l'hôtel je découvre le lit, je m'étale gentiment (une bordélique se doit de laisser sa trace où qu'elle aille) et c'est l'heure d'aller bouffer. 



Ok c'est Vichy, mais bon y'a un centre ville, des magasins toussa ... sauf qu'à 19h30 - 20h bah y'a kedal. 
Pas un macdo. 
Et st'u veux après avoir du avancer les 100 boules de train, les repas du midi etc ... et flirtant gentiment avec mon découvert je pouvais pas me permettre d'aller au resto. 
Je suis donc rentrée et au passage j'ai pu admirer de superbes vitrines. 
La mode, c'est là bas qu'ça se passe, j'te jure. 


Résignée j'ai bouffé mon omelette à l'hôtel, entourée de gens seuls, d'un groupe de 4 hommes yougoslaves et d'une nonagénaire dans le plâtre qui, je pense, venait ici chaque soir manger ses carottes râpées natures. 

Je suis rentrée rincée, lessivée, usée, et chargée comme un mulet avec mes deux ordis dans un sac plastique (la working girl en carton).

Dernier week end avant la vraie reprise d'un vrai travail. 
Le stress prend gentiment le contrôle. 
Déjà trop d'infos, trop de mails, de recommandations avant même d'avoir commencé le job, bref ça m'a pas l'air d'être un boulot de pédé quoi. 



J'ai donc fêté ça comme il se doit. Parce que oui nous ici on fête un peu tout (c'est aussi un peu l'excuse pour boire du vin. Surtout). 
Je pense donc que la semaine prochaine on fêtera ma première semaine de travail. 
Et puis la semaine suivante ma première semaine de travail toute seule. 
Et puis la semaine suivante ... ben on trouvera bien une raison hein . 




Sinon dans le train j'ai maté Intouchables. Alors je vais surtout pas faire l'apologie du film parce qu'on nous a assez cassé les boules avec, je dirais juste qu'il est vraiment bien. En fait. 



Et puis aussi j'ai vu une pub et POUR UNE FOIS c'est une pub qu'elle est bien. 
Le message est clair, c'est bien monté, bien expliqué et la musique est sympa, regarde:


Et la chanson en entier c'est là





J'espère donc avoir le temps, maintenant que j'ai une vraie vie sociale, de poster régulièrement, sinon je vais être obligée de démissionner je pense pour écrire mes articles.


D'ailleurs dans le prochain billet je vous ferais le review de vos réponses au "tu préfères", et ça envoie du lourd, vous avez été 75 à y répondre (la vache) ...



J'vous hug in da flex


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vendredi 9 décembre 2011

La merditude des gens qui prennent l'avion

Un clin d'oeil au film  belge "la merditude des choses"
complètement allumé du non slip


Dans ce précédent article je t'ai parlé de tous les boulots moisis que j'ai fais.
Et dans le lot il y a eu mon dernier emploi (bien que je ne le considère pas, celui là, comme un boulot si moisi que ça non plus, n'abusons pas)

Je bossais pour une compagnie aérienne américaine à Roissy, qui sous-traitait également une compagnie chinoise pour laquelle j'ai beaucoup travaillé.
Il y a eu des choses très cool, très sympas, mais franchement ce serait vachement moins drôle si je m'attardais là dessus non ? ouaiiiii .

Il y a eu aussi des trucs GRAVE chiants,donc, des tâches pénibles, des passagers/collègues reeeeelous, des horaires d'esclaves et j'en passe...
Mais surtout, il y a eu des gens horribles. Le genre de gens qui te font détester les gens (un peu plus), le genre de gens qui te font penser 132 insultes à la minute (insultes que tu te retiens de lacher parce que c'est pas "corporate"), le genre de gens qui te donnent envie d'être presque violent ou au minimum d'avoir en vie de leur foutre des kik dans la gueule, le genre de gens pour qui le mot "pathétique" est un euphémisme, bref il y a eu des gens détestables, puants, innommables, à la pelle, et chaque jour.

