a) 16 ans b) 33 ans c) 43 ans (rayer la mention inutile).
Et bien voilà, ON L'A FAIT, on s'est envoyés en l'air, ouai baby.
Tu penses bien, à 28 piges il était quand même temps que je lui fasse ce cadeau, ça fait quelques années qu'on se côtoie maintenant, c'était la moindre des choses.
Finalement c'était un peu un cadeau pour moi aussi. Ben oui, c'est un moment qui se vit à deux, toute seule c'est triste, on sait pas vraiment quoi faire de ses dix doigts tu vois ?
Donc voilà, on est des fou fou, on a sauté le pas, on a passé la nuit...
... dans une cabane perchée dans un arbre.
(vislarde) (roooh c'était facile)
Et bien autant te dire que c'était assez exceptionnel (c'est une bonne citadine qui te parle). Les oiseaux, la nature, le vert, le calme, LE CALME QUOI !
C'est un peu des notions qui t'échappent lorsque tu vis au milieu du béton, des bouchons, de la foule et du boum-boum-wesh-yo qui t'entoure chaque jour.
Forcément quand tu arrives là bas, tu as comme l'impression de faire une fugue pour retrouver le vrai monde. Oui le vrai, parce qu'en fait la nature c'est un peu la vraie vie (même si j'adore renifler du monoxyde de carbone sur mon scooter, des fois j'ai un peu envie de vomir)
Tu es à une heure de Paris (2h, si comme moi tu te perds en chemin avec ton gps foireux) et tu arrives dans un chemin perdu au milieu des bois (là tu as comme une impression de déjà vu du type "la cabane au fond des bois où tu ne passera pas la nuit parce qu'il y a un psychopathe qui rôde") et là, au bout de ce chemin caillouteux, un monsieur t'accueille avec un baudrier (ah oui parce que pour t'envoyer l'air faut d'abord te laisser glisser comme une vieille baleine morte sur une tyrolienne. Tout se mérite).
Après avoir enfilé l'accessoire idéal pour mettre ton fessier et/ou ton paquet en valeur, tu suis la dame (celle qui a intégralement appliqué la notion de "nature" sur son faciès. Mais très gentille, au demeurant) qui en chemin te racontera un peu l'historique des cabanes, de quoi faire si la foudre te claque dessus, de comment descendre sur ta tyrolienne lors d'une pluie battante couplée d'un vent à décoiffer ta grand mère (pendant ce temps tu pries pour ne pas finir ta nuit cul-nu, avec ton baudrier, à descendre de ta cabane pour dormir dans un refuge avec 20 autres personnes).
Et là, après avoir fait fait plouf-plouf pour deviner dans laquelle tu vas aterir, tu arrives enfin à TA cabane à toi.
Tu esquisse un large sourire parce qu'en fait c'est pas la cabane de davy crocket que tu t'imaginais, non. Pas de taule en guise de toit, ni de cordages branlants pour faire tenir le bordel. Non, c'est trop chouette.
| Attends, tu n'es pas encore monté |
Après t'avoir expliqué comment monter sur l'échelle avec ton baudrier et tes mousquetons que tu dois attacher à chaque mouvement que tu fais (chose que tu ne fais plus dès que la dame a le dos tourné), après avoir fait 15 allers retours sur la tyrolienne juste pour le fun, tu t'arrêtes deux secondes de faire la gamine attardée et tu contemple les lieux. Et là tu hallucines que tout ça puisse tenir sur un tronc d'arbre (autant te dire qu'ils ont intérêt à bien avoir serré les boulons sinon je les fume).
Sans déconner, je trouve que c'est limite mieux que mon F1 de banlieue, et pourtant, c'est plus petit.
| Nan mais la terrasse quoi |
| par contre le lutin à gauche, il est horrible et il fait peur. Je pense que la nuit il se lève et il te regarde dormir |
Après donc avoir bouffé comme des porcs (ou des vaches, c'est selon) rillettes de saint jacques, salades, saucisson, crème d'artichaut (kikou colinette), pain, fromage, vin bien sûr et j'en passe (bah attend on fête un anniversaire ou pas?), il était temps de
Nuit qui, en passant, fut assez agitée. Alors je te vois venir d'ici avec tes allusions, et pourtant ce n'est pas de ça dont je parle (oh!). J'ai eu un peu froid, mal au dos, je me suis réveillée 50 fois et à 7h du mat j'avais hâte d'en finir avec cette non-nuit.
| Le lit du délit (mais classe tout de même) |
Après ta nuit un peu pourrave (mais chouette quand même, j'insiste), on te dépose ton petit déjeuner dans un panier au bout d'un fil, et toi au saut du lit, en culotte sur ta terrasse, tu hisses le bordel et tu (re)bouffe. Bref la vie quoi.
Et pour finir en beauté, et surtout parce qu'après t'être totalement dépaysé (ou re-paysée) t'as surtout pas envie de retrouver ta vieille banlieue moisie, alors tu décides d'aller prendre un deuxième petit dej (bouffer, toujours, c'est important) en partant, dans le petit village d'à côté.
Et là tu découvres un endroit charmant (oh putain je parle comme les vieux), avec un château magnifique (et merde). Et comme des vieux retraités, ben tu décides d'aller le visiter (et en plus t'as aimé ça. Coucou j'ai 70 ans).
Oui bon voilà j'assume, j'ai toujours été fascinée par les intérieurs des châteaux. J'adore m'imaginer comment c'était à l'intérieur à l'époque, comment les gens vivaient dedans tout ça ... j'étais subjuguée par la taille des salles, la façon dont ils se prenaient la tête pour faire des belles choses, les impacts des obus sur le château et imaginer les histoires dingues qui se sont passées ... bref.
| Ma nouvelle acquisition, donc. Oh, trois fois rien. (je te réserve la tourelle sud si tu viens me rendre visite) |
Voilà, une nuit dans une cabane, ça se passe comme ça.
Alors si toi aussi tu veux tenter une expérience inoubliable (ça fait un peu pub pour le parc asterix), et bien je n'ai qu'un mot à dire : FONCE. C'est vraiment giga coule.
Je te dirais bien le prix, mais Pépito rôde par ici, donc si tu veux savoir, tu me demandes les infos in private, sinon tu vas voir ICI .
Le Nid dans l'arbre
Route de Morienval
60350 Pierrefonds
-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-Bonus-
| On a la classe. Ou pas du tout. (je t'ai épargné la vidéo ... ) |
Voilà voilà.
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