Tu vas me dire qu'il y en partout. Certes.
Mais dans un aéroport, quand tu y bosse, sois en sûr(e), c'est au moins dans le top 3 des lieux où tu rencontreras le plus d'espèces. Et crois moi elles sont pas en voie de disparition.
Ils fusionnent entre eux, s'accouplent puis mutent en des êtres encore plus infâmes.

Oui c'est assez ressemblant à la réalité en fait.

J'ai eu à faire à des gens hystériques parce qu'ils rataient le vol. Les plus hystériques étant bien évidemment ceux qui flânaient dans les duty free (ils ont pas compris qu'ils allaient en Asie et que par définition les duty free en France ça sert juste à rien. 40€ la cartouche au lieu de 11€ à Hong Kong pour te faire une idée ...), qui trainent pensant qu'ils prennent un taxi, qui estiment que quand c'est écrit 13h20 sur la carte d'embarquement ils peuvent arriver à 14h, l'heure ou tu fermes les portes.
Alors ils s'énervent, ils te gueulent dessus, parce que t'sais quoi c'est TA faute !

J'ai eu à faire à des gens comme la dame là


Et j'te jure c'est pas une blague, j'ai vraiment eu des gens 
qui se roulaient par terre, là devant moi ... 

T'as les gens qui arrivent tard pour se faire enregistrer et qui en plus gueulent parce qu'ils ont pas une bonne place dans l'avion, ils veulent pas comprendre et ils insistent. Genre l'avion est extensible. 
"Oui monsieur, j'vais chercher mes outils, j'vous installe ça tout de suite connard"
(A peu près 80% des gens du vol en période chargée) (c'est à dire presque tout le temps). 

T'as des gens puants, qui, sous pretexte qu'ils font 2 allers-retours par an, ils ont tous les droits sur la compagnie, genre limite il a des actions en carton dans la boîte. Il te dégaine toutes ses cartes de fidélité, il veut le beurre, l'argent du beurre, le cul de la crémière, celui du patron, et le tiens tant qu'à faire. Il réclame un surclassement en classe affaire avec les points de sa carte qu'il n'a pas, alors au bluff il en réclame un gratos. Sur un malentendu ça peut marcher. Il tente de te soudoyer pour accéder au salon v.i.p, mais moi, on m'avait pas comme ça,  avec les années j'étais devenue une vraie connasse qui laissait rien passer. 
Du coup, après avoir squatté devant ton comptoir pendant 20minutes (c'est pas comme si y'avait pas 250 personnes derrière lui hein), sans parvenir à ses fins, bah il s'énerve, c'est scandaleux, ça fait 10 ans qu'il voyage chez nous, on est des ingrats, il t'insulte gentiment, et dit qu'il reviendra plus chez nous.
Mais il revient.
Toujours.
Et il recommence chaque fois son numéro. 
(A peu près 90% des gens qui voyagent en business-class.)

A savoir que le business class est mieux que le bétail entassé à l'arrière, mais quand même moins bien que les trous d'cul de tout devant en first. 
Ils ont le cul entre deux chaises quoi, c'est des faux riches.
En général c'est leur boîte qui paye leur voyage pour aller bosser, mais ils te font croire que c'est eux qui ont de l'argent, alors ils tentent le tout pour le tout, pour être tout devant, avec les vrais riches. 

Tu as aussi les gens qui voyagent avec leur maison. Ils savent qu'ils ont droit à 20kilos, mais il arrivent avec 40 en se disant, tranquille, ça passera easy. Sauf que toi, bah t'es toujours une vraie connasse, donc no way, la meuf elle va raquer. T'es cool tu lui offre 5kilos gratos (enfin pas moi, la compagnie, c'est prévu d'avance, c'était notre argument de négociation). 
Bah non, malgré tout, l'autre, avec ses valoches, elle tente encore de grappiller jusqu'à ce qu'en gros tu lui fasse tout gratos alors qu'elle te doit juste 600 boules. Bien sûr Thérèse. Donc toi, tu lâches rien, et elle finit par cracher la tune. Elle tente d'alléger ses valises, et là tu te rends compte que dedans, y'a que du Vuitton... Sans pitié donc, aboule les billets que t'as en liasse dans ton porte monnaie Gucci au lieu de me faire perdre mon temps, imbécile. Et en plus elle peste, elle est mauvaise, elle t'insulte en chinois/anglais/japonais pensant que tu vas pas comprendre, sauf que si, tu comprends (à force de te faire insulter).
Donc tu lui donne un siège de merde, au milieu, exprès.
(Environ un passager sur deux)  (pour les 40kilos. Le Vuitton, moins souvent)

J'ai eu aussi à faire à des "stars". Pour n'en citer qu'une seule, et ce sera bien suffisant parce que c'était un cas soc' : Laetitia Halliday . Et bah sous ses airs de sainte-ni-touche toute gentille, toute fragile, bah c'est une vraie pouf.
Genre: j'arrive comme une star, mon esclave me porte mes 15 valises, je porte des lunettes de soleil à l'intérieur au cas ou se serait l'émeute autour d'elle (ça va détends toi, t'es pas Lady Gaga non plus). Et j'arrive à l'enregistrement en marchant tranquillement avec mes bagages à l'heure ou on ferme la porte de l'avion pour qu'il parte. Madame est désagréable et en plus faut qu'on se plie à toutes ses exigences. Alors autant te dire que j'ai detesté le personnage, et j'ai encore plus detesté mes boss qui ont tout fait pour que La princesse puisse prendre le vol tranquillement alors que tout le monde était déjà dans l'avion prêt à décoller. Une vraie roulure celle là . 


Et je passe la catégorie Boulet en puissance qui te pose les questions les plus absurdes qu'il soit ... 

-Est ce que les fenêtres s'ouvrent dans l'avion ? 
-Les gens qui ne savent pas où ils partent. Tu leur demande leur destination "bah je sais pas, je voyage en groupe" ... (beauf-Land power)
-Les gens qui pensent qu'il faut qu'ils montent sur le tapis pour rentrer dans l'avion, avec les bagages ... 


Enfin tu l'auras compris, l'aéroport de Roissy est un vrai bouillon de culture ... 
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mercredi 23 novembre 2011

Y'a pas de sous-métiers, y'a juste des métiers qu'on a plus envie de faire !


Comme toute personne/ex-étudiant(e)/ex-chômeur(se) (1ère édition)/personne en mal d'argent, j'ai fais des petits boulots, j'ai passé des entretiens et déposé 150 CV pour me payer mes vacances/arrondir mes fins de mois/m'acheter une 543ème paire de chaussures (j'avais choisi l'hyperbole dans mon précédent tag , j'vous avais prévenu) ou pour travailler absolument, tout simplement.

Etant au chômage (2ème édition) grace (oui je dis bien "grace", vous comprendrez pourquoi), à un plan social dans mon ancienne boîte, je me retrouve aujourd'hui à repenser à tous ces jobs pourraves que j'ai fais ces 10 dernières années.
Je regarde mon CV, que je dois remodeler pour mes recherches actuelles, et me rends compte que c'est un vaste bordel.
Je préfère le regarder en souriant sur mes expériences foireuses plutôt que de m'ouvrir les veines en pleurant sur mon sort.

Pour mon entrée dans le monde impitoyable (impitoyable? le mot est si faible) du travail j'ai démarré chez Flunch ....
J'avais besoin d'un boulot d'été pour partir avec des potes en vacances . Autant vous dire que je prenais tout ce qui venait, et quand t'as zéro expérience professionnelle , tu fais pas ta princesse.
Me voilà donc à passer un été moisi avec un uniforme moisi : jean beige taille XL parce qu'ils avaient plus de jupes à me filer (ouf), on aurait dit une skateuse low cost. Chemise en jean (ils aimaient le jean) bleue, trop grande elle aussi.
J'pense que j'ai récupéré l'uniforme spécial job d'été grande taille pour qu'ils soient sûr qu'il aille à tout le monde sans avoir à en racheter (les petits prix chez flunch passent par là, sachez-le).
Mon intitulé de job ne pouvait pas être plus adapté : "employée polyvalente" .
J'ai nettoyé la salle, fait des sandwichs avec une charlotte sur la tête, j'ai recyclé pour la troisième fois de la semaine des salades et entrées (..), débarrassé les plateaux que les 3/4 des gens ne ramassaient pas, fait les crêpes au faux nutella, récuré les chiottes pleines de caca et fais la plonge. En prime j'avais des horaires d'esclave : 7h-12h, 18h-23h , la même journée, bah oui, sinon c'est moins dur.
Sur la dizaine d'employés , une seule était cool, les autres étaient aigris parce qu'ils bossaient là depuis 10ans.
Note : 8/20




Après avoir lâchement abandonné le lycée en 1ère avec un 3 en maths , un 6 à l'oral de français, et un 8 à l'écrit , il a fallu que je trouve de toute urgence un truc à faire l'année suivante. J'ai pas trop réfléchit, et je me suis retrouvée à faire une école de cosmétique-esthétique chez Yves rocher. J'ai eu mon diplôme avec GRAND succès (forcément un CAP c'est niveau collège, donc même en maths je déchirait ma grand mère) mais pas la méga fierté.
A la suite de ça j'ai donc dû trouver un boulot.
Je me suis donc retrouvée chez Yves (forcément) à épiler des chattes (j'ai dis couille l'autre fois, fallait bien que je dise chatte) poilues, puantes, sales, à masser des corps qui te rebutent, à faire des soins visage sur des peaux acnéiques et/ou (très) grasses, à te faire embrouiller la gueule parce que t'avais pas réussi à enlever des poils sur des fesses rasées qui faisaient 1 micron de centimètre que même la meilleure cire du monde elle enlèvera pas, à faire semblant de ranger des produits sur les étagères parce que y'a rien d'autre à faire , mais que si tu fais rien ça fait mauvais genre, à supporter les odeurs corporelles des gens dès le matin et j'en passe (si vous saviez). J'ai tenu un an à porter cet uniforme vert  d'eau dégueu(je ne sais pas comment), et j'ai craqué.
Surtout lorsque l'on me connaît, on se demande vraiment comment j'ai pu faire ce métier.
Je n'ai toujours pas l'explication.
Note : 7/20


c'était vraiment celui-là

Suite à ça j'ai passé mon bafa (brevet d'aptitude fucking awesome) et par piston je me suis retrouvée à bosser dans une école primaire les midis.
C'est le boulot le plus mal payé du monde mais c'était d'une coolitude absolue. Que des enfants qui te disent que t'es trop belle, qui te collent comme de la glue pendant 1h, faire des  compromis pendant 10 ans pour qu'ils mangent 3 petits pois et un bout de poisson... c'était ultra fun en vrai, mais ultra payé au lance pierre, je me suis donc résignée.
Note 15/20

J'ai donc continué mes recherches en essayant de joindre l'utile à l'agréable.
Me voici donc chez Photoservice . Ca m'a vendu du rêve dans leur centre de formation , mais la réalité était clairement un cauchemar.
Une semaine à apprendre des milliers de trucs qui ne m'ont jamais servi. Le patron m'avait en réalité embauché pour se servir de moi en période de fête en me promettant un CDI qu'il n'était pas du tout disposé à m'offrir.
J'ai pris des commandes et rendu des commandes en supportant les chants de noël de la galerie marchande (et vous saurez dans un prochain billet ÔÔÔÔ combien j'aime les centres commerciaux ...) avec une chemise blanche trop petite et un pantalon noir mal coupé qui me grattait l'entre-cuisse.
Je me languissais d'apprendre à développer des pellicules (étant fan de photo), on a jamais voulu m'apprendre. Alors du coup je me vengeais en regardant toutes les photos des gens et c'était drôle. Et glauque parfois aussi ...
Je me suis fait dégagée comme une vieille bouse à la fin des fêtes sous pretexte que je ne souriais pas et que j'avais pas d'en-train en arrivant le matin .
Je n'ai jamais entendu une excuse aussi minable, et ça aura été la première fois qu'un employeur m'aura touché dans mon amour propre. J'ai pleuré dans ma voiture, mais en vrai j'étais contente de me barrer quand j'ai vu par la suite qu'ils vendaient plus de téléphones que de développement photo ah ah ah (rire sarcastique)
Note: 9/20 (enculé)



Après ça j'étais un peu désespérée, j'avais besoin de bosser et pas le temps de m'attarder pour trouver the super boulot. Alors j'ai passé quarante douze entretiens, dont un chez Hippopotamus ... la bouffe que je deteste en plus. Le boss se croyait clairement plus à un speed dating qu'à un entretien d'embauche. Je l'ai vite compris quand il m'a dit que moi je devrais porter une jupe courte avec du vernis rouge et des talons de pute. Ah bon? je devais pas servir des plats ? Je suis si naïve ! Pour la première fois c'est moi qui n'ai pas donné suite à un entretien.
Je me suis donc rabattue, sur les conseils supra- avisés d'une amie à faire de la distribution de journaux dans les boîtes à lettres. Moi, celle qui recycle ....
Depuis elle est toujours mon amie, mais je n'écoute plus ses conseils.
Au début tu te dis c'est super, je peux cumuler avec un autre job, je gère mes horaires et ma somme de travail. La réalité est 15 fois plus violente.
Tu vas dans un hangar chercher tes journaux en gros 8 à 10 pubs différentes que tu dois assembler toi même pour que les 8 à 10 aillent dans chaque boîte aux lettres. Un espace t'es dédié pour que tu fasses ça là bas , sauf qu'en vrai tu peux jamais le faire parce que y'a toujours du monde devant toi. Du coup tu veux pas perdre de temps, alors tu fou les 400kilos de pubs (oui 400) dans ton coffre, tu baises tes amortisseurs et ressemble à un roumain et te dis que tu feras ça au moment de ta distribution, sauf que tu perds un temps fou à chaque boîte à prendre à la main les 10 papiers. Tu as 4 secteurs d'une ville à couvrir, ce qui doit correspondre à un bon millier de boîtes et comme t'es pas une mule, bah tu peux pas prendre les 400 kilos sur l'épaule, donc comme l'esclave de toi-même tu fais des allers retours à ta voiture tous les 1/4 d'heure, pendant des heures, sous la pluie, l'hiver, à 20h (alors que tu pensais finir à 17h). J'ai fais ça 2 mois puis j'ai craqué, là aussi.
Note 8/20





Et pour finir, me voilà à l'aéroport jusqu'en Avril dernier à bosser pour une compagnie aérienne américaine pendant 5ans.
Ca aura été le boulot le plus dur moralement et physiquement que j'ai fais, mais le plus formateur aussi.
Ca aura été celui ou je me suis le plus fait insulté (d'à peu près tous les noms du dictionnaire de l'insulte en règle), mais aussi celui ou l'ambiance était au top.
Celui ou j'ai fais les horaires les plus ingrats qu'ils soient, mais celui grace auquel mon anglais est devenu vraiment meilleur.
Celui qui m'a fait detesté un peu plus les gens et les touristes français, mais celui qui m'a fait découvrir des dizaines d'autres cultures et gens vraiment gentils comme la gentillesse.
Celui qui m'a fait réaliser à quel point les gens qui avaient de l'argent étaient presque tous puants, mais celui grace auquel moi aussi je peux voyager en business class en payant 10 fois moins cher qu'eux (gnin gnin gnin, 2ème rire sarcastique).
Bref celui avec lequel j'ai énormément appris et qui me servira forcément dans mon futur emploi même si POUR RIEN AU MONDE je n'y retournerai. (ras le cul de l'uniforme)
Note 16/20




Alors cher Papy noël, cette année, j'aimerai ajouter à mon CV un métier qui me plaise enfin pour de vrai et qui SURTOUT ne m'oblige pas à porter un uniforme s'il te plait.

Oui y'a pas de sous-métiers, y'a juste des métiers qu'on a plus envie de faire !


Vas y, toi aussi, raconte moi ton pire job qui pue la défaite !
